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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 16:09

Le monde dans lequel nous vivons véhicule en permanence des images caricaturales de ce qu'est la réussite. Celui qui réussi est fort, il a de volonté, il ne se laisse pas déstabiliser par les échecs. Celui qui réussi c'est celui qui se maîtrise et qui ne laisse échapper aucun signe de vulnérabilité. Celui qui réussi n'a pas d'état d'âme, il contrôle, gère et traverse toutes les épreuves la tête haute.

Or ce "killer" auquel nous devrions ressembler pour compter est un leurre, une création fantasmatique que l'on nous impose.

Ce killer n'existe pas, tout être humain est confronté à des émotions inconfortables comme la honte ou la peur de ne pas être à la hauteur, tout être humain connaît le sentiment d'impuissance ou la peur d'être rejeté. Toute personne vivant sur cette terre a connu l'échec et en a été fortement affecté. Nier cette réalité revient à nier notre part d'humanité.

Il est toujours possible d'essayer de coller à l'image du "killer", c'est le cas de l'un de mes patients que nous nommerons ici Pierre.
Il affiche en permanence la façade d'un homme qui contrôle tout. Il ne laisse paraître aucun signe de faiblesse. Lorsque sa femme l'a quitté et que ses amis prenaient de ses nouvelles il avait toujours la même phrase à la bouche "c'est la vie, je vais de l'avant" en dissimulant toute trace de tristesse. Pour ses amis Pierre vivait parfaitement bien les choses.
Professionnellement Pierre est un avocat talentueux et lorsqu'il avait la malchance de perdre un procès il met tout en œuvre pour contrôler ses émotions, "il faut être positif, toujours!".
Pierre, celui que tout le monde perçoit comme un "killer" est au fond de lui un être extrêmement triste, il travaille à outrance pour ne pas ressentir d'émotion, il boit le soir pour "se vider la tête", il mange (beaucoup) pour s'anesthésier...Il prend du poids ce qui induit chez lui un fort sentiment de honte qu'il essaie de contrôler en étant un "killer" dans sa façon de gérer son poids (régime protéiné, sport à outrance...).

Pierre celui que tout le monde prend en exemple comme un modèle de réussite est en fait un être humain comme nous tous donc un être vulnérable.
En essayant de contrôler son inconfort Paul s'est coupé de sa part d'humanité.

Dans son ouvrage La grâce de l'imperfection - Laissez tomber ce que vous pensez devoir être et soyez qui vous êtes - la chercheuse sur les émotions Brené Brown propose plusieurs pistes pour vivre en harmonie avec notre vulnérabilité. Elle propose même de faire de cette vulnérabilité une force.

L'un des axes les plus importants proposés par Brené est de développer la compassion pour soi. Comme l'explique une autre spécialiste des émotions Kristin Neff la compassion pour soi repose sur trois composantes:


- La bienveillance envers-soi

Être chaleureux(se) et compréhensif(ve) envers soi-même dans les moments douloureux, d'échec ou de sentiment d'être inadéquat(e), plutôt que d'ignorer les difficultés ou de se critiquer négativement.

 

- La reconnaissance de son humanité

Reconnaître que la souffrance et l'échec personnel fait partie de l'expérience partagée par l'humanité.La frustration par rapport au fait que les choses ne se produisent pas comme désiré est souvent accompagnée d'un sentiment irrationnel d'isolement, d'être seul(e) à vivre ces situations. Reconnaître que l'on est humain est aussi reconnaître que les pensées, les émotions et les comportements sont affectés par des facteurs «externes» tels que l'histoire parentale, la culture, les facteurs génétiques et environnementaux, ainsi que par les comportements et les attentes des autres. Cette reconnaissance aide à être moins critique sur ses faiblesses personnelles.

 

​- La pleine conscience

Observer les pensées et les émotions négatives telles qu'elles sont, sans essayer de les nier ou de les supprimer, et sans les juger.Le fait de relier ses propres émotions et pensées à la nature humaine aide à percevoir sa propre situation dans une plus large perspective. Cette observation aide à ne pas se sur-identifier à ses pensées et émotions, ce qui prévient d'être emporté(e) par une réactivité négative, favorisée par un focus étroit et une rumination des émotions négatives.

 

Ce travail axé sur la bienveillance et la compassion envers-soi est le cœur de mon travail. En effet la majorité des problématiques alimentaires, comme celle de Pierre, sont d'ordre émotionnel. Se comporter envers-soi en ami avec douceur et sollicitude, accueillir la honte et la culpabilité avec bienveillance, renoncer à tout contrôler parfaitement sont des éléments centraux visant à renouer avec un rapport sain avec son corps et la nourriture.

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 10:46

Dans l’inconscient collectif la pensée selon laquelle pour perdre du poids il faut en baver est profondément incrusté. On a rien sans rien ou la version anglo-saxonne « no pain no gain » sont des adages auxquels beaucoup adhère.
Ce dogme que la volonté et l’autodiscipline sont la clé pour une meilleure santé est d’ailleurs relayé par presque tous les professionnels de santé.

Or beaucoup de travaux de recherche montrent que gérer son poids en étant rigide et avec beaucoup de discipline aboutit souvent à un échec.
Plusieurs travaux ont par exemple montré que les personnes suivant un régime hypocalorique contrôlé ont davantage de risque de manger de manière compulsive lorsqu’elle rencontre des difficultés émotionnelles. D’ailleurs les régimes hypocaloriques augmentent fortement le risque de développer des troubles alimentaires. Tout se passe comme si le cerveau prenait l’habitude de fonctionner sur un mode de fonctionnement alternant contrôle/perte de contrôle.
De plus l’hypercontrôle augmente le sentiment d’insatisfaction corporelle. Plus je me prive pour mincir, plus je me trouve grosse et moche.

 

Quelle alternative alors ?

 

Faut-il abandonner toutes tentatives de gérer son poids ? Faut-il donc se résigner ?

Selon mon avis ce n’est pas le fait d’agir sur son poids qui pose problème, c’est l’attitude que nous allons adopter face à cette problématique qui prime.

Généralement être dur envers soi, tout s’interdire, fonctionner avec des règles rigides (« jamais de sucreries »), ou encore de manière dichotomique (réussi/loupé, bon/mauvais) ne peut qu’échouer sur du long terme.

 

L’alternative à cette attitude tyrannique et rigide serait d’adopter une attitude plaçant la compassions envers-soi au cœur de la démarche.
Etre compatissant envers soi c’est avant tout se comporter avec bienveillance : s’écouter, ne rien s’interdire de manière catégorique, ne pas accumuler de frustration.
Celui qui se comporte envers soi avec compassion sait se pardonner lorsqu’il a un peu trop mangé, cela l’encourage à simplement être plus vigilant le lendemain.
Etre bienveillant et compatissant envers-soi s’est finalement se comporter envers soi en ami.

D’ailleurs si vous deviez conseiller la personne que vous aimez le plus sur terre sur un programme amincissant lui conseillerez-vous de se priver ? de se frustrer ? J’imagine que non. Vous auriez envie que son programme minceur se passe de la manière la plus agréable possible.


Beaucoup de personne assimile la bienveillance au laxisme. Mais que diriez-vous à un ami qui a vidé le frigo suite à un gros stress ?
« tu n’es qu’un nul, tout est fou, tu n’as qu’à continuer à manger » ? J’imagine que non, vous auriez juste envie de dédramatiser la situation et j’imagine que vous l’inviteriez, avec beaucoup de bonté, à reprendre son programme amincissant dès le prochain repas.
Etre compatissant et bienveillant envers-soi s’apparente donc à la meilleure façon d’être persévérant et donc d’arriver à un véritable changement de comportement.

 

Etre compatissant envers-soi, comme vous l’avez compris, c’est aussi admettre qu’en tant qu’être humain nous sommes régulièrement confrontés aux difficultés et aux échecs et que cela fait partie de la vie de chacun. Etre compatissant envers-soi s’est se réconforter dans ces moments plutôt que de se laisser dominer par les critiques (« je ne suis qu’un nul », « je suis juste bon à me goinfrer »…).


Enfin être compatissant envers-soi c’est aussi admettre que nous n’avons pas une toute puissance sur notre corps. Que nous ne seront peut-être jamais aussi mince et aussi beau que nous l’aimerions. C’est apprendre à vivre avec l’inconfort d’être insatisfait. La compassion envers-soi est donc une attitude favorisant l’acceptation de soi. Une acceptation qui n’est pas synonyme de résignation mais une acceptation qui libère de l’énergie pour pouvoir se consacrer aux choses vraiment importante de l’existence (relation sociale, santé, loisir, spiritualité…).

 

Un peu de lecture sur la compassion pour soi
S'aimer, se réconcilier avec soi-même
Kristin Neff 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 13:04

Voici un petit exercice sur l’image corporelle que je propose très souvent à mes patients.

Observez cette pomme et observez les pensées que votre tête génère.

pomme.jpg

Il suffit généralement de quelques secondes pour observer des pensées sur cette simple image.
Il est impossible de ne pas avoir de pensée, quoi que nous fassions notre intelligence créée des histoires. Remarquons que la pensée « je n’ai pas de pensée sur cette pomme » est elle-même une pensée observable, c'est-à-dire une histoire que la raconte la tête.

Il est important que mettre en évidence que nous vivons à chaque instant une double expérience :
-l’expérience des 5 sens : je suis capable d’observer la couleur de cette pomme, sa forme…
- et en même temps une expérience mentale : les histoires que raconte ma tête autour de cette pomme

Notre tête est ainsi faite elle a un avis sur tout, elle critique, compare, juge constamment et cela de manière indépendante de notre volonté.

Chez les personnes souffrant de leur image corporelle, on observe souvent une confusion entre l’expérience sensorielle (comme se voir dans un miroir) et l’expérience mentale associée (« je suis une grosse vache »).

Pour les personnes en souffrance avec leur apparence beaucoup d’énergie est investie pour diminuer ces pensées cela peut se traduire par plusieurs attitudes :
- l’évitement expérientiel : j’évite d’aller à la piscine pour ne pas être malaise, je décline un rencard par peut d’être rejeté,  je m’isole pour ne pas être confronté aux jugements des autres…
- la lutte : j’essaie de modifier mon apparence en espérant que les jugements cesseront
- la limitation de la vie à la lutte : au lieu d’avoir une vie qui a du sens, l’énergie est investie à contrôler.

Prenons l’exemple d’Annie. Très complexée par ses rondeurs elle enchaine les régimes dans l’espoir d’être enfin bien dans sa peau. Elle évite les sorties…et vit dans la croyance qu’elle pourra être heureuse quand son problème de poids sera résolu. Annie espère que sa tête arrêtera de la juger lorsqu’elle sera mince. Or chaque fois qu’elle a minci sa tête ne cessait pas pour autant les critiques « si tu remanges tu vas grossir », « tu as minci mais ta poitrine reste aussi moche »…

En fait les pensées que nous avons sur nous sont naturelles et bien souvent critiques. Certains chercheurs estiment que 2/3 des histoires que raconte notre tête sur nous sont des jugements négatifs. Impossible d’échapper à cela. Notre tête est ainsi faite elle aime chercher des défauts, des erreurs…
Cela explique que lorsque nous mettons nu devant un miroir pour la plupart d’entre nous nous vivons une expérience désagréable, inconfortable. Cela est naturel et n’a rien de pathologique. Cela signifie juste que la tête fait son travail.

Beaucoup de travaux sur la souffrance psychique mettent en évidence que la souffrance ne vient pas des pensées critiques mais de la volonté de  vouloir les contrôler ou les éviter.

Emettons une remarque, beaucoup de mes patients m’évoquent que si nous pouvions avoir le corps parfait la tête n’aurait plus rien à dire. Or pour revenir à notre pomme, que j’ai choisie comme étant la représentation parfaite de la beauté fruitière, au moins 70% de mes patients trouvent des défauts à cette pomme : « trop belle pour être vraie », « moi je préfère les pommes plus naturelles », « elle doit être retouchée par photoshop », « saloperie de société de consommation qui privilégie la beauté à la qualité »…
Nous pouvons imaginer que même lorsque Brad Pitt est nu devant un miroir sa tête le critique « tu étais plus séduisant avant », « à quoi vas-tu ressembler dans 10 ans », « que va-t-on penser de tes cheveux longs », « tu es juste bon à obtenir des rôles de beau garçon »…
Bref en tant qu’humain nous ne pouvons pas échapper aux jugements critiques de notre tête.

La seule alternative que nous avons est d’interagir différemment avec cette expérience mentale. Cela peut passer par la prise de conscience que cet inconfort n’est pas une anomalie qu’il faut à tout prix faire disparaitre. La prise de distance avec le langage est également intéressante ; cela consiste à observer nos pensées comme de simples pensées sans jugement. Certaines de ces pensées jouent le rôle « d’hameçons » nous entrainant vers des comportements de lutte ou d’évitement. L’observation (ou la pleine conscience pour reprendre un terme à la mode) permet d’identifier les hameçons ce qui donne la possibilité de n’a pas y mordre.
Prenons l’exemple de l’hameçon « une grosse vache comme toi n’a pas n’est pas digne d’amour » est souvent un hameçon auquel Annie mord et qui l’entraine vers des conduites de repli ou de restriction calorique. Observer que cet hameçon n’est qu’un hameçon met la distance suffisante pour être dans la capacité de faire un choix (mordre ou ne pas mordre).

En gros la démarche consiste à sortir d’un rapport de lutte contre le ressenti intérieur pour avancer vers un rapport d’accueil bienveillant de l’inconfort.

En se référant au modèle de la thérapie d’acceptation et d’engagement, l’acceptation va être au service de l’engagement  c'est-à-dire faire des choses importantes pour soi malgré l’inconfort.

Revenons à Annie, pendant qu’elle investit son énergie à contrôler son inconfort la vie passe. Une vie qu’elle met entre parenthèses en espérant un jour ne plus ressentir d’inconfort.  Une vie dans laquelle elle s’interdit de voir du monde, de construire une relation intime, d’incarner réellement sa féminité, de faire les loisirs qu’elle aimerait faire…une vraie vie quoi.

Et si Annie était la personne que vous aimiez le plus sur terre quelle regard porteriez-vous sur elle ?
                                                                                                                           

Florian SAFFER - diététicien
Thérapeute ACT (acceptance and commitment therapy)

#body acceptance #acceptation corporelle #image de soi #thérapie d'acceptation et d'engagement #tyrannie des régimes #pleine conscience

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 12:18

Pour beaucoup de personne souhaitant perdre du poids leur ressenti s'apparente souvent à une lutte, une bagarre contre la nourriture et leurs sensations alimentaires. Cela se traduit la plus part du temps par une aggravation des préoccupations en lien avec l'apparence corporelle et une augmentation de l'inconfort.

L'attitude qui me semble la plus adaptée pour gérer son poids consiste selon mon expérience à utiliser la bienveillance comme une boussole.

Voici un exercice inspiré de la thérapie d'acceptation et d'engagement (ACT) que j'utilise beaucoup avec mes patients; cet exercice se réalise en deux temps. Il consiste dans une première étape à déterminer ce qu'est une attitude bienveillante.

 

Voici l'exemple d'Annie

 bienv.JPG

La seconde partie de l'exercice consiste à inviter le patient à observer ses pensées qui ont pu l'éloigner de cette direction.

 

L'exemple d'Annie

 cognition.JPG

Ces exercices présentent plusieurs intêrets; ils permettent au patient:

 

- de clarifier ce qui a du sens pour eux, comme par exemple, dans le cas d'Annie, passer des bons moments à table en famille et avec les amis,

- d'identifier des comportements bienveillants concrets et facilement applicables (déguster, limiter l'achat de "cochonneries", manger plus lentement...)

- de gagner en souplesse (une attitude bienveillante s'oppose à une attitude rigide et tyrannique)

- de prendre une distance par rapport à leurs pensées critiques

- de cultiver la compassion pour soi (la compassion pour soi repose sur une attitude bienveillante envers soi et sur la capacité à observer ses pensées critiques avec un peu de distance)

J'utilise également des variantes de cet exercices en utilisant la compassion ou encore le respect comme boussole.

 Florian Saffer 

#compassion pour soi #bienveillance #psychonutrition #diététique comportementale #thérapie d'acceptation et d'engagement #diététicien comportementaliste

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 16:19

prezi

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 13:45

Pour commencer une petite histoire:

 

Le papa de Paul 4 ans vient de lui retirer les roulettes de son petit vélo. C'est un grand jour pour Paul il va enfin apprendre à faire du vélo comme un grand. Paul se lance encouragé par son papa, premier coup de pédale le vélo avance, on peut lire la fierté sur le visage du petit garçon mais soudain arrive le premeir virage et c'est la chute. L'enfant est en pleure, son genoux est égratigné... mais heureusement son papa est là pour le prendre dans ses bras, le réconforter par des mots doux, lui soigner ses petits genoux. Grace à cette attitude compatissante, douce, bienveillante il y a fort à parier que le petit Paul n'aura aucune appréhension à se remettre en selle dès le lendemain. Le petit Paul pourra alors tenir compte de son échec précédent afin de ralentir à l'entrée du virage ce qui lui permettra, je n'en doute pas, de progresser et de devenir une petite star de la bicyclette.

 

Je vous imagine devant votre écran : "mais où veut-il en venir? quel est le rapport avec le comportement alimentaire?"

 

Ma réponse va être simple, nous pouvons tirer plusieurs conclusion de cette petite histoire;

 

La première: lorsque l'on essaie d'apprendre un nouveau comportement (faire du vélo mais aussi adopter une alimentation saine), il est normal de sa casser la figure. Cela fait partie intégrante du changement.
Ne soyez pas trop déçu si vous n'arrivez pas à modifier vos comportements alimentaires rapidement.

 

La seconde : les chutes peuvent nous être utiles pour progresser.
La prochaine fois que vous mangez trop ou de manière compulsive, demandez-vous si cette "sortie route" vous a appris quelque chose (par exemple que de mauvais rythmes alimentaires vous sont préjudiciables...).

 

La troisième : lorsque nous tombons nous avons besoin de douceur, de compassion et de bienveillance.
Apprenez donc à ne pas réagir à votre culpabilité (cette fameuse culpabilité qui passe son temps à vous dire que vous êtes nul!), faites preuves de compassion envers vous, n'oubliez pas qu'après une chutte douloureuse vous avez besoin de douceur. Cette "auto-compassion" est certainement la meilleure attitude à adopter, elle vous permettra de remonter en selle plein de détermination.

 

http://denischemilliergendreau.files.wordpress.com/2011/05/compassion.jpg?w=595

 

Florian SAFFER - diététicien - nutritionniste et comportementaliste DU

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 13:42

Quelle attitude adopteriez-vous avec une amie en difficultés avec la nourriture?
La bienveillance, la compassion, la tolérance...n'est-ce pas?
Pensez-vous que devant vos difficultés vous puissez vous comporter avec vous comme avec votre meilleure amie?

 

#compassion pour soi #self compassion diet

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Livre sous la direction de Kevin Polk et Benjamin Schoendorff comprenant un chapitre dédié à l'utilisation de la thérapie ACT dans les troubles alimentaires rédigé par Florian Saffer.
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