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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 10:03

"mon enfant ne veut pas goûter un légume, je ne sais plus quoi faire".

Cette problématique est fréquente et souvent source de contrariétés chez les parents voir même de culpabilité. 
Il est fréquent dans ce cas que les parents est essayé de nombreuses stratégies inefficaces, ce qui peut conduire à l'épuisement et à la résignation "ça sera pâtes et jambon à tous les repas!".

Mon rôle de professionnel de l'accompagnement au changement consiste à proposer aux parents une stratégie bienveillante, facile à mettre en place et surtout efficace. 

De nombreux travaux scientifiques ont porté sur l'apprentissage du goût et sur le changement de comportement chez l'enfant.

Il est par exemple démontré qu'offrir un aliment à un enfant dans un contexte affectif positif entraine une augmentation de son appréciation. A l'opposé, le proposer dans un contexte négatif, par exemple en forçant ou en grondant, génère une diminution de son acceptation. 

Il est également bien connu qu'un enfant a besoin de nombreuses expositions pour qu'il puisse se familiariser avec un aliment. 


Concrètement, retenons plusieurs pistes concrètes à mettre en pratique:

- même si votre enfant n'aime pas un aliment, continuez à le cuisiner et à le lui proposer
- ne le forcé surtout pas à en goûter (vous risquerez de générer des émotions bloquantes) 
- inviter le avec sourire à en manger, s'il refuse essayez de rester le plus calme possible (rappelez vous que la pression est le facteur bloquant n°1)
- Gardez un contexte de repas agréable : la table doit être un moment de plaisir, de partage...
- Ne privez pas d'un plat si il n'a pas mangé le légume (vous risquez de générer les fameuses émotions bloquantes)
- Renoncez à toutes formes de critiques : "tu ne fais pas d'efforts"...
- Renoncez à toutes formes de punitions : "si c'est comme ça, pas de jeux vidéos!"
- Ne comparez pas l'enfant à ses frères et soeurs "regarde ta soeur elle mange de tout"
- Invitez le à être curieux tout en lui précisant qu'il a le droit de ne pas aimer

- Félicitez toutes ses attitudes positives

- Soyez patient (pas simple de rester calme face à un enfant qui ne mange rien, n'est-ce pas?)

- Pardonnez-vous vos erreurs (râler, mettre la pression...), même si cela est contre-productif vous restez des humains. Faites juste de votre mieux.

 

Très belle journée

 

 

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Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans alimentation de l'enfant comportement alimentaire
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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 12:33
Aider son enfant en surpoids à manger moins

Des recherches ont montré que, jusqu'à l'âge de cinq ans, les enfants ont une très bonne capacité de régulation de leur prise alimentaire. Par exemple si on leur sert de très grosses portions de lasagnes, ils s'arrêtent d'en manger dès qu'ils n'ont plus faim. Dans ce mode de fonctionnement instinctif la satiété est indépendante d'éléments extérieurs comme par exemple la taille des portions, l'heure du repas, la disponibilité de la nourriture...

Passé 5 ans les enfants ont tendance à davantage se fier à des éléments extérieurs à leurs sensations internes comme la faim et la satiété. Tout se passe comme si la régulation naturelle et instinctive de leur prise alimentaire se déréglait.

Cela explique que les problèmes de poids chez les enfants apparaissent souvent à cette période de la vie. Les enfants en surpoids connaissent souvent une prise de poids trop rapide (que nous appelons "rebond précoce") vers l'âge de 5 ans.


Il est difficile de savoir si cette dérégulation est génétique ou consécutive à l'influence de l'éducation de l'enfant. Mon avis personnel est que cette dérégulation est double:

- certains enfants semblent avoir une tendance naturelle à la gourmandise (manger goulument, se resservir par gourmandise, avoir envie de manger lorsqu'un aliment appétissant est sous leurs yeux...)

- cette tendance à "surmanger" est favorisée par le style éducatif. Des travaux montrent que l'attitude parentale joue un rôle majeur dans la constitution du surpoids chez l'enfant. Parmi ces facteurs la fréquence de l'offre alimentaire ainsi que les encouragements verbaux à manger sont considérés comme des éléments prépondérants.

Ces travaux et ces constats cliniques nous apprennent donc plusieurs choses. Si un enfant a tendance à grossir plusieurs mesures permettent de l'aider:

- limiter les stimulations visuelles: ne pas laisser les aliments appétissants à porter de vue. Surstimuler l'enfant risque de manger sans faim

- contrôler l'environnement : ne pas laisser les friandises, biscuits... dans un placard très accessible.

- Inviter l'enfant à différencier la faim de la gourmandise. Une mesure simple consiste à demander à l'enfant de se servir une portion adaptée à son niveau de faim.

- Ne pas resservir l'enfant. Même si cette mesure est parfois frustrante pour l'enfant, il faut bien constater que dans la très grande majorité des cas la deuxième portion est pour la gourmandise (et non pour combler la faim).

- Cesser tout forcing à finir l'assiette

Même si ces mesures peuvent paraître simples elles permettent souvent une réduction du nombre de calories ingérées (en réduisant l’excès dû à la gourmandise).

Toutefois même si ces recommandations semblent faciles à mettre en place elles peuvent être source de frustration chez l'enfant. Cette frustration est naturelle. Une attitude parentale constructive pourrait consister à valider avec le plus de douceur et d'empathie les difficultés et la frustration rencontrées par l'enfant ("je comprends mon chéri que tu trouves ça injuste de ne pas pouvoir te resservir"). Autre attitude positive : valoriser verbalement les efforts réalisés par l'enfant. Cela paraît évident mais il faut constater que tous les parents du monde (et je m'inclus dedans) ont tendance à se focaliser sur les difficultés et les erreurs.

 

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Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans dietetique alimentation de l'enfant sensations alimentaires
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 17:43

Bonjour Mr Saffer, mon enfant de 4 ans ne mange pas le matin.
Certains nutritionnistes considèrent ce repas comme capital. Ma diététicienne considère quand à elle que les enfants savent s'écouter et se réguler et que s’ils n'ont pas faim le matin c'est qu'ils n'ont pas besoin de manger. Quel est votre avis sur le sujet?

 

Ma réponse:

Votre diététicienne a raison, l'écoute des sensations alimentaires est importante. Il est indispensable pour un enfant de reconnaitre sa faim et de la respecter.

D'un autre côté le petit déjeuner est un repas très important pour l'équilibre alimentaire. Prendre un petit déjeuner est associé à un meilleur apport en de nombreuses substances nutritionnelles précieuses (vitamines, minéraux...).
Des études récentes ont également mis en évidence que la prise de ce repas était corrélé à des effets positifs sur la performance cognitive, la mémoire, l'attention et la créativité. En gros les enfants scolarisés ont davantage intérêt à prendre un petit déjeuner que de si soustraire. 

Dans les pays latins nous avons une chronologie de la prise alimentaire qui repose sur un système éducatif qui amène l'enfant à "avoir faim au bon moment" ; avoir faim le matin résulte donc d'un apprentissage. 

Dans le cas de votre enfant il est peut-être intéressant de se poser la question suivante : comment aider avec bienveillance notre enfant à prendre ce repas?

Voici quelques pistes qui vous seront peut-être utiles:

- Se donner du temps. Acquérir un nouveau comportement demande du temps. En étant trop pressé vous risquez de mettre une pression contre-productive à votre enfant.

- Créer un cadre propice. Les enfants ont besoin de temps le matin. Il convient de pouvoir consacrer au moins 20 minutes à ce repas. Pour cela il convient d'être bien organisé, de ne pas se lever au dernier moment...

- Inviter l'enfant à goûter une bouchée sans le forcer et sans auncune pression, ce repas doit rester agréable, convivial 

- Donner l'exemple. Les enfants sont plus susceptibles de manger le matin si, dans leur famille, les adultes prennent aussi leur petit déjeuner

- Proposer, dans un premier temps, des aliments appréciés par l'enfant

- Commencer par prendre un petit déjeuner en famille le week end

- Alléger légèrement le dîner afin que votre enfant ait un peu faim le matin

Bien évidement cette liste n'est pas exhaustive, il est possible que vous trouviez vous même vos solutions. L'important est de placer la bienveillance au cœur de votre démarche.

bonne journée

 

Florian

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 11:48

Paul a 15 ans et souffre d'un léger surpoids, il est gourmand, mange vite et a, comme tous les jeunes de son âge, une attirance marquée pour la malbouffe. Cela préoccupe beaucoup sa maman; le surpoids de son enfant active chez elle des peurs terribles "mon enfant risque d'être rejeté", "si nous n'agissons pas il va devenir diabétique comme sa grand mère"...ces peurs se traduisent chez elle par une surfocalisation sur l'assiette de son fils, tout ce que mange Paul est scruté, le moindre écart est diabolisé... Paul se sent fliqué, infantilisé ce qui génère chez lui beaucoup d'irritabilité, nervosité qui le pousse à manger pour se calmer. Il éprouve également un fort sentiment d'injustice, Justine sa soeur cadette de 13 ans qui elle, naturellement très mince, s'ampiffre de bonbons...sans avoir à subir de pression. Justine ne comprend pas pourquoi son frère est contrarié par cette situation ce qui génère une dégradation de leur relation. L'ambiance à table est mauvaise et le repas n'est plus associé à la convivialité d'autant.

