Penchons-nous sur les magazines : de mode, les "people" ou encore ceux que l'on appelle de "charme". Nous ne voyons que des corps minces et sans défaut. Mais, le savez-vous? La plupart des photos sont retouchées. En un mot on nous vend des complexes sur papier glacé! En fait, l'image du corps, est ici idéalisé. Il fait rêver les jeunes filles et fantasmer les hommes.

Le décalage est devenu trop important entre la réalité et les stars des magazines. Il est important de savoir prendre du recul et de prendre conscience que les médias nous vendent du rêve, que le star system hollywoodien n'est qu'un produit de grande consommation créé de toute pièce pour générer de l'argent... que le monde réel, celui dans lequel nous vivons est bien différent.


 

 

 

 


 

 

 

 

 

Pour commencer une petite histoire:

 

Le papa de Paul 4 ans vient de lui retirer les roulettes de son petit vélo. C'est un grand jour pour Paul il va enfin apprendre à faire du vélo comme un grand. Paul se lance encouragé par son papa, premier coup de pédale le vélo avance, on peut lire la fierté sur le visage du petit garçon mais soudain arrive le premeir virage et c'est la chute. L'enfant est en pleure, son genoux est égratigné... mais heureusement son papa est là pour le prendre dans ses bras, le réconforter par des mots doux, lui soigner ses petits genoux. Grace à cette attitude compatissante, douce, bienveillante il y a fort à parier que le petit Paul n'aura aucune appréhension à se remettre en selle dès le lendemain. Le petit Paul pourra alors tenir compte de son échec précédent afin de ralentir à l'entrée du virage ce qui lui permettra, je n'en doute pas, de progresser et de devenir une petite star de la bicyclette.

 

Je vous imagine devant votre écran : "mais où veut-il en venir? quel est le rapport avec le comportement alimentaire?"

 

Ma réponse va être simple, nous pouvons tirer plusieurs conclusion de cette petite histoire;

 

La première: lorsque l'on essaie d'apprendre un nouveau comportement (faire du vélo mais aussi adopter une alimentation saine), il est normal de sa casser la figure. Cela fait partie intégrante du changement.
Ne soyez pas trop déçu si vous n'arrivez pas à modifier vos comportements alimentaires rapidement.

 

La seconde : les chutes peuvent nous être utiles pour progresser.
La prochaine fois que vous mangez trop ou de manière compulsive, demandez-vous si cette "sortie route" vous a appris quelque chose (par exemple que de mauvais rythmes alimentaires vous sont préjudiciables...).

 

La troisième : lorsque nous tombons nous avons besoin de douceur, de compassion et de bienveillance.
Apprenez donc à ne pas réagir à votre culpabilité (cette fameuse culpabilité qui passe son temps à vous dire que vous êtes nul!), faites preuves de compassion envers vous, n'oubliez pas qu'après une chutte douloureuse vous avez besoin de douceur. Cette "auto-compassion" est certainement la meilleure attitude à adopter, elle vous permettra de remonter en selle plein de détermination.

 

http://denischemilliergendreau.files.wordpress.com/2011/05/compassion.jpg?w=595

 

Florian SAFFER - diététicien - nutritionniste et comportementaliste DU

"Bonjour Mr Saffer,

 

j'approche de la cinquantaine et je me fais beaucoup de soucis pour ma santé. Mes deux frères ainés ont fait un infarctus et mon père est décédé à 54 ans d'une crise cardiaque. Mon médecin se contente de me prescrire des médicaments. Je suis persuadé qu'une alimentation saine est favorable mais je suis noyé dans des informations bien souvent contradictoires. Pouvez-vous me donner quelques conseils? "

 

Ma réponse:

 

Bonjour Monsieur,

 

Effectivement la meilleure prévention de l'infarctus est comportementale. Elle consiste à adopter un mode de vie protecteur (alimentation, activité physique, gestion du stress...). Parmi ces facteurs l'alimentation joue un rôle crucial.

