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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 12:51

Le cerveau humain possède un handicap majeur : il scanne, se focalise, enregistre et stocke davantage les expériences négatives que les expériences positives. 
Mais ce mécanisme n’est pas une fatalité, à condition de s’entraîner à savourer plus intensément les émotions positives. Il est bon de se rappeler chaque jour d’un petit moment heureux (un succès au travail, l’étreinte d’un proche, un repas agréable entre amis…). Concentrez-vous sur cette expérience sans penser à rien d’autre pendant 20 secondes, revivez cette expérience au travers de vos 5 sens.

Visuel : quelles étaient les images? y-avait-il une couleur dominante? quelle était l'intensité de la lumière? 
Auditif : quels étaient les sons que je pouvais entendre? 
Kinesthésique externe : quelles sensations pouvais-je ressentir sur ma peau? 
Kinesthésique interne : quelles étaient les sensations agréables, les émotions que je ressentais en moi?
Odeur : y-avait-il une odeur dominante? peut-être un parfum? ou juste pouvais-je sentir l'air rentrer dans mes narines?

Cette expérience imprégnera alors durablement votre mémoire.
 

Cet exercice peut par exemple nous aider à retrouver une relation sereine avec notre corps. Lorsque nous souffrons, les expériences corporelles désagréables envahissent notre esprit et notre attention se dirige automatiquement vers ce qui ne va pas, la relation à notre corps devient alors une relation de conflit, de haine qui nous pousse à le contrôler ou au contraire à le négliger.  Il peut donc être pertinent de prendre un peu de temps  pour se remémorer une situation dans laquelle j'étais à l'aise avec mon corps, dans "le prendre soin de soi", peut-être un bain agréable, une marche en montagne dans laquelle j'ai éprouvé des sensations corporelles agréables, un câlin, un repas dans lequel j'ai mangé à ma faim tout en étant encore léger...
Durant cette imagerie il est intéressant de connecter le sentiment de gratitude, la gratitude d'avoir un corps qui nous permet de bouger, de ressentir, de toucher, de manger...un corps qui nous permet de vivre.

Faites l'expérience pendant une semaine et regardez si cela vous permet de nourrir de bonnes énergies.

Bonne expérience

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Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans image corporelle émotion hypnose
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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 14:27

Une chercheuse en psychologie américaine Lisa Feldman Barrett est à l’origine du concept de « granularité émotionnelle », il s’agit de la capacité à caractériser un état émotionnel avec précision.

De plus en plus d’études étudient ce concept, il en ressort que les sentiments désagréables précisément identifiés permettent aux gens d'être plus flexibles pour réguler les émotions et d'être moins susceptibles d’avoir des comportements problématiques comme  boire trop  quand ils sont tendus. Il y a fort à parier qu’il en soit de même pour tous les comportements qui nous posent problème comme manger excessivement en réaction à l’ennui, ou s’isoler lorsque nous éprouvons de l’inconfort avec notre corps.

Il semblerait que chaque fois que nous sommes en mesure de ressenti r et de mettre en mots précisément ce que nous vivons notre cerveau aide toute notre physiologie, tout notre organisme à s’adapter.

Celui qui a une grande granularité émotionnelle est capable d’utiliser un vocabulaire émotionnel riche pour décrire ce qu’il ressent et il est capable d’apporter des nuances à son ressenti, pour lui la contrariété n’est pas la même chose que la colère ou que la furie, chacun de ces mots décrient un ressenti émotionnel proche mais différent. A l’opposé celui qui a une faible granularité aura tendance à utiliser des mots plus génériques comme « je me sens mal », « ça ne va pas », « je ne me sens pas bien » et d’une manière générale la variété de son vocabulaire émotionnel est plus faible.

En tant que cliniciens nos constats vont souvent dans ce sens, nos patients les plus englués dans leur souffrance présentent beaucoup de difficulté à pouvoir nommer leurs ressentis  avec précisions.

Patricia a 42 ans, elle consulte pour manger plus sainement, elle a identifié que ses émotions la poussaient à manger trop. Lorsque nous l’interrogeons sur ce qu’elle ressent avant de se nourrir sa réponse est toujours la même « je sais juste que ça ne va pas ».

