La caféine est le composant du café le plus connu et auquel on attribue l'essentiel des effets physiologiques liés à la consommation de café. Il s’agit d’un alcaloïde auquel on prête plusieurs propriétés :
- Un effet psychostimulant : elle améliore la vigilance (surtout nocturne), la coordination des
mouvements simples, l'endurance, la rapidité de l'accès aux connaissances mémorisées;
mais elle augmente le délai d'endormissement, rend le sommeil moins profond et abaisse le seuil de réveil. Pour cette raison, il est déconseillé aux personnes souffrant de troubles du sommeil de
ne pas consommer de café dans les 6 heures précédents le couché.
A forte dose le café provoque un état de dépendance (caféinomanie);
- Un effet tonicardiaque : elle augmente le débit cardiaque, provoque une vaso-dilatation des artères
coronaires (à forte dose), augmente la tension artérielle de façon transitoire (chez une personne qui n'a pas l'habitude d'en consommer).
- Autres effets : elle élève le métabolisme de base (donc les dépenses énergétiques), a un effet
diurétique, antalgique, bronchodilatateur, stimule les sécrétions gastriques, la mobilisation des acides gras à partir du tissu graisseux et renforce le péristaltisme intestinal, le café permet
ainsi de lutter contre la constipation.
De plus, le café est une excellente source de vitamine PP (niacine).
Pour conclure : une consommation modérée de caféine(2 à 3 tasses de café ou de thé par jour) peut être bénéfique pour les raisons qui viennent d'être énoncées.
En revanche, une surconsommation régulière entraîne des inconvénients.
On note, parmi les signes évocateurs de la caféinomanie :
la nervosité, l'anxiété, l'irritabilité, les troubles du sommeil, les tremblements, la polyurie (besoins d'uriner fréquents dus à l'augmentation de la diurèse des 24 heures), les palpitations, la
tachycardie, l'arythmie, les troubles sensoriels, l'hyperesthésie, l'accélération du cours de la pensée ou du débit verbal, des périodes d'infatigabilité.