 

Contrairement à ce que l'on peut lire sur internet ou dans la presse aucun aliment ou complément alimentaire consommés de manière isolée n'a un véritable intérêt; le plus important est d'adopter un modèle alimentaire sain.

 

Voici quelques recommandations:

 

Adopter une alimentation d'inspiration méditérranéenne. Voici les grandes lignes de ce modèle "cardio-protecteur"

 

- éviter les aliments industrialisés, transformés...il est donc préférable de cuisiner soit même à partir d'aliments de base frais ou surgelés,

 

- préserver une alimentation plaisir. Il n'est ici pas question de se mettre en restriction et de se frustrer. L'alimentation méditérranéenne est une alimentation colorée, savoureuse, riche en arôme.

 

- les légumes doivent être présents à chaque repas sous des formes variées (crudités, potages, légumes cuits...).
Les fruits sont d'excellents desserts. Place aux fruits de saison mais aussi aux compotes sans sucre ajouté, aux salades de fruits maison. Penser également aux fruits séchés (abricots, pruneaux, figues...à  préférer bio pour éviter les sulfites!), ils sont idéals pour une collation.

 

- Les féculents (avec les légumes) doivent être la base de l'alimentation: consommer des céréales complètes et semi-complètes (pain bis au levain, riz sauvage, boulgour...) quotidiennement mais aussi des légumineuses (pois chiches, haricots blanc, rouges, lentilles...) au moins deux fois par semaine.

 

- consommer des bonnes graisses : huile d'olive pour les polyphénols mais aussi de l'huile de colza et de noix pour les oméga 3. Compléter ces huiles par des fruits à coque : noix, noisettes, amandes...La noix se marie très bien avec le fromage (à consommer avec modération) et avec les crudités. Petit conseil : les casser au dernier moment pour préserver les oméga 3.Rien ne sert de cuisiner "light", il suffit de bien choisir ses matières grasses!

 

- supprimer de votre alimentation les huiles de pépin de raisin, tournesol, arachide et les margarines anti-cholestérol (du marketing!). Ces corps gras sont pro-inflammatoires...ennemi du coeur.

 

- consommer suffisamment de poisson (y compris des poissons surgelés et en conserve . Des poissons blancs (colin, limande, lieu...), des poissons gras comme les sardines, maquereaux, hareng, saumon... qui regorgent d'oméga 3 (cardio-protecteur) mais aussi des fruits de mer (crevettes, moules, huitres...). Consommer  des produits de la mer au moins un jour sur deux. Consommer au moins 1 poisson gras par semaine (2 à 3 dans l'idéal).

 

- Ne pas abuser des viandes : 2 à 3 portionsde 100 à 150g  par semaine sont largement suffisantes.Alterner volaille, boeuf, porc, lapin...

 

- Penser aux oeufs (même si vous avez du cholestérol), ils sont excellents pour le coeur. Les préférer riche en oméga 3 (filière lin, bleu blanc coeur). En consommer 2 à 3 fois par semaine.

 

- limiter les graisses saturées : graisses industrielles, beurre, charcuteries, fromage. Rien ne justifie de les supprimer définitivement; limiter le fromage à une petite portion par jour et les charcuteries à une fois par semaine. Préférer de très bons produits, les consommer en petites quantités et les déguster. Le principe du "moins mais mieux"!

 

- Ne pas oublier les laitages, les méditérranéens en consomment notamment des produits fermentés (yaourt, fromage). Alterner entre vache, chèvre et brebis pour varier les plaisir.

 

- S'autoriser un ou deux verres de vin par jour. Cette boisson a un intéret majeur dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. Bien évidement à consommer avec modération.

 

- Abuser des épices, herbes fraiches et aromates. Curcuma, cumin, ciboulettes, ail, oignon, persil... permettent de donner du goût et d'apporter des phytonutriments protecteurs.

 

Exemple de menu d'inspiration méditérranéenne

 

petit déjeuner :

Thé

Tartines de pain semi-complet (bis) légèrement beurrées

yaourt nature + 1 petite cuillère à café de miel

fruit de saison

 

déjeuner:

Salade d'endives, noix + vinaigrette colza/olive

maquereau accompagné de carottes braisées (avec huile d'olive et oignons bien sur) + riz sauvage

pain bis au levain et un petit morceau de fromage de chèvre

fruit frais de saison

 

collation:

deux abricots secs

5 amandes

 

dîner:

salade de pois chiches (avec échalottes, ail et persil), vinaigrette à l'huile de colza

Brocolis cuit à la vapeur douce (ajouter un petit filet d'huile d'olive et du curry)
Yaourt au lait de brebis

Compote sans sucre ajouté + cannelle

 

Pour ceux qui aimeraient en savoir plus sur le sujet, je vous invite à vous procurer l'excellent  livre du cardiologue Michel De Lorgeril:

 

 

 

Voici également la référence d'un livre sur la cuisine méditérranénenne

 

Et si l'on réservait la dénomination "restaurant" aux établissements qui cuisinent des produits frais!

un article très intéressant diffusé sur lanutrition.fr

 

http://www.lanutrition.fr/les-news/comment-les-medias-nous-font-grossir.html

 

Dans un monde où l'information est disponible partout, tout le temps, il est légitime de se demander quels impacts peuvent avoir ces nouvelles conditions de vie sur notre comportement ? Vous faîtes les courses, que voyez-vous ? De la nourriture. Vous regardez la télévision, c'est la publicité, que voyez-vous ? De la nourriture.  Vous conduisez en voiture et vous croisez des panneaux publicitaires, que voyez-vous ? De la nourriture.

 

 

Vision de la nourriture et appétit

 

Voir de la nourriture augmente-t-il l'appétit? Les chercheurs ont souhaité répondre scientifiquement à cette question. Pour y parvenir ils se sont focalisés sur la valeur d'une hormone produite chez l'homme et dont le rôle est de réguler la faim, la ghréline. Cette dernière augmente avant les repas et diminue après.

Des chercheurs de l'institut Max Planck en Allemagne ont recruté 8 jeunes adultes masculins en bonne santé et leur ont fait prendre un petit déjeuner à 8h30 puis un repas à 12h00. Dans une première session, ils leur ont présenté, entre 10h30 et 10h45 des images sans rapport avec la nourriture. Une semaine plus tard, pour une deuxième session, ils leur ont montré des images de produits alimentaires. Parallèlement ils ont mesuré leur taux de ghréline toutes les 15 minutes.

Résultat : comparativement à la session ayant présenté des images neutres, les images de nourriture ont augmenté significativement le niveau de ghréline. Les participants ont eu plus d'appétit. Cette étude est la première à montrer que la ghréline est influencée par le signal visuel. On comprend ainsi mieux pourquoi le fait de passer trop de temps devant la télévision ou dans une cuisine est potentiellement néfaste pour la régulation de notre poids : cette stimulation excessive dérègle notre appétit.

 

Appétit et sommeil

 

Si les médias nous confrontent constamment à des images alimentaires ils ont aussi un autre défaut. Nous passons énormément de temps devant nos écrans (télévision, ordinateurs), en particulier le soir, après le travail. Un moment de détente mais qui peut parfois se prolonger tardivement dans la soirée. Conséquence ? Il est clairement établi que la population subit un déficit de sommeil chronique. En 50 ans, notre temps de sommeil moyen est passé de 8h30 par jour à 7h30. Et même si les grasses matinées du week-end nous aident à mieux récupérer nerveusement, il n'est pas dit qu'elles puissent tout compenser.

 

Cette fois des chercheurs Suédois ont voulu examiner l'effet du manque de sommeil sur l'appétit. Pour cela ils ont utilisé la même méthode que les chercheurs Allemands : 12 jeunes adultes en bonne santé ont été suivis après une nuit de sommeil complète ou, dans un deuxième temps, après une nuit blanche. Le lendemain matin ils ont subi un IRM du cerveau ayant pour but d'examiner les éventuelles modifications des zones régulant l'appétit. Après avoir constaté qu'il n'existait pas de différence pour différents paramètres comme le taux de sucre dans le sang, la conclusion des chercheurs est très claire : "Après une nuit complète sans sommeil, l'IRM montre un haut degré d'activation dans une zone du cerveau impliquée dans le désir de manger. Sachant que le manque de sommeil est un problème croissant dans nos sociétés nos résultats peuvent expliquer pourquoi les personnes qui ont de mauvais rythmes de sommeil ont plus de tendance à prendre du poids. Il semble donc important de dormir au moins 8h par nuit."

 
Autre conséquence du manque de sommeil, le métabolisme de tous les sujets était ralenti après la nuit sans sommeil. C'est-à-dire que leur dépense calorique au repos était plus faible. Un facteur de plus qui contribue à faire prendre du poids. Enfin, plusieurs études ont établi que les nuits courtes réduisent le niveau de plusieurs hormones "brûle-graisse" comme la testostérone et l'hormone de croissance.

 

Conclusion

 

Alors quoi faire ? L'hibernation ne semble pas la meilleure méthode pour concilier régime et vie sociale mais il en existe une autre encore plus simple : le soir, éteignez votre ordinateur et la télévision un peu plus tôt. Vous serez ainsi moins assujetti à des stimuli alimentaires visuels et moins stimulé, ce qui facilitera un endormissement plus précoce et un temps de sommeil plus adapté. Ce vieux machin qui traîne dans votre bibliothèque, oui, le livre, est un excellent moyen de terminer sa journée en toute quiétude.

 

Références: Schüssler P, Kluge M, Yassouridis A, Dresler M, Uhr M, Steiger A. Ghrelin Levels Increase After Pictures Showing Food. Obesity (Silver Spring). 2012 Jan 12.

Benedict C, Brooks SJ, O'Daly OG, Almèn MS, Morell A, Aberg K, Gingnell M, Schultes B, Hallschmid M, Broman JE, Larsson EM, Schiöth HB. Acute Sleep Deprivation Enhances the Brain's Response to Hedonic Food Stimuli: An fMRI Study. J Clin Endocrinol Metab. 2012 Jan 18.

voici un article du Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids.

 

Bonne lecture

 

Le docteur Pierre Dukan, fort de ses best-sellers, considère que le niveau de ses ventes tient lieu de preuve scientifique de l'efficacité et de l'innocuité de ses méthodes amaigrissantes. Aussi enjoint-il, dans une vaste campagne en direction des médecins, de prescrire à tout-va le "régime Dukan".

Les études scientifiques démontrant l'inefficacité sur le moyen et le long terme des diètes protéinées ? Les études montrant les effets délétères des régimes amaigrissants, qui engendrent ou aggravent les troubles du comportement alimentaire, qui entraînent dépression et perte de l'estime de soi ? Le rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de 2010, qui fait une synthèse de l'état des connaissances en ce qui concerne l'efficacité et la dangerosité des régimes amaigrissants ? Ce ne sont là que les avis d'esprits chagrins, qui n'auraient rien compris au "régime Dukan".

 

 

Silence assourdissant

La méthode Dukan est assurément un succès. Un succès sur le plan des ventes de livres, un succès médiatique. Mais cela ne nous paraît pas suffire pour la valider scientifiquement et permettre à son auteur de recruter des adeptes au sein du monde médical. Il nous semble donc que c'est peu demander d'exiger des autorités médicales qu'elles ne cautionnent pas de telles méthodes. Or, leur silence assourdissant ne constitue-t-il pas une forme d'approbation ?

Le problème, avec les régimes amaigrissants, se situe dans l'hiatus entre les résultats à court terme et ceux à moyen et à long terme. Une perte de poids rapide ne signifie pas que la méthode soit recommandable aux personnes en difficulté avec leur poids et leur comportement alimentaire. Car, en tant que médecins, ce qui doit nous préoccuper au premier chef, c'est l'évolution du poids et sa stabilité sur le long terme.

Les connaissances en matière de génétique et d'épigénétique de l'obésité, de régulation de la masse grasse et de contrôle du comportement alimentaire ont considérablement avancé ces dernières décennies. On sait que les mécanismes neurophysiologiques de contrôle de la prise alimentaire sont ainsi faits que les pertes de poids brutales sont ensuite compensées par des frénésies alimentaires, des boulimies, incontrôlables dans l'immense majorité de cas, et qui conduisent à reprendre le poids perdu, souvent avec un supplément.

L'obésité est plus que jamais assimilée à la laideur et à une carence de la volonté. Ceux qui sont gros le sont par leur faute et deviennent de mauvais citoyens, des délinquants alimentaires et des laissés-pour-compte. Ajoutons à cela la nécessité impérative d'apparaître belle, beau, jeune, tout de suite, la préférence donnée au court terme, et nous obtenons le franc succès de la méthode Dukan.

En tant que médecins et professionnels de santé, nous demandons que le corps médical, par l'intermédiaire des instances qui le représentent, prenne une position claire face aux bonimenteurs. Car qui ne dit mot consent.

 

http://www.tounsia4ever.com/images/stories/bras-de-fer-politique.png

Avez-vous parfois l'impression que votre rapport à la nourriture ressemble parfois à un bras de fer?

 

D'un côté la tête qui impose le contrôle ("ne mange pas" , "tiens jusqu'au dîner"...) et de l'autre le corps qui demande à être nourri (de nutriments mais aussi de plasir).

 

Qui gagne le plus souvent ce bras de fer?

N'êtes-vous pas épuisé de lutter?
Pensez-vous qu'il soit possible de gérer votre alimentation et votre poids en luttant?

Voyez-vous une alternative à cette lutte?

 

N'hésitez pas à réagir à ce billet.

 

Très bonne journée.

 

Pour beaucoup de mes patients les fêtes de fin d’année sont un stress majeur.  

Beaucoup  imaginent que leur poids va s’envoler.  Ces repas qui sont censés être des bons moments peuvent être gâchés par cette appréhension.

Mon rôle de professionnel de santé est d’être rassurant et de tout faire pour que ces repas restent synonymes de convivialité et de plaisir.

Il est important de savoir que lorsque l’organisme se retrouve en situation de surconsommation d’énergie, comme c’est le cas pendant les fêtes de fin d’année, les centres de la faim sont informés qu’un surplus  l’énergie a été stocké (graisse).
Ces centres de la faim vont donc enclencher des mécanismes de régulations : concrètement les jours suivant des excès la faim est fortement diminuée et notre appétit se tourne vers des aliments moins caloriques (légumes, laitages…). Cette régulation permet de perdre rapidement les éventuels kilos stockés pendant les fêtes. Rassurant n’est-ce pas ?


Toutefois cette régulation ne peut fonctionner que dans un cadre propice. En effet il n’est pas rare que les excès de noël jouent les prolongations sur tout le mois de janvier.

Voici quelques astuces permettant de créer ce cadre propice :


 - Ne laissez pas les boites de chocolats visibles. Nous sommes tous pareil l suffit de passer devant le boite pour en piocher un. Ranger les dans le placard que vous ouvrez le moins souvent.
Ne vous les interdisez pas pour autant. Gardez-les pour des moments vraiment plaisant (un petit chocolat à la fin du repas avec le café par exemple).

- Pensez à évaluer votre faim avant les repas. «comment ai-je faim ? ». Si votre faim est basse limitez –vous à de petites quantités. Je vous conseille également de visualiser mentalement les quantités qui vous paraissent suffisantes. « je pense qu’avec un bol de soupe, une tranche de pain, un petit morceau de fromage et deux clémentines je devrais être rassasié ». Vous remarquerez qu’en faisant cet exercice de visualisation nous visons souvent juste.

- Limitez votre consommation de boissons caloriques : jus de fruits, soda…mais aussi alcool. Les calories apportées par les boissons ne sont pas prise en compte par notre centre de régulation de la faim.
Florian SAFFER
Diététicien - Comportementaliste 

 

voici un exercice qui se trouve dans mon DVD de self help qui sera disponible dès le mois de janvier.

Il s'agit de l'exercice d'introduction qui vise à observer ce qui se passe en soi lorsque nous sommes dans le sens de ce qui est bon pour nous.

Exercice :


Lisez les mots suivants et concentrez-vous sur votre ressenti et vos sensations corporelles.


- Bienveillance
- Valeurs
- Compassion
- Vitalité
- Acceptation
- Choisir

Qu’avez-vous ressenti dans votre corps (comment étaient vos épaules, vos poings, qu’avez-vous ressenti dans votre abdomen, quel est votre ressenti général ?...)

je vous invite à exposer vos réponses. Très bon week end

Les personnes faisant un régime mangent plus en cas de stress

Nous sommes tous confrontés au stress, que ça soit dans notre vie de famille, dans notre travail, à cause des finances qui battent de l'aile... bref le stress fait parti intégrante de notre société où tout va vite (trop vite?).

Ce stress est une réponse naturelle à une agresion, il ne pose pas de problème à condition d'être bien géré. Il semblerait que les régimes entraineraient une réponse inadaptée au stress.

Des études ont démontré à plusieurs reprises que les personnes au régime avaient tendance à manger davantage en réponse au stress, alors que celles qui ne surveillent pas leur alimentation mangeaient moins.


Selon le Dr Paul Lattimore, spécialiste du comportement alimentaire à la Liverpool John Moores University, “ les sujets au régime consacrent une énergie considérable à contrôler leurs tendances biologiques, si bien qu’ils disposent de ressources limitées pour faire face au stress quotidien. Lorsqu’ils sont stressés, ils perdent le contrôle et s’ils ont accès à de la nourriture, ils mangent. Il faut savoir aussi qu’ils sont tellement habitués à contrer leurs signaux biologiques qu’ils ignorent ou interprètent de manière erronée les signaux de fuite ou de combat de leur organisme. "


Une autre étude récente de grande envergure menée en Finlande révèle que l’indice de masse corporelle (mesure du poids par rapport à la taille) est plus élevé chez les sujets stressés.

En gros le stress fait grossir en faisant manger plus et en mettant l'organisme en mode "économie", ainsi, les prises alimentaires liée au stress contrecarre constamment les tentatives de contrôle du poids de certaines personnes


Que pouvons-nous faire ?

Le mérite de cet article est de mettre en évidence le danger des régimes sur la consommation d'aliments gras et sucrés en cas de stress. Il me vient à l'esprit plusieurs remarques:

- Il est donc important de ne rien s'interdire et de respecter ses signaux de faim et ses envies; la perte de ces signaux entrainant une aggravation des grignotages,

- il n'est pas catastrophique de manger pour se calmer, à condition d'envisager d'autres "réponses" au stress (appeler un ami, prendre un bain...) et de ne pas avoir recours exclusivement à la nourriture quand ça ne va pas,

- il est important de tirer un maximum de plaisir de ses "aliments réconfortants" en prenant le temps de les déguster, ce qui évite d'en manger trop,

- il est indispensable de travailler sur les causes du stress (ne serait il pas judicieux de me reposer un peu?), et sur l'analyse des pensées automatiques négatives qu'engendre le stress ("je suis nul", "je n'y arriverai jamais", "tout le monde m'en veux"...) et d'apprendre à prendre du recul avec ces pensées.


Bonne journée à toutes et à tous


Florian SAFFER - diététicien - nutritionniste
Comportementaliste DU
Formé à la thérapie d'acceptation et d'engagement


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