Bonjour Florian SAFFER,
je souffre depuis plusieurs années de fibromyalgie. Les douleurs m'imposent la prise d'antalgiques puissants; les périodes de fatigue sont nombreuses. La nutrition et la diététique peuvent elles m'aider à diminuer les symptômes? Merci de votre réponse.

Patrick D.

La réponse du diététicien:

Bonjour Patrick,
En effet certaines mesures peuvent réduire les symptômes.

 

Il est reconnu aujourd'hui qu'une flore intestinale déséquilibrée est souvent retrouvé chez les personnes souffrant de fibromyalgie. Le premier axe diététique va donc consister à rééquilibrer cette flore intestinale.

 

Un intestin trop perméable laisse passer dans la circulation des substances qui ne devraient pas s'y trouver (protéines non hydrolysées, débris de bactéries...). Afin de réparer ces lésions de l'intestin il peut être intéressant de faire dans un premier temps une cure de glutamine (250mg par jour) et une cure de curcuma/poivre. Le curcuma est une épice au propriété anti-inflammatoire.

 

Après cette cure glutamine/curcuma la prise de probiotiques parait pertinente. Il s'agit de bonne bactéries, amies de l'intestin. Il s'agit soit de gélules à avaler ou de poudre à diluer dans l'eau.  Vous trouverez ceci chez votre pharmacien habituel. Je vous conseille les produits suivants : Lactibiane tolérance du laboratoire Pileje, ou encore ergyphilus des laboratoire Nutergia, ou encore Lactophar des laboratoire Longévie. Ces cures de probiotiques sont à réaliser tous les 3 mois.

 

Ces bonnes bactéries ont un rôle positif sur l'équilibre de la flore intestinale.

 

 

Le 2ème axe diététique consiste à consommer régulièrement des "bonnes graisses" type oméga 3. Concrètement il est recommandé de consommer quotidiennement une huile riche en oméga 3 (noix ou colza). La consommation régulière de poissons gras (saumon, thon, hareng, flétan...) permet de compléter l'apport en oméga 3. Ces bonnes graisses jouent un rôle anti-inflammatoire naturel. Il est également possible de faire des cures d'oméga 3 en gélules trois fois dans l'année.

Le 3ème axe consiste à adopter une alimentation variée riche en vitamines et minéraux:
- fruits et légumes tous les jours, (en évitant les fruits abîmés ou trop murs)
- féculents et/ou pain à tous les repas en variant au maximum (pommes de terre, lentilles, quinoa, riz...)
- au minimum une part de viande, de poisson ou 2 oeufs tous les jours

-  beaucoup de patients souffrant de fibromyalgie tirent un réel bénéfice de la prise régulière de magnésium. Je vous conseille la prise de magnésium marin associé à de la vitamine B6

 

Le 4ème axe consiste à relever les niveau de vitamine D. La majorité des français ont un statut bas en vitamine D. Or beaucoup de travaux laissent entendre que cette vitamine a des effets bénéfiques sur les douleurs chroniques. Demandez à votre médecin de vous faire doser cette vitamine dans le sang (vitamine D2 et D3). En cas de statut bas une complémentation pourra être envisagé par votre médecin.

 La vitamine D est également présente dans les poissons gras, ces mêmes poissons qui contiennent les précieux oméga 3.

 

 bien cordialement,

 

Travailler sur les émotions faisant manger est souvent necessaire lorsque l'on veut mincir.

C'est un travail que je propose au cabinet.

Voici une petite vidéo de ma consoeur Guylaine Guevremont qui inclut également cette approche dans son travail.





 Tout le monde est d'accord que faire à manger, préparer un bon repas pour sa famille est souvent associé à l'envie de faire plaisir, d'apporter de l'amour à ses convives.
Alors imaginons une mère de famille débordant d'amour et l'exprimant avant tout par la nourriture et les repas (et peu par les mots et les gestes), l'enfant de cette mère n'aura-t-il pas tendance à surmanger; ce qui correspondrait en fait au message "j'accepte tout cet amour"

J'essaie d'incorporer cet aspect à ma pratique. Et je retrouve souvent des comportements me laissant entendre que j'ai peut être vu juste.

Un patient m'a dit il y a peu "ma femme me fait tellement des bons plats et ça lui fait tellement plaisir de me voir manger, que même si je n'ai plus faim et que mon ventre et plein je prend du plaisir à me resservir"

Dans ce cas le plaisir n'est pas lié à la nourriture en fait (il y a même certainement un déplaisir dans la mesure ou il est repu), mais au plaisir de faire plaisir finalement. Comme si par son comportement il disait "j'accepte tout ton amour et je m'en nourrie".

Il me parait important dans ce cas de travailler sur des exercices d'expressions verbales et comportementales de l'amour. (mots doux, manifestations d'attention, compliments...)

Un autre de mes patients me racontaient que sa femme avait tellement une forte personnalité quil n'arrivait jamais à lui dire non.