Ce manque d’habilité peut être en lien avec le contexte éducatif dans lequel nous avons pu grandir. Si dans notre enfance nos parents présentaient également une granularité émotionnelle faible il se peut que nous n’ayons pas appris à nous connecter à nos ressentis.

Ce fut notamment le cas de Patricia qui a vécu dans une famille dans laquelle on ne parlait pas de ce que l’on pouvait ressentir.

« J’avais bien conscience que quand j’étais ado  des fois en moi ça n’allait pas mais dans ma famille on ne ne parlait pas de ça (... ) Quand grand-mère est décédée j’avais 14 ans je voyais bien que maman était triste mais il y avait tellement de pudeur que personne à la maison n’aurait osé mettre en mot ce qu’elle pouvait bien éprouver »

L’exemple de Patricia met également en évidence l’impact délétère que peut avoir un environnement familial  dans lequel il est difficile d’être validé dans son ressenti.

La difficulté à mettre en mots notre ressenti émotionnel peut aussi être post-traumatique, suite à un stress majeur (agression physique, viol, accident…) ou à une succession d’agression répétée (maltraitance pendant l’enfance)  il est fréquent de se dissocier de l’expérience émotionnelle. Cette dissociation, c'est-à-dire la capacité à se couper de l’expérience, à être anesthésié émotionnellement, représentait une forme d’utilité lorsque les évènements traumatiques se déroulaient. Le problème est que cette tendance à la dissociation peut perdurer et se généraliser à toutes menaces. Dans ce cas là lorsqu’une émotion est perçue comme inconfortable, la personne se coupe totalement de son ressenti et a donc beaucoup de difficultés à nommer ce qu’elle peut émotionnellement vivre.

Jeanne a 28 ans, enfant elle a été victime à de nombreuses reprises, durant son enfance, d’agressions physiques et sexuelles, chaque fois que ces horreurs se produisaient elle se coupait totalement de l’expérience.

« C’est comme si j’étais là sans être là, spectatrice de ce qui m’arrivait. J’avais même parfois l’impression que ça ne m’était finalement pas arrivé. Ça rendait les choses supportables quelque part »

A 13 ans Jeanne tomba dans l’anorexie comme une manière d’être totalement dissociée des souffrances de son existence.

«  J’avais tellement l’habitude de me couper de mon ressenti que quelque part c’était naturel pour moi. L’anorexie c’était comme couper tout ressenti, ça me permettait de ne pas souffrir, en étant coupé de mon corps je me coupais aussi des émotions en lien avec la féminisation de mon corps et la peur que ça générait chez moi ».

Jeanne a renoué avec la vie en apprenant à faire de la place à ses émotions, cela est en partie passé par la capacité à pouvoir nommer son ressenti qu’il soit agréable ou non.

« j’ai su que j’avançais dans le bon sens quand j’ai pu ressentir et mettre en mots le fait que j’étais triste et en colère quand je repensais à ce qui m’était arrivé enfant. Je me souviens avoir pleuré toutes les larmes de mon corps lorsque j’ai réussi à dire « je me sens tellement triste d’avoir vécu ça », je me souviens que mon corps s’est mis à trembler… et j’ai su que maintenant j’étais capable de vivre avec ça. (…)… »

Si comme Jeanne vos difficultés à connecter vos émotions sont en lien avec des évènements de vie douloureux, traumatiques nous ne pouvons que vous inviter à consulter un psychothérapeute compétent.

D’une manière générale l’aptitude à mettre en mots nos expériences émotionnelles peut s’apprendre à tout moment de la vie, cela passe notamment sur l’apprentissage, la compréhension  et l’utilisation de nouveaux mots.

 

Petit exercice

Régulièrement interrogez-vous sur votre ressenti émotionnel si les mots qui vous viennent sont très génériques du type « ça va », ou « je me sens mal » regardez s’il est possible pour vous d’utiliser un mot un tout petit peu plus précis.

 Vous pouvez pour cela vous aider de la liste suivante présente sur le site la voie de l’écoute :

http://www.voie-de-l-ecoute.com/DOC_SAVOIR/34.pdf

 

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Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans émotion mindfulness ACT TCA
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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 16:06

"si tout n'est pas réussi c'est comme si tout était foutu", "pour moi il y a les aliments qui font grossir et ceux qui ne font pas grossir", "soit je fais attention, soit je ne fais pas attention à ma bouffe"

Ces trois phrases que j'entends quotidiennement dans mon cabinet mettent bien en évidence une problématique importante chez les patients ayant de l'anxiété en lien avec leur poids : le raisonnement dichotomique ou pour faire plus simple le mode blanc/noir.

Ce raisonnement blanc/noir induit souvent une rigidité comportementale inadaptative (sélection alimentaire frustrante, résignation en cas de difficultés...) rendant le changement de comportement alimentaire compliqué.

Il est important de comprendre que ce mode dichotomique n'est pas en lien avec un manque de connaissances sur l'alimentation et sur le fonctionnement de l'organisme. D'ailleurs chez une personne présentant ce mode de pensée la rationalisation de la pensée est rarement efficace voir contre-productif.

Ce mode de fonctionnement mental semble être davantage une réponse naturelle de notre cerveau à l'anxiété. Lorsque nous sommes en présence d'émotions en lien avec la menace notre cerveau enclenche ce mode pour gagner du temps.

Il faut bien comprendre que notre cerveau émotionnel s'est développé dans un contexte bien différent de celui d'aujourd'hui. Il y a 100 000 ans lorsque nous sortions de nos grottes et que nous nous retrouvions face à un prédateur avoir une pensée nuancée n'aurait pas été efficace. Dans ce contexte associer prédateur à danger permettait d'embrayer sur des comportements stéréotypés (fuir, combattre ou s'immobiliser) qui constituaient alors la meilleure réponse. Ce fonctionnement dichotomique a donc permis la survie de notre espèce. Bonne nouvelle n'est-ce pas?

Le problème est qu'aujourd'hui notre cerveau émotionnel fonctionne toujours de la même façon et qu'il a tendance à tout considérer comme des prédateurs, comme par exemple un éclair au chocolat lorsque je suis au régime.

Pour se libérer de ce fonctionnement, la première étape peut déjà consister à adopter une posture d'observateur en étant notamment attentif à l'activation de ce mode. Cette observation peut porter notamment sur le contenu mental (les pensées noir/blanc), les émotions (anxiété) et les sensations physiques associées. Il est également important d'observer les tendances à l'action qu'induit ce mode (se restreindre, baisser les bras, devenir dur envers soi...).
L'observation est antagoniste de l'action, cette posture de pleine conscience crée ainsi un espace de liberté dans lequel je conserve la possibilité de choisir ce qui est profondément bon pour moi.

 

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 16:09

Le monde dans lequel nous vivons véhicule en permanence des images caricaturales de ce qu'est la réussite. Celui qui réussi est fort, il a de volonté, il ne se laisse pas déstabiliser par les échecs. Celui qui réussi c'est celui qui se maîtrise et qui ne laisse échapper aucun signe de vulnérabilité. Celui qui réussi n'a pas d'état d'âme, il contrôle, gère et traverse toutes les épreuves la tête haute.

Or ce "killer" auquel nous devrions ressembler pour compter est un leurre, une création fantasmatique que l'on nous impose.

Ce killer n'existe pas, tout être humain est confronté à des émotions inconfortables comme la honte ou la peur de ne pas être à la hauteur, tout être humain connaît le sentiment d'impuissance ou la peur d'être rejeté. Toute personne vivant sur cette terre a connu l'échec et en a été fortement affecté. Nier cette réalité revient à nier notre part d'humanité.