Le stress associé à ce contexte de tension familiale fait que Paul ne perd pas de poids ce qui entretient chez lui le sentiment de ne pas avoir d'emprise sur son comportement alimentaire. Bien évidemment ce sentiment est associé à une énorme culpabilité. Cette absence de résultat vient majorer l'anxiété de sa maman... En réponse celle-ci amplifie le problème en ajoutant "un peu plus de la même chose"* (en l'occurrence de la pression).
Le serpent se mord la queue et chaque morsure est de plus en plus douloureuse...

* expression utilisée par le psychologue Paul Watzlawick. 

 

Quelles solutions apportées à cette famille?

Dans un cas comme celui-ci plusieurs pistes me semble intéressantes à explorer. 

 

- Encourager cette famille à replacer la convivialité au coeur des repas. Un repas convivial a un impact positif sur l'humeur et il semble difficilement concevable que le changement attendu se produise dans une ambiance tendue. 

- Valider l'anxiété de la maman et recadrer la situation : cette anxiété est le signe que cette maman a la volonté d'aider son fils. La pression qu'elle met sur son fils n'est finalement qu'une maladresse. Il me semble important que Paul ait conscience de cela. Ce recadrage permet d'envisager toute cette pression comme un acte d'amour.

- Mettre en avant que dans ce cas  la solution "mettre la pression" est une partie majeure du problème et que cette solution va à l'encontre même de l'intention de la maman de Paul (aider son fils avec bienveillance)

- Inviter la maman de Paul à imaginer le ressenti de son fils (l'empathie est une clef ici importante)

- Inviter cette maman à réfléchir à l'attitude bienveillante qu'elle pourrait adopter pour aider son fils. Cette attitude bienveillante servira alors de boussole indiquant la direction dans laquelle avancer

- Inviter cette maman à prendre en compte le "feed back", c'est-à-dire la fonctionnalité des comportements. Pour faire simple observer ce qui marche et ce qui ne marche pas pour avancer dans la direction de la bienveillance.

Par exemple : observer que les remarques négatives rendent Paul irritable est un feed back indiquant que l'attitude n'est pas fonctionnelle.

A l'opposé, prendre conscience que le comportement "valoriser Paul" lui permet d'être plus motivé est un feed back positif

 

#approche familiale #surpoids #adolescent #palo alto #analyse fonctionnelle et contextuelle #ACT #diététique comportementale #changement familiale

 

 

 

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 12:16

Quelle la meilleure façon d'inclure à un enfant les bases d'une alimentation saine?

 

Lui remplir la tête de messages nutritionnels? Manger 5 fruits et légumes, éviter le fast-food...?

 

Il semble que cette approche a ses limites. La transmission d'informations n'a qu'un impact limité sur les changements de comportements. (les fumeurs ignorent-ils que "fumer tue"?...)

 

Quelles autres solutions alors?

 

022-copie-1.JPG 


De nombreux travaux ont mis en évidence qu'un rapport sain avec la nourriture était fondamental. Concrètement manger et préparer le repas doivent être des moments plaisants.

Certains spécialistes, comme la psychologue du goût Nathalie Rigal, conseillent aux parents d'impliquer les enfants dans la préparation du repas.
Inviter un enfant à remuer une sauce, à éplucher un oignon, à mélanger une pâte à crêpe...permet à l'enfant d'être dans le respect du produit.

Cela crée chez eux une curiosité propice à de nouvelles expériences gustatives (les enfants ayant participé à la préparation de légumes ont davantage tendance à en manger).
De plus, il est évident que lorsque nous respections un plat nous avons tendance à le manger plus lentement, en le savourant ce qui est propice à l'écoute des sensations alimentaires.

 

 

  A lire d'urgence : La naissance du goût de Nathalie Rigal

 

#alimentation de l'enfant #éducation au goût #éducation bienveillante #diététique

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Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans alimentation de l'enfant approche familiale manger en paix
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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 11:42

La corpulence d'un enfant est très bien représentée par l'indice de masse corporelle, l'IMC ( IMC= poids /taille²).
La courbe de l'IMC pendant la croissance évolue avec l'âge en trois phases :
1. Avant l'âge de 2 ans, la corpulence augmente et en général à l'âge de 1 an l'enfant est rond et potelé.
2. La corpulence décroît après 2 ans et l'enfant semble plutôt maigre (on dit qu'il déboule) jusqu'à l'âge de 6-7 ans.
3. Vers l'âge de 8 ans, on assiste à une nouvelle remontée de la courbe ; cette période s'appelle le "rebond" adipositaire.

   
Si les pédiatres s'intéressent au rebond, c'est qu'en général l'âge du rebond est beaucoup plus précoce chez les enfants obèses (3 ans en moyenne au lieu de 6 ans chez les enfants de poids normal).
   
Cette observation suggère que des facteurs ont agi très précocement dans la vie de l'enfant. Un étude a montré que des facteurs alimentaires (et notamment la part d'énergie apportée par les protéines entre 0 et 2 ans) peuvent être reliés à la précocité de l'âge du rebond. En effet, une alimentation au tout début de la vie trop riche en protéines et trop pauvre en acides gras essentiels, favoriserait la multiplication des cellules graisseuses et donc une remontée de la courbe d'IMC. De cette observation les pédiatres pensent que la diversification ne doit pas être trop précoce et que les portions doivent être augmentées progressivement.

exemple d'une prise de poids normale:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chez cet enfant, le prise de poids est régulière, la courbe de poids ne change pas de couloire et le rebond (=accélération de la prise de poids) commence vers les 6-7 ans.

Exemple de rebond précoce:

On peut voir sur cette courbe d'IMC que le rebond a eu lieu vers 3 ans et que cette augmentation précoce de la prise de poids a rendu l'enfant obèse.

 Il est donc important de surveiller la courbe d'IMC de son enfant afin de mettre en évidence un "rebond précoce". En cas de rebond précoce, il est important de faire le point avec son pédiatre et un diététicien afin de stopper le phénomène à temps avant que l'enfant ne soit en surpoids.

En effet, une fois l'obésité acquise il est bien plus difficile de ramener l'enfant à un poids "normal"

 

Florian Saffer - diététicien

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Published by Florian Saffer - diététicien - Bourgoin - Lyon - dans alimentation de l'enfant
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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 09:31

L’obésité est aujourd’hui un problème de santé publique majeur. L’alimentation est aujourd’hui très disponible et accessible, ce qui nous expose à risque accru de surconsommation énergétique. Cet article a pour vocation de mettre en avant des comportements appropriés permettant de ne pas « surmanger ».

 

L’obésité infantile est aujourd’hui un problème de santé publique majeure dans l’ensemble des pays industrialisés. La France fait partie des pays ayant fait le choix d’opter pour une véritable campagne de prévention,  depuis 2001, le Programme national nutrition santé (P.N.N.S.) a pour objectif d'améliorer la santé des Français en agissant sur l'un de ses déterminants majeurs : la nutrition. L'un des objectifs du P.N.N.S. est d'interrompre l'augmentation du nombre d'enfants et de jeunes en situation de surpoids. 
Nous aborderons dans le présent article les causes et les conséquences de l’obésité mais également un ensemble de recommandations comportementales adéquates pouvant compléter les recommandations nutritionnelles du PNNS.

 

1 – Obésité, surpoids, une véritable problématique de santé publique

 

 

Nous sommes face à un constat assez inquiétant : 18% des enfants vivant en France ont un poids trop élevé (1). On estime qu’une grande majorité d’entre eux le gardera à l'âge adulte.

 

Ce surpoids n’est pas sans conséquences ; il est clairement établi aujourd’hui que le surpoids augmente le risque de maladies de civilisation comme les maladies cardio-vasculaires ou les cancers.

 

L’épidémie d’obésité que connaît le monde occidental fait même que le diabète de type II, qui autrefois était une pathologie de l’age mûr, gagne de plus en plus de terrain chez les jeunes adultes. Précisons que le diabète se caractérise par une hyperglycémie chronique altérant l’ensemble des vaisseaux de l’organisme augmentant par ce fait le risque de maladies cardio-vasculaires, d’insuffisance rénale ou encore de cécité.

 

D’une manière générale, l’excès de poids a une influence importante sur l’espérance de vie : les individus obèses ayant un indice de masse corporel compris entre 30 et 35 ont une espérance de vie plus courte de 3 ans, et ceux ayant un IMC dépassant 35 connaissent une réduction de leur espérance de vie de 10 ans (2) . Certains travaux laissent même entendre qu’un enfant obèse dès son enfance a une espérance de vie réduite en moyenne de 13 ans.(3)

 

La stigmatisation de l'obésité peut être également à l'origine de troubles graves : être obèse est  un facteur de risque de souffrance psychologique (dépression) notamment chez la femme (4). Une étude américaine a récemment mis en évidence que l’obésité était l’un des principaux facteurs de discrimination au travail.(5)

 

Contenu des complications médicales et psychosociales que peut causer un surpoids, la nécessité de prévenir cette maladie chez nos enfants paraît pressante.

 

 

2 - Le surpoids : une interaction gène/environnement

 

Nous savons aujourd’hui que l’obésité  est un état physiologique résultant de la rencontre de facteurs génétiques et d’un environnement défavorable.

 

Prendre du poids nécessite donc une susceptibilité génétique, mais celle-ci ne s’exprimera que dans un environnement propice.

 

2-2 Les principaux facteurs environnementaux

 

2-2-1 -le manque d’activité physique.

 

Plus un enfant est sédentaire, plus il  a de risque de développer des problèmes de poids.

Notre confort actuel fait que nous dépensons de moins en moins de calories ; il en est de même pour nos enfants.

 

Le nombre d’études mettant en évidence un lien entre le temps passé devant la télévision ou les jeux vidéo et le risque de prendre du poids est nombreux.(6)

 

2-2  -2 Les excès alimentaires

 

La principale fonction de l’acte alimentaire est de combler la sensation de faim. Manger est avant tout une fonction vitale.

 

Or dans nos sociétés d’abondance nous mangeons souvent bien au-delà de notre faim ou sans avoir faim. Simplement parce que la nourriture est là, accessible : il suffit d’ouvrir le placard de la cuisine ou au pire de se déplacer à la boulangerie au coin de la rue pour pouvoir manger.

 

Aujourd’hui Manger sert autant à calmer notre ennui, à nous occuper, à nous procurer rapidement du plaisir, à nous réconforter qu’à nous nourrir.


Des travaux de neurosciences montrent clairement que lorsque nous mangeons des aliments à palatabilité haute notre cerveau sécrète des quantités élevées de dopamine, le neurotransmetteur du plaisir.(7) Manger du chocolat génère les mêmes effets sur notre cerveau que recevoir un baiser ou se faire masser dans un institut de soin !
La seule différence est que manger ne demande pas de partenaire, ni de gros moyens financiers.

 

Cette explication neurobiologique explique pourquoi certains enfants et adolescents se comportent comme des addicts à la junk food : manger devient pour eux une habitude inscrite dans leur cerveau visant à relever leur niveau de dopamine. Malheureusement cela les conduits à « surmanger »

 

Notons également que la taille de nos portions alimentaires a une influence majeure sur la quantité de nourriture que nous mangeons. Plus les portions que l’on nous sert sont importantes, plus nous mangeons.(8)  Or la taille des portions d’aliments n’a cessé d’augmenter dans les pays industrialisés. A titre informatif, la taille XL des menus de fast-food français correspond à des portions normales aux Etats-Unis. Est-il nécessaire de rappeler que 32% des 2-19 ans sont en surpoids ou obèses dans ce pays ?

 

 

Certains spécialistes de la génétique considèrent que nous ne sommes pas adaptés à cette abondance de calories.

Précisons que nous possédons à 0,02 % près les mêmes gènes que nos aïeuls préhistoriques ; le fait de pouvoir facilement faire des réserves énergétiques (sous forme de graisses) en cas de chasse fructueuse était une nécessité pour pouvoir survivre à de longues pénuries de nourritures.
Nos « gènes préhistoriques » expliquent également l’appétit de nos bambins pour les aliments industriels sucrés, salés et gras. Autrefois, les matières grasses procuraient à nos ancêtres les réserves énergétiques indispensables pour subsister à la famine. En retenant l’eau, le sel leur évitait de se déshydrater trop rapidement. Quant au sucre, il leur permettait de différencier les fruits comestibles des autres.

 

Ces gènes qui nous ont permis pendant des milliers d’année de nous adapter à un environnement hostile constituent une hypothèse cohérente dans la compréhension des mécanismes expliquant l’épidémie de surpoids que connaissent nos sociétés d’abondance.

 

 

3- Adopter de bons comportements

 

La majorité des campagnes de prévention du surpoids chez l’enfant a consisté à assurer la promotion d’aliments à densité énergétique réduite (fruits, légumes…) et à mettre à l’index les aliments à haute densité énergétique (aliments sucrés et/ou gras). (9)


Dans le cadre d’une prévention globale du surpoids, il semble pertinent d’ajouter à ces conseils nutritionnels des recommandations portant sur de bons comportements à adopter.
 

 

3-1 L’importance des rythmes

 

Faire 3 vrais repas et une collation en milieu d’après midi correspond au rythme idéal pour gérer sa faim. Sauter le petit déjeuner ou la collation de 17h augmente fortement le risque d’avoir trop faim au repas suivant et donc de manger trop.


3-2 Fixer des règles

Tout professionnel ou éducateur de santé doit rappeler aux parents que l’acte alimentaire doit être ritualisé et ainsi répondre à des règles bien précises.

 

Voici quelques règles de bases essentielles

 

-          il est interdit de manger en dehors des repas, et ceci même si l’enfant a peu mangé au repas.


- dans la mesure du possible, les repas doivent être pris en famille et à table. Cette ritualisation du repas est fondamentale.


- Chaque plat prévu doit être au moins goûté systématiquement (pas de forcing pour autant! Le repas doit rester un moment agréable, le forcing va à l'encontre de cette règle).

 

- Toute la famille doit prendre le repas au même rythme.


- C'est au parent de décider du repas, pas à l'enfant ou à l’adolescent. Il va de soi que les repas doivent comporter des plats qu’ils affectionnent mais ceux-ci doivent être intégrés à de vrais repas structurés et équilibrés.

 

3-3 Prendre le temps de manger et de déguster

 

 La satiété (le fait de n’avoir plus faim) est une sensation se mettant en place progressivement au cours du repas. Lors d’un repas, le cerveau reçoit un grand nombre d’informations : nerveuses (distension gastrique), hormonales (sécrétion d’hormones par l’intestin) mais aussi sensorielle (baisse du plaisir à manger). Ces mécanismes de régulation ne sont pas instantanés ; il est clairement admis que pour être convenablement rassasié, le temps de repas doit dépasser 20 minutes.


Selon une étude publiée dans le British Medical Journal, manger rapidement et jusqu’à être repu triple le risque de devenir un jour en surpoids ! (10)


Pour arriver à ce temps de repas il est conseillé d’apprendre aux enfants à poser leur fourchette toutes les 3 bouchées, et à mâcher convenablement chaque bouchée.

La restauration scolaire doit également intégrer cet élément. Les rotations nécessaires dans les cantines de type self imposent souvent aux élèves de manger trop vite.

 

Eduquer les enfants à déguster est également fort pertinent.  En se concentrant sur le plaisir à manger, l’enfant prend conscience que lorsque l’on mange un aliment riche comme un gâteau ou du chocolat, le plaisir est intense sur les premières bouchées et diminue ensuite assez rapidement.

 

3-4 Servir des portions adaptées

 

Gardons à l’esprit que des portions d’enfants doivent être inférieures à des portions d’adultes.

 

Le steak de 120g est une portion adaptée à un lycéen de 15 ans mais correspond à une double portion pour un enfant de 6 ans !

 

Les recommandations nutritionnelles à destination de la restauration scolaire (le Groupe d'Etude des Marchés Restauration Collective et Nutrition) préconisent d’ailleurs des grammages adaptés aux différentes tranches d’age.

 

Pour les repas pris à la maison, afin de servir des portions adaptées, il parait pertinent que les parents évaluent la faim de leur enfant. (Comment as-tu faim ?).

 

3-5 Apprendre aux enfants à sortir de table rassasié mais non repu

 

Beaucoup de parents imposent à leurs enfants de systématiquement finir leur assiette.

 

Or cette habitude va à l’encontre du bon sens. En effet, cette consigne habitue l’enfant à manger plus que sa faim ce qui peut conduire à une prise de poids. Imposer à un enfant de finir son assiette, c’est le détourner de son système de régulation énergétique basé sur les sensations alimentaires (faim, rassasiement, satiété).

 

Prenons l’exemple d’un enfant qui devant son assiette de pâtes, dit ne plus avoir faim. Cela signifie qu’il est rassasié pour ce plat. Cela ne signifie pas pour autant qu’il est totalement rassasié, il est possible que cet enfant est encore faim pour un yaourt ou un fruit : au cours d’un repas nous sommes rassasiés plat par plat (on parle de rassasiement sensoriel spécifique) pour ensuite être totalement rassasié en fin de repas (rassasiement global).

 

3-6 Méfiance sur l’alimentation « consolante »

 

Beaucoup de parents ont constaté que les sucreries étaient idéales pour calmer un enfant. Or habituer un enfant à manger pour se calmer n’est pas sans conséquences. Manger risque de devenir pour eux leur seule stratégie de réconfort, ce qui risque de les faire surmanger et donc prendre du poids.

 

Beaucoup d’adolescents mangent pour combler l’ennui ou sous l’effet du stress lié aux études. Manger sous l'influence d’émotions n'a rien d'anormal, c'est un comportement fréquent que nous avons tous tendance à suivre de temps en temps. Le problème survient lorsque les habitudes alimentaires induites par ces émotions prennent le dessus sur une alimentation saine et variée. Il parait de bon sens d’inviter les parents de ces adolescents à les faire réfléchir sur leur conduite alimentaire (Es-tu sur d’avoir vraiment faim ? J’ai l’impression que ces temps tu manges un peu pour te calmer) mais aussi à les aider à trouver d’autres stratégies d’apaisement que la nourriture (sport, activité artistique…).

 

Conclusion

 

Compte tenu de l’étiologie plurielle de l’obésité, il parait probable qu’axer la prévention uniquement sur une problématique nutritionnelle montre ses limites. Aux Etats-Unis, on fait de l'éducation nutritionnelle depuis des dizaines d’années. Les recommandations diététiques sont innombrables. Les obèses aussi ! Le modèle alimentaire Français, très ritualisé (repas à heure fixe, autour d’une table, dans la convivialité…), est un modèle protecteur (11) à préserver.
Il semble très pertinent d’inclure dans la prévention de l’obésité et du surpoids les recommandations comportementales présentées dans le présent article.
Faire attention à sa ligne ce n’est pas uniquement faire attention à ce que l’on mange, c’est également faire attention à comment l’on mange !