"tu ne vas pas ma laisser ça, tu vas finir..."
"tu n'as rien mangé, reprend une part de viande..."

Après trois années de vie de couple ce monsieur avait vu son poids grimper de 10 kilos! Rien de surprenant manger plus que sa faim quotidiennement est la meilleure façon de s'engraisser.

Un régime ne serait pas la solution pour ce monsieur, je lui ai appris à dire non et à être affirmé.

"ton plat était délicieux mais je n'ai plus faim mon amour"

En appliquant ces exercices d'affirmation de soi à la maison, ce patient a perdu en quelques mois la moitié de ses kilos en trop.

Florian SAFFER
Diététicien-comportementaliste

Voici la question qui m'est constamment posée au cabinet ou lors d'interventions. Pour moi la réponse est tellement évidente. Par curiosité j'ai posé la question à mes élèves futurs diététiciens.

La majorité m'a répondu une phrase dans le style  "tout dépend ce que l'on mange, un fruit par exemple c'est très bien, par contre des brioches ou du nutella c'est trop gras"

J'ai alors posé la question au petit Théo, 6 ans. Voici sa réponse : "ben si tu as beaucoup faim tu manges plein de tartines et si tu as moins faim tu en manges qu'une ou t'en manges pas".

Les diététiciens ont raisonné en terme de bons et de mauvais aliments (c'est bien connu le chocolat fait grossir et les pommes sont idéales pour mincir, non?), ils ont en quelques sortes "diététisé" l'acte alimentaire; Théo lui, du haut de ses 6 ans, n'a pas intellectualisé la question il m'a répondu en se référant à ses souvenirs, il a certainement du se rappeler de la journée précédente ou son estomac gargouillait en rentrant de l'école et du délicieux goûter qui a suivi.

Au final qui a raison? Les diététiciens, Théo, un peu les deux?

Aussi surprenant que ce soit le grand gagnant est Théo. N'est-ce pas du bon sens? N'est-il pas logique de manger quand la faim est là? Des aliments qui nous correspondent? N'est-il pas logique de ne pas manger quand la faim n'est pas là comme l'a très bien dit Théo? N'est-il pas logique de s'écouter et d'identifier ce que notre corps nous demande?



Moralité 1 : la vérité sort souvent de la bouche des enfants

Moralité 2: c'est Théo qui me remplace pendant mes congés d'été

Bonne journée à toutes et à tous

Florian SAFFER


Diététicien - comportementaliste




Les Prix Nobel ne doivent, certes, pas leur génie à la cuisine de leur mère car l'intelligence innée d'un individu ne peut pas être améliorée, même avec l'alimentation la plus appropriée. En revanche, la carence de certaines substances nutritives peut, suivant les circonstances, déboucher  sur l'affectation à long terme de ses capacités.
 Les capacités visuelles et cognitives dépendent avant tout des acides gras poly-insaturés, par exemple l'acide
gras omega-3 DHA. Quelque 60% de l'ensemble des acides gras de la rétine et 40% des acides gras poly-insaturés du cerveau dépendent du DHA.

Si la femme enceinte prépare ses repas avec de l'huile de colza et si, deux ou trois fois par semaine, elle mange du poisson de mer (gras) comme du hareng ou du saumon, l'enfant à naître est convenablement pourvu en DHA. -  voir le billet comment consommer assez d'oméga 3 - Après la naissance, tant le lait maternel que presque toutes les poudres de lait destinées aux nourrissons en contiennent.

Le manque de fer peut aussi provoquer des troubles du développement psychomoteur du nourrisson. Voilà pourquoi une femme enceinte devrait régulièrement contrôler qu'elle est suffisamment pourvue en fer.

L'iode est également très important pour la maturation du cerveau. C'est pourquoi les futures mères devraient assaisonner leurs mets avec du sel iodé et manger régulièrement du poisson de mer.

Enfin, un bon apport en vitamine B9 (folate ou acide folique) est primordial pendant les 6 premiers mois de la grossesse. Cette vitamine est très présente dans les légumes mais aussi dans la levre de bière. La consommation d'une cuillère à soupe de levure de bière par jour est une excellente façon d'apporter cette vitamine.
"Savourez mais trop vite sinon vous n'aurez plus rien à savourer"

Petit exercice pour manger moins :

Prêtez attention aux premières bouchées. Ce sont elles qui nous renseignent sur la saveur de l’aliment. Cet « arrêt sur saveur » est essentiel car nous fantasmons le goût des bouchées suivantes.
Ce qui explique que l’on puisse avaler jusqu’à la dernière bouchée un gâteau au chocolat médiocre parce qu’on le fantasme délicieux. Lorsque l’on prête réellement attention au goût, vient le moment où il y a fléchissement du plaisir à manger. Le goût a changé, on peut s’arrêter.

Mon conseil : prenez de petites bouchées. Utilisez vos dents, votre langue et votre palais. Posez vos couverts pendant que vous mastiquez.


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