Il est toujours possible d'essayer de coller à l'image du "killer", c'est le cas de l'un de mes patients que nous nommerons ici Pierre.
Il affiche en permanence la façade d'un homme qui contrôle tout. Il ne laisse paraître aucun signe de faiblesse. Lorsque sa femme l'a quitté et que ses amis prenaient de ses nouvelles il avait toujours la même phrase à la bouche "c'est la vie, je vais de l'avant" en dissimulant toute trace de tristesse. Pour ses amis Pierre vivait parfaitement bien les choses.
Professionnellement Pierre est un avocat talentueux et lorsqu'il avait la malchance de perdre un procès il met tout en œuvre pour contrôler ses émotions, "il faut être positif, toujours!".
Pierre, celui que tout le monde perçoit comme un "killer" est au fond de lui un être extrêmement triste, il travaille à outrance pour ne pas ressentir d'émotion, il boit le soir pour "se vider la tête", il mange (beaucoup) pour s'anesthésier...Il prend du poids ce qui induit chez lui un fort sentiment de honte qu'il essaie de contrôler en étant un "killer" dans sa façon de gérer son poids (régime protéiné, sport à outrance...).

Pierre celui que tout le monde prend en exemple comme un modèle de réussite est en fait un être humain comme nous tous donc un être vulnérable.
En essayant de contrôler son inconfort Paul s'est coupé de sa part d'humanité.

Dans son ouvrage La grâce de l'imperfection - Laissez tomber ce que vous pensez devoir être et soyez qui vous êtes - la chercheuse sur les émotions Brené Brown propose plusieurs pistes pour vivre en harmonie avec notre vulnérabilité. Elle propose même de faire de cette vulnérabilité une force.

L'un des axes les plus importants proposés par Brené est de développer la compassion pour soi. Comme l'explique une autre spécialiste des émotions Kristin Neff la compassion pour soi repose sur trois composantes:


- La bienveillance envers-soi

Être chaleureux(se) et compréhensif(ve) envers soi-même dans les moments douloureux, d'échec ou de sentiment d'être inadéquat(e), plutôt que d'ignorer les difficultés ou de se critiquer négativement.

 

- La reconnaissance de son humanité

Reconnaître que la souffrance et l'échec personnel fait partie de l'expérience partagée par l'humanité.La frustration par rapport au fait que les choses ne se produisent pas comme désiré est souvent accompagnée d'un sentiment irrationnel d'isolement, d'être seul(e) à vivre ces situations. Reconnaître que l'on est humain est aussi reconnaître que les pensées, les émotions et les comportements sont affectés par des facteurs «externes» tels que l'histoire parentale, la culture, les facteurs génétiques et environnementaux, ainsi que par les comportements et les attentes des autres. Cette reconnaissance aide à être moins critique sur ses faiblesses personnelles.

 

​- La pleine conscience

Observer les pensées et les émotions négatives telles qu'elles sont, sans essayer de les nier ou de les supprimer, et sans les juger.Le fait de relier ses propres émotions et pensées à la nature humaine aide à percevoir sa propre situation dans une plus large perspective. Cette observation aide à ne pas se sur-identifier à ses pensées et émotions, ce qui prévient d'être emporté(e) par une réactivité négative, favorisée par un focus étroit et une rumination des émotions négatives.

 

Ce travail axé sur la bienveillance et la compassion envers-soi est le cœur de mon travail. En effet la majorité des problématiques alimentaires, comme celle de Pierre, sont d'ordre émotionnel. Se comporter envers-soi en ami avec douceur et sollicitude, accueillir la honte et la culpabilité avec bienveillance, renoncer à tout contrôler parfaitement sont des éléments centraux visant à renouer avec un rapport sain avec son corps et la nourriture.

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 13:31

"Il est plus facile de renoncer à ce qui nous est autorisé que de renoncer à ce qui nous est interdit."

S'autoriser à manger lorsque l'on éprouve un besoin va nous permettre de justement répondre de manière adaptée à ce besoin. Prenons l'exemple du besoin de manger pour se réconforter. Beaucoup de personnes soucieuses de leur ligne se l'interdisent, cela induit une lutte contre cette envie qui se traduit par un sentiment de frustration qui bien souvent engendre des grignotages et de la culpabilité. 
En s'autorisant à manger pour se réconforter et en jouant le jeu au maximum (en savourant et en ayant conscience que l'on se fait du bien) nous pouvons observer que notre besoin de réconfort est comblé et que notre humeur s'est régulée.

En s'autorisant à manger pour nous réconforter nous pouvons aussi faire le choix de ne pas manger quand nous jugeons que nous n'en éprouvons pas le besoin.

Cet exemple illustre à merveille ce qu'est la liberté:  la capacité à répondre de manière adapté à ce qui nous semble bon pour nous. La perte de cette liberté est au coeur de toutes les difficultés avec la nourriture. Mon métier consiste justement à redonner à mes patients la capacité d'agir librement.

 

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 11:30

http://www.tounsia4ever.com/images/stories/bras-de-fer-politique.png

Avez-vous parfois l'impression que votre rapport à la nourriture ressemble parfois à un bras de fer?

 

D'un côté la tête qui impose le contrôle ("ne mange pas" , "tiens jusqu'au dîner"...) et de l'autre le corps qui demande à être nourri (de nutriments mais aussi de plasir).

Qui gagne le plus souvent ce bras de fer?

N'êtes-vous pas épuisé de lutter?
Pensez-vous qu'il soit possible de gérer votre alimentation et votre poids en luttant?

Voyez-vous une alternative à cette lutte?

N'hésitez pas à réagir à ce billet.

 

Très bonne journée.

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 12:42

Beaucoup de mes patients mangeant sous l’impact de leurs émotions m’évoquent les ruminations comme une partie majeure de la problématique.

 

Le ruminant est toujours dans le passé. Il répète indéfiniment les mêmes pensées destructrices (« pourquoi ai-je fait cela ? » « si seulement les choses avaient été différentes »…). Le ruminant utilise toujours les mêmes mauvais réflexes : face à des difficultés, les ressasser encore et encore, au lieu de les résoudre (même partiellement) ou de les tolérer en continuant à avancer dans la vie.

Comme le précise le docteur Christophe André, en cas de rumination, la solution ne viendra pas de l’esprit (ex : penser à autre chose  ou encore essayer de ne pas penser) mais de l’action : aller marcher, parler à un proche. Le psychiatre ajoute même que la rumination est aggravée par la solitude et l’immobilité.


Autre piste intéressante pour ne plus se laisser dominer par les ruminations : la méditation en pleine conscience. Cette forme de méditation vise à développer la capacité à s’ancrer dans le moment présent. Un exercice simple peut consister par exemple à observer plusieurs fois par jour sa respiration. Lors de cet exercice l’esprit va naturellement vagabonder, le but de l’exercice sera alors d’essayer de ramener son attention sur les sensations associées à la respiration. La méditation permet également d’apprendre à « faire avec » l’inconfort plutôt que d’essayer de le faire disparaitre (les ruminations ne sont-elles pas une solution de faire disparaitre l’inconfort émotionnel ?).

 

Pour conclure, l’inconfort émotionnel associé aux ruminations nous plonge parfois dans l’inaction et nous détourne de ce qui important pour nous (ami, loisir…). Les solutions pour avancer sont doubles : investir de l’énergie dans l’action et développer la pleine conscience du moment présent.

 

Lecture conseillée

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 16:07

 

"c'est au coeur de la tourmante que se trouve le calme"

 

Notre tendance à fuir nos émotions désagréables contribue à les entretenir.

 

Florian SAFFER - cabinet de diététique comportementale

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 12:40

Souvent, nous mangeons parce que nos émotions le réclament.

 

Voici une petite astuce permettant de réduire l'impact de cette alimentation émotionnelle:

 

 Avant de manger définissez vos intentions

Vous vous sentez triste ou solitaire et vous allez vous lancer dans un grand plat de crème glacée. Parfait ! Mais admettez d’abord ce que vous allez faire en disant à haute voix : «Je n’ai pas faim, mais je vais quand même manger.» Brian Wansink, chercheur en diététique à l’Université Cornell, a connu un grand succès avec les bénévoles qui ont accepté de mettre cette méthode à l’épreuve. Prendre simplement le temps de penser à ce que vous allez faire peut vous dissuader de le faire. Sinon, le seul fait d’admettre que vous mangez alors que vous n’avez pas faim peut en faire passer le désir.

 

Florian SAFFER - diététicien - comportementaliste

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Livre sous la direction de Kevin Polk et Benjamin Schoendorff comprenant un chapitre dédié à l'utilisation de la thérapie ACT dans les troubles alimentaires rédigé par Florian Saffer.
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