 

 

Florian SAFFER - Diététicien
Comportementaliste diplômé
Spécialiste de l'obésité infantile

 

Références bibliographiques

 

(1) : Étude nationale nutrition santé (ENNS), 2006

 

(2)  Body-mass index and cause-specific mortality in 900 000 adults: collaborative analyses of 57 prospective studies, The Lancet, Early Online Publication, 18 March 2009 

 

(3) Samuel H. Preston, "Deadweight? The Influence of Obesity on Longevity", The New England Journal of Medicine 352, no 11 (2005) : 1135-37.

 

(4) M. Coeuret-Pellicer, M.A. Charles, J.M. Borys, A. Basdevant et le groupe d'études FLVS, « Association between obesity and depressive symptoms in general population », Observatoire des habitudes alimentaires et du poids, 2002.

 

(5) R M Puhl, T Andreyeva and K D Brownell Perceptions of weight discrimination: prevalence and comparison to race and gender discrimination in America International Journal of Obesity advance online publication 4 March 2008; doi: 10.1038/ijo.2008.22

 

(6)  Hancox RJ, Poulton R, Watching television is associated with childhood obesity: but is it clinically important?, International Journal of Obesity, 13 septembre 2005.
 

(7) Liebman, Bonnie. Why we overeat, Nutrition Action Healthletter, Juillet/août 2009, vol. 36, no 6, pp. 3 à 6

 

(8)  Rolls BJ, Roe LS, Meengs JS, Wall DE. Increasing the portion size of a sandwich increases energy intake. J Am Diet Assoc. 2004; 104: 367-72.

 

(9) Citons notamment le Programme National Nutrition Santé (PNNS)

 

(10) Maruyama,K.,S.Sato,T.Ohira,K.Maeda,H.Noda,Y.Kubota et al.

«The joint impact on being overweight of self reported behaviours of eating quickly and eating until full: cross sectional survey »,British Medical Journal, 21 octobre 2008

 

(11) Claude Fischler Estelle Masson, Manger Français, Européens et Américains face à l’alimentation, Edition Odile Jacob, 10 janvier 2008

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 16:43

Qu'est-ce qu'un perturbateur endocrinien?

Certaines substances utilisées par  les industriels de l'agro-alimentaire se retrouvent dans nos assiettes et agissent dans notre organisme comme des hormones féminines, on parle d’effet oestrogen like.

Parmi les perturbateurs endocriniens les plus connus nous pouvons citer les phtalates, le paraben, le bisphénol A ou encore certains pesticides.
 

En quoi ces perturbateurs sont-ils dangereux ?

Agissant comme de véritables hormones féminines, les perturbateurs endocriniens sont très nuisibles pendant la période embryonnaire. Ils présentent de nombreux dangers potentiels pour le futur enfant :

-          Mal formation génitale : micropénis, mal formations uro-génitales…

-          Affaiblissement des défenses immunitaires, augmentation du risque d'allergie à l'âge adulte

-          Augmentation du risque de diabète à l’âge adulte

-          Augmentation du risque de surpoids

 

Certains scientifiques pensent même que ces perturbateurs endocriniens pourraient avoir une toxicité trangénérationnelle, c'est-à-dire que leurs effets toxiques pourraient se transmettre de génération en génération.
 

Où se trouvent les perturbateurs endocriniens dans notre assiette ?

Les phtalates se trouvent dans beaucoup de plastiques alimentaires. Ils permettent d’obtenir des plastiques mous, flexibles. Ils entrent dans la composition de certaines bouteilles d’eau, du film plastique étirable ou encore des boites plastiques alimentaires. Notons que les phtalates entre dans la composition du PVC

Le bisphénol A quand a lui est présent dans le revêtement interne des boites de conserves en métal (la fameuse résine epoxy) et dans de nombreux emballages alimentaires en plastique.

Enfin certains pesticides très utilisés en agriculture conventionnelle agissent également comme des perturbateurs hormonaux.
 

Comment limiter simplement votre exposition aux perturbateurs endocriniens pendant votre grossesse?
 

-          Eviter de réchauffer les aliments au four micro-onde dans un plat en plastique

-          Eviter d’utiliser du film alimentaire étirable (dans tout les cas ne jamais le chauffer)

-          Eviter de mettre de la nourriture dans un sac plastique

-          Eviter d’utiliser des verres et couverts en plastiques. Dans tous les cas ne jamais les chauffer.

-          Eviter l’eau en bouteille (eau minérale, eau de source) ou préférer les bouteilles en verre ou encore l’eau du robinet éventuellement filtrée par une carafe.

-          Dans tout les cas ne jamais boire de l’eau en bouteille ayant été exposé à la chaleur (ex : la bouteille d’eau oubliée dans la voiture en plein mois d’aout).

-          Eviter les aliments en conserve métallique (légumes, poissons, fruits au sirop…). Préférer les légumes en conserve en verre.

-          Eviter les poissons en conserve (préférer les poissons gras frais ou surgelés pour les oméga 3)

-           Consommer avec modération la pâte à tartiner à la noisette industrielle souvent très chargée en phtalates

-          Préférer les fruits et légumes bio moins contaminés en pesticides

-          D’une manière générale, préférer les aliments peu industrialisés

 

phtalate-copie-1.jpg

Florian SAFFER - diététicien

 

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Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans alimentation de l'enfant alimentation santé
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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 15:46

Tout(e) petit(e), il ou elle mangeait de tout avec plaisir. Là, vous ne le/là reconnaissez plus. A 3 ans, 4 ans, 5 ans, votre chérubin boude votre purée de carotte et ne réclame que des pâtes et du riz ! Vous êtes une "bonne maman" ou un "bon papa" et désirez lui assurer un bon équilibre alimentaire... Alors, que faire ?

 

 

La "néophobie alimentaire", c'est normal !

 

 

 

Les spécialistes le disent. A partir de 3/4 ans et jusque vers l'âge de 6/7 ans, l'enfant traverse une période dite de "néophobie alimentaire", marquée par la crainte des aliments nouveaux. "Est-ce la peur d'être transformé par la nourriture qu'il incorpore ? La peur de l'empoisonnement ? On ne le sait pas très bien," explique Nathalie Rigal, psychologue, auteur d'une thèse sur les préférences alimentaires chez l'enfant. Une chose est sûre, c'est que "le petit s'approprie l'aliment en lui donnant une identité". Autrement dit, il suffit de saupoudrer de persil sa purée de pommes de terre habituelle, pour que cela le/la perturbe et qu'il/elle la perçoive comme un aliment nouveau.

 


Deuxième facteur: à partir d'1 an et demi ou 2 ans, l'enfant entre dans la phase du "non". La nourriture peut être un terrain privilégié pour s'affirmer et s'opposer à ses parents. Ne vous étonnez donc pas de le/la voir apprécier les haricots verts à la cantine et les refuser chez vous !

 

 

 

Quelle attitude adopter ?

 

 

 

 - Dédramatisez! Riz, pâtes et pommes de terre sont bons pour sa santé ! Son corps dépense une sacrée énergie; il/elle a besoin d'un gros apport de sucres lents, contenus dans les féculents. Pas question cependant de ne le/la cantonner qu'à un type d'aliment. Proposez-lui de temps en temps, en plus des féculents et sans mélanger, une petite portion de légumes, (pas trop grosse car l'épreuve risque alors d'être insurmontable!). "N'hésitez pas à le lui présenter plusieurs fois, à quelques jours d'intervalle. En moyenne, cinq fois. Car il/elle a besoin de temps pour s'approprier un aliment qu'il/elle ne connaît pas" explique Nathalie Rigal.

 

 

- Demandez-lui de goûter, mais ne le/la forcez pas à manger. Evitez le chantage, le forcing, bref tout ce qui peut alimenter un rapport de force, car vous risquez d'installer un cercle vicieux et de créer un véritable conflit autour de la nourriture. Compensez certains aliments par d'autres. Elle/il ne mange pas de légumes ? Donnez-lui plus de fruits ! Créez une ambiance sympathique autour de la nourriture. Préparez une table accueillante. Laissez-le/la picorer dans votre assiette s'il/elle en a envie. Associez-le/la à la préparation de plats simples : tourner la purée, casser des oeufs, étaler la pâte... Il/elle aura sûrement envie de goûter !

 

- Restez décideur et assumez votre rôle de parent! C’est aux parents de faire les menus, et non à l’enfant. Il est bon de respecter ses goûts, mais il est hors de question de retirer des menus familiaux les aliments rejetés par votre enfant.

 

 

 

 

 

Pour les parents désirant en savoir plus sur le sujet je vous conseille le livre de Nathalie Rigal , psychologue spécialisée dans l'éducation sensorielle

 

" La naissance du goût - comment donner aux enfants le plaisir de manger"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Florian Saffer - diététicien - dans alimentation de l'enfant manger en paix
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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 10:25

 

 

 

Petit livre que je conseille à tous les parents lecteurs du blog.

 

Ultra-pratique, rassurant, truffé de conseils malins, ce grand basique que tout le monde attendait donne aux parents des clefs pour mieux comprendre et appréhender l’alimentation de leur enfant sans tomber dans les clichés et les idées reçues, tout en faisant un gros pied de nez à l'hygiénisme. 120 mots traités sous forme de dico + 30 recettes super-sympas pour faire le tour de l'alimentation de l'enfant.

 

 

 

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Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans alimentation de l'enfant
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