Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 17:43

Bonjour Mr Saffer, mon enfant de 4 ans ne mange pas le matin.
Certains nutritionnistes considèrent ce repas comme capital. Ma diététicienne considère quand à elle que les enfants savent s'écouter et se réguler et que s’ils n'ont pas faim le matin c'est qu'ils n'ont pas besoin de manger. Quel est votre avis sur le sujet?

 

Ma réponse:

Votre diététicienne a raison, l'écoute des sensations alimentaires est importante. Il est indispensable pour un enfant de reconnaitre sa faim et de la respecter.

D'un autre côté le petit déjeuner est un repas très important pour l'équilibre alimentaire. Prendre un petit déjeuner est associé à un meilleur apport en de nombreuses substances nutritionnelles précieuses (vitamines, minéraux...).
Des études récentes ont également mis en évidence que la prise de ce repas était corrélé à des effets positifs sur la performance cognitive, la mémoire, l'attention et la créativité. En gros les enfants scolarisés ont davantage intérêt à prendre un petit déjeuner que de si soustraire. 

Dans les pays latins nous avons une chronologie de la prise alimentaire qui repose sur un système éducatif qui amène l'enfant à "avoir faim au bon moment" ; avoir faim le matin résulte donc d'un apprentissage. 

Dans le cas de votre enfant il est peut-être intéressant de se poser la question suivante : comment aider avec bienveillance notre enfant à prendre ce repas?

Voici quelques pistes qui vous seront peut-être utiles:

- Se donner du temps. Acquérir un nouveau comportement demande du temps. En étant trop pressé vous risquez de mettre une pression contre-productive à votre enfant.

- Créer un cadre propice. Les enfants ont besoin de temps le matin. Il convient de pouvoir consacrer au moins 20 minutes à ce repas. Pour cela il convient d'être bien organisé, de ne pas se lever au dernier moment...

- Inviter l'enfant à goûter une bouchée sans le forcer et sans auncune pression, ce repas doit rester agréable, convivial 

- Donner l'exemple. Les enfants sont plus susceptibles de manger le matin si, dans leur famille, les adultes prennent aussi leur petit déjeuner

- Proposer, dans un premier temps, des aliments appréciés par l'enfant

- Commencer par prendre un petit déjeuner en famille le week end

- Alléger légèrement le dîner afin que votre enfant ait un peu faim le matin

Bien évidement cette liste n'est pas exhaustive, il est possible que vous trouviez vous même vos solutions. L'important est de placer la bienveillance au cœur de votre démarche.

bonne journée

 

Florian

Repost 0
Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans alimentation de l'enfant la question au diététicien dietetique
commenter cet article
23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 09:03

Voici une question qui m'est régulièrement posée par mes patients ou mes élèves.

 

La réponse est oui! Mais attention ce n'est pas le stress aigu qui entraine une prise de poids mais bien le stress chronique ou stress mal géré.

 

En effet le stress chronique perturbe notre fonctionnement hormonal. Petite explication scientifique:

 

Lorsque qu'un stress chronique s'installe, les glandes surrénales libèrent de grandes quantités de cortisol (hormone du stress).

 

De petites quantités de cortisol sont bénéfiques mais lorsque sa sécrétion se prolonge, l'hormone du stress peut alors avoir des effets néfastes sur nos métabolismes.

 

Cette hormone agit à différents niveaux:

 

Augmentation de l'envie de "calories"

 

D'abord, il envoie de puissants signaux au cerveau qui augmentent nos fringales pour des aliments qui nous font plaisir ou des aliments « réconfort », comme les biscuits, les glaces, le fromage...

L'impact du cortisol sur la prise alimentaire passe en partie par le neuropeptide Y, synthétisé au niveau de l'hypothalamus et puissant stimulant de la prise alimentaire. Ce neuropeptide Y agit également sur la production d'insuline et le stockage des graisses de réserve.

 

Augmentation du stockage de gras

 

Ensuite, le cortisol agit comme un signal pour nos cellules graisseuses : il leur demande de conserver plus de graisses et d'en libérer aussi peu que possible. Ces graisses sont majoritairement stockées au niveau abdominal.

 

Dysfonctionnement de la sérotonine

 

L'hormone du stress peut également interférer avec la sérotonine, un des messagers chimiques de l'humeur de notre cerveau, et conduire à une sensation de dépression et, encore une fois, à encore plus d'envies d'aliments de consolation. Précisons que la sérotonine contrôle également les sensations de faim. Lorsque la sérotonine ne fonctionne pas bien les envies irréspressibles de sucre sont fréquentes. (lire : le plein de sérotonine dans l'assiette )

 

Perturbation de l'hormone de croissance et de la thyroide

 

De plus, le cortisol interfère avec l'hormone de croissance(GH) avec pour résultats une perte musculaire et un gain de masse grasse. Précisons que l'hormone de croissance est majoritairement pendant le sommeil profond (avec un pic entre 2 et 3h du matin), or le stress, bien souvent, entraine des troubles du sommeil ce qui vient perturber la synthèse de GH.

Enfin, une élévation continuelle de l'hormone du stress peut affaiblir le fonctionnement de la thyroïde et faire en sorte que notre métabolisme ralentisse. (lire : stress et hypothyroïdie )

 

Quelques pistes

 

- garder de bons rythmes alimentaires et prévoir des collations

- adopter des bons rythmes de vie(lire : Stress: A la recherche du temps choisi et du temps pour ralentir, observer et choisir )

- s'organiser (planifier/hiérarchiser les taches par ordre d'importance...)

- méditer

- pratiquer des exercices de cohérence cardiaque (lire : la cohérence cardiaque pour aider à mincir )

- s'écouter

- apprendre à déléguer

- s'organiser des "rituels" agréables (ex : pause thé à 10h)

 

Florian SAFFER - diététicien - comportementaliste 

 

 

 

Repost 0
Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans la question au diététicien stress comportement alimentaire
commenter cet article
2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 10:09

"Bonjour Mr Saffer,

 

j'approche de la cinquantaine et je me fais beaucoup de soucis pour ma santé. Mes deux frères ainés ont fait un infarctus et mon père est décédé à 54 ans d'une crise cardiaque. Mon médecin se contente de me prescrire des médicaments. Je suis persuadé qu'une alimentation saine est favorable mais je suis noyé dans des informations bien souvent contradictoires. Pouvez-vous me donner quelques conseils? "

 

Ma réponse:

 

Bonjour Monsieur,

 

Effectivement la meilleure prévention de l'infarctus est comportementale. Elle consiste à adopter un mode de vie protecteur (alimentation, activité physique, gestion du stress...). Parmi ces facteurs l'alimentation joue un rôle crucial.

 

Contrairement à ce que l'on peut lire sur internet ou dans la presse aucun aliment ou complément alimentaire consommés de manière isolée n'a un véritable intérêt; le plus important est d'adopter un modèle alimentaire sain.

 

Voici quelques recommandations:

 

Adopter une alimentation d'inspiration méditérranéenne. Voici les grandes lignes de ce modèle "cardio-protecteur"

 

- éviter les aliments industrialisés, transformés...il est donc préférable de cuisiner soit même à partir d'aliments de base frais ou surgelés,

 

- préserver une alimentation plaisir. Il n'est ici pas question de se mettre en restriction et de se frustrer. L'alimentation méditérranéenne est une alimentation colorée, savoureuse, riche en arôme.

 

- les légumes doivent être présents à chaque repas sous des formes variées (crudités, potages, légumes cuits...).
Les fruits sont d'excellents desserts. Place aux fruits de saison mais aussi aux compotes sans sucre ajouté, aux salades de fruits maison. Penser également aux fruits séchés (abricots, pruneaux, figues...à  préférer bio pour éviter les sulfites!), ils sont idéals pour une collation.

 

- Les féculents (avec les légumes) doivent être la base de l'alimentation: consommer des céréales complètes et semi-complètes (pain bis au levain, riz sauvage, boulgour...) quotidiennement mais aussi des légumineuses (pois chiches, haricots blanc, rouges, lentilles...) au moins deux fois par semaine.

 

- consommer des bonnes graisses : huile d'olive pour les polyphénols mais aussi de l'huile de colza et de noix pour les oméga 3. Compléter ces huiles par des fruits à coque : noix, noisettes, amandes...La noix se marie très bien avec le fromage (à consommer avec modération) et avec les crudités. Petit conseil : les casser au dernier moment pour préserver les oméga 3.Rien ne sert de cuisiner "light", il suffit de bien choisir ses matières grasses!

 

- supprimer de votre alimentation les huiles de pépin de raisin, tournesol, arachide et les margarines anti-cholestérol (du marketing!). Ces corps gras sont pro-inflammatoires...ennemi du coeur.

 

- consommer suffisamment de poisson (y compris des poissons surgelés et en conserve . Des poissons blancs (colin, limande, lieu...), des poissons gras comme les sardines, maquereaux, hareng, saumon... qui regorgent d'oméga 3 (cardio-protecteur) mais aussi des fruits de mer (crevettes, moules, huitres...). Consommer  des produits de la mer au moins un jour sur deux. Consommer au moins 1 poisson gras par semaine (2 à 3 dans l'idéal).

 

- Ne pas abuser des viandes : 2 à 3 portionsde 100 à 150g  par semaine sont largement suffisantes.Alterner volaille, boeuf, porc, lapin...

 

- Penser aux oeufs (même si vous avez du cholestérol), ils sont excellents pour le coeur. Les préférer riche en oméga 3 (filière lin, bleu blanc coeur). En consommer 2 à 3 fois par semaine.

 

- limiter les graisses saturées : graisses industrielles, beurre, charcuteries, fromage. Rien ne justifie de les supprimer définitivement; limiter le fromage à une petite portion par jour et les charcuteries à une fois par semaine. Préférer de très bons produits, les consommer en petites quantités et les déguster. Le principe du "moins mais mieux"!

 

- Ne pas oublier les laitages, les méditérranéens en consomment notamment des produits fermentés (yaourt, fromage). Alterner entre vache, chèvre et brebis pour varier les plaisir.

 

- S'autoriser un ou deux verres de vin par jour. Cette boisson a un intéret majeur dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. Bien évidement à consommer avec modération.

 

- Abuser des épices, herbes fraiches et aromates. Curcuma, cumin, ciboulettes, ail, oignon, persil... permettent de donner du goût et d'apporter des phytonutriments protecteurs.

 

Exemple de menu d'inspiration méditérranéenne

 

petit déjeuner :

Thé

Tartines de pain semi-complet (bis) légèrement beurrées

yaourt nature + 1 petite cuillère à café de miel

fruit de saison

 

déjeuner:

Salade d'endives, noix + vinaigrette colza/olive

maquereau accompagné de carottes braisées (avec huile d'olive et oignons bien sur) + riz sauvage

pain bis au levain et un petit morceau de fromage de chèvre

fruit frais de saison

 

collation:

deux abricots secs

5 amandes

 

dîner:

salade de pois chiches (avec échalottes, ail et persil), vinaigrette à l'huile de colza

Brocolis cuit à la vapeur douce (ajouter un petit filet d'huile d'olive et du curry)
Yaourt au lait de brebis

Compote sans sucre ajouté + cannelle

 

Pour ceux qui aimeraient en savoir plus sur le sujet, je vous invite à vous procurer l'excellent  livre du cardiologue Michel De Lorgeril:

 

 

# diététique # Michel Delorgeril #prévenir infarctus # alimentation crétoise

 

Repost 0
Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans la question au diététicien alimentation santé
commenter cet article
27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 12:47

Bonjour, j'ai lu que notre alimentation était trop pauvre en bonnes graisses comme les oméga 3. Où trouver ces graisses et quelle quantité en consommer?

Merci pour votre réponse


Florian SAFFER:

Vous avez raison les oméga 3 sont des graisses intéressantes, elles sont effectivement sous consommées par un grand nombre de français.

Ces graisses jouent plusieurs rôles dans l'organisme:

- elles permettent aux membranes de nos cellules de bien fonctionner; les oméga 3 sont à ce titre indispensables pour que les cellules de notre cerveau (les neurones) communiquent bien entre elles.

Les cellules de notre intestin se renouvellent rapdiement, un apport régulier d'oméga 3 leur est également indispensable.

- Elles permettent à notre sang d'être suffisament fluide, ce qui permet de réduire le risque de maladies cardiaques.

- Elles réduisent les phénomènes inflammatoires; les phénomènes inflammatoires sont impliqués dans beaucoup de maladies comme l'arthrite, mais aussi certaines formes de diabète ou encore certaines maladies cardio-vasculaires


Les omega 3 se trouveront dans l'alimentation, en privilégiant certains aliments:
-l'huile ce Colza, huile de noix,

-on ne trouve pas d'huile de lin en france car, bien que très riche en omega 3 (50%), elle rancit très vite et pourrait être toxique si elle est mal concervée. Mais on trouve les graines de lin dans tous les magasins Bio, une fois mixées, elles pourront être incorporées dans l'alimentation.

  -les poissons gras : thon, sardine, saumon, flétan, maquereau, hareng...

Je vous conseille d'utiliser quotidiennement une huile type noix ou colza pour assaisonner vos plats et de consommer des poissons gras une à deux fois par semaine. Pensez aussi aux poissons en conserve comme les sardines ou encore aux filets de harengs en marinade.
Quelques noix avec votre fromage ou lors de collation est également une façon gourmande d'apporter des bonnes graisses à votre organisme.

Petite idée de menu riche en oméga 3:

Salade de mache aux noix de grenoble
Lasagnes au saumon et aux courgettes
Salade de fruits de saison
Le tout accompagné de pain au lin

bon ap',

Florian

Repost 0
Published by Florian Saffer - diététicien - Bourgoin - Lyon - dans la question au diététicien alimentation santé micronutrition
commenter cet article
11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 15:27

Bonjour Mr SAFFER, j'adore les oeufs, or mon  médecin m'a conseillé de ne pas en abuser car j'ai tendance à avoir un peu de cholestérol. De plus il me semble que l'oeuf est un aliment gras à consommer avec modération.


Quel est votre avis? Combien d'oeuf puis-je manger par semaine?


Marie-Pierre



Bonjour Marie-Pierre,

L'oeuf est un aliment qui à longtemps été mis à l'index du fait de sa richesse en cholestérol. Beaucoup de médecins déconseillent encore les oeufs à leurs patients ayant une cholestérolémie un peu haute. Or ce conseil nutritionnel n'a pas de sens : notre taux de cholestérol sanguin n'est que faiblement influencé par le cholestérol de notre assiette. Le cholestérol sanguin étant majoritairement synthétisé par le foie.

Plusieurs études ont démontré leur innocuité dont une portant sur 110.000 hommes et suggérant que la consommation d'un oeuf par jour n'avait aucune incidence en terme de maladie cardiovasculaire.
D'autres études ont souligné qu'une alimentation riche en oeufs n'avait que des effets mineurs, voire aucun effet sur le taux de cholestérol sanguin.

Il semblerait même que l'apport de cholestérol alimentaire inhibe la synthèse de cholestérol par le foie.

Il serait domage de se priver d'un aliment aussi intéressant que l'oeuf. L'oeuf contient notamment :

- des protéines indispensables à l'entretien des muscles : 2 oeufs peuvent remplacer 100g de viande,
- des acides gras insaturés précieux pour la santé des artères,
- des  vitamines en grande quantité : A, B... indispensables aux fonctionnement de l'organisme
- des sels minéraux comme du fer (anti anémique), ou de l' iode...
- des antioxydants comme le sélénium et du coenzyme Q10

On trouve maintenant dans les magasins des oeufs riches en oméga 3 (acide gras protecteur cardiaque). Ces oeufs sont produits par des poules nourries avec des graines de lin. Ces oeufs portent le label "bleu blanc coeur".

http://www.fermelandefriere.com/images/bleu-blanc-coeur.gif
En pratique, l'oeuf peut vraiment être réhabilité dans notre cuisine, il peut remplacer la viande au menu plusieurs fois par semaine et être intégré dans de nombreuses préparations (quiche, flan de légumes, flan sucré...).

Florian SAFFER
Diététicien-comportementaliste

 
Repost 0
Published by Florian Saffer - diététicien diététicien Bour - dans la question au diététicien
commenter cet article
26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 16:12

Bonjour,

je reviens de vacances qui ont été propice aux sorties, restaurants, aux glaces sur la plage... résultats j'ai pris 2 kilos.
Que me conseillez-vous? Existe-t-il un régime express pour effacer ces excès?

Merci de votre réponse.

Alice



Bonjour Alice,

il est fréquent de prendre du poids pendant les vacances; je vous rassure ceci n'a rien d'inquiétant.

Lorsque notre organisme prend rapidement du poids, comme c'est également le cas lors des fêtes de fin d'année où nous avons tendance à TROP manger, la sensation de faim diminue légèrement les jours voir les semaines qui vont succéder.
Notre appétit est moins vorace, et notre cerveau oriente nos envies vers des aliments moins caloriques. Concrètement nous sommes rassasié avec des plus petites quantités et nous avons davantage envie de fruits, légumes...que d'aliments gras.

Cette adaptation permet aux français d'éliminer naturellement cette prise de poids en seulement quelques semaines.

 Suivre un régime n'a pas de sens et est même dangereux. Tous les régimes consistent à éliminer certains aliments, à manger à certaines heures, sans tenir compte de la sensation de faim ce qui peut s'avérer très frustrant.  A l'arrêt du régime, il est fréquent de connaitre de véritables crises de nourriture; les aliments "interdits" sont mangés de manière compulsive, en très grande quantité ce qui au final entraîne souvent une reprise de poids supérieure à la perte.

Pour conclure, plutôt que de faire un régime, je vous conseille d'être à 200% à l'écoute de vos sensations alimentaires. La machine humaine est parfaitement réglée, faites lui confiance.

Quelques petits conseils :
- demandez-vous si vous avez faim,
- faites attention aux quantités,
- préférez de petites portions quitte à vous resservir si vous avez encore faim,
- prenez le temps de manger
- et surtout évitez de vous peser!

Agréable journée

Florian SAFFER
Diététicien - comportementaliste



Repost 0
Published by Florian Saffer - diététicien diététicien Bour - dans la question au diététicien
commenter cet article
17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 18:26
Bonjour Mr SAFFER, lors de ma dernière prise de sang mon médecin c'est rendu compte que j'avais trop de triglycérides. Il ne m'a donné aucun conseils alimentaires. Que faire?
Simon


Florian SAFFER
Bonjour Monsieur,

les triglycérides sont des graisses qui circulent dans le sang. Un excès de triglycérides est néfaste dans la mesure ou ces graisses circulantes augmentent le risque de maladies cardio-vasculaires comme l'infarctus du myocarde.


Les triglycérides sanguins en excès peuvent être dus à :
  • un excès de poids,
  • un excès de glucides simples (produits sucrés, sucreries, chocolat, biscuits, boissons sucrées... et, parfois, fruits pour les gros consommateurs),
  • un excès d'alcool (deux verres par jour peuvent suffire à les augmenter).
Corriger ces facteurs donne d'excellents résultats, les triglycérides étant très sensibles aux variations diététiques.
 En gros si vous buvez de l'alcool tous les jours, réduisez votre consommation. Gardez le vin ou les apéritifs pour des moments particuliers. Si vous êtes très amateurs de sucre et de sucreries, divisez par deux leur consommation.

Attention l'idée est bien d'éliminer les "trop"; rien ne justifie de vous interdire quoi que ce soit. Modérez simplement votre consommation.

Je vous conseille également d'utiliser régulièrement des aliments riches en oméga 3, ce sont surtout l'huile de noix, l'huile de colza et les poissons gras. voir le billet sur comment consommer assez d'oméga 3.

Si vous présentez un surpoids, essayez d'identifier les autres "trop" de votre alimentation, apprenez à manger lentement selon vos sensations de faim, en dégustant. Faites vous éventuellement aider par un diététicien formé à l'approche non restrictive.

Si le taux de triglycérides ne diminue pas, un traitement par les fibrates peut être entrepris par votre médecin.

Bonne journée à vous,

bien cordialement,

Florian SAFFER

Repost 0
Published by Florian Saffer - diététicien diététicien Bour - dans la question au diététicien
commenter cet article
29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 18:25
Certains reprochent aux produits laitiers d'être dangereux pour la santé... or, toutes les études scientifiques sériereuses montrent que cette famille d'aliment est indispensable dans une alimentation équilibrée. Si vous aimez le lait, les yaourts, le fromage... ne vous en privez pas!

Les produits laitiers  ont deux intérets nutritionnels majeurs : leur richesse en calcium et leur richesse en protéines de qualité.

Avec une consommation quotidienne de viande /poisson et oeuf (150 à  200g) les  besoins en protéines sont générallement couverts.


L'apport en calcium est lui beaucoup plus difficile à  couvrir  sans produits laitiers. Une carence en calcium  a plusieurs conséquences:

- à court terme :  une moins bonne contraction musculaire,  crampes musclulaires...
- à long terme : une déminéralisatiàon osseuse (ostéoporose)  associée à un risque majoré de fracture

Voici quelques petites astuces pour couvrir ses besoins calciques sans consommer de produits laitiers:

- consommer quotidiennement une eau riche en calcium Contrex, Talians, Vittel, Courmayeur, Hepar

eau.JPG

- consommer régulièrement des sardines en conserve (à l'huile d'olive, à la tomate...). Générallement les arretes sont consommées, ces arretes sont extrèmement riches en calcium.

undefined
- consommer du "lait" d'amande au petit déjeuner ou lors de collation




Repost 0
Published by Florian Saffer - diététicien - Bourgoin - Lyon - dans la question au diététicien
commenter cet article
18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 16:24
D’un point de vue nutritionnelle la viande a plusieurs intérêts :
 
-         un apport en protéines de bonne qualité qui vont permettre l’entretien de la masse maigre (muscles). Chaque jour nous avons besoin environ de 1g de protéine par kilos de poids.
-         un apport important en fer qui est indispensable pour la formation des globules rouges. Une carence en fer entraîne une anémie. L’anémie entraîne une fatigue physique et psychique importante.
 
Il est possible d’apporter de « bonnes protéines » en consommant alors du poisson ou des œufs.
 
100g de viande = 100g de poisson = 2 œufs = 20g de protéines
 
Poissons et œufs sont également une source intéressante de fer même si leur teneur est inférieure à la plupart des viandes de boucherie.
 
On trouve également des protéines de qualité dans les produits laitiers. Un yaourt apporte 5g de protéines et une part de 30g de fromage 5 à 10g
 
Les protéines sont également présentes dans le règne végétal
-         les céréales contiennent des protéines mais leur qualité est inférieure à celle de la viande,
-         c’est également le cas pour les légumes secs (lentilles, pois…)
 
Toutefois en prenant la peine de consommer céréales et légumes secs au cours d’un même repas on obtient des protéines de qualité équivalente à celle de la viande.
 
Exemple d’associations judicieuses :
-         pain et salade de lentilles
-         semoule ou pois chiche
 
Enfin contrairement aux idées reçues le fer des végétaux (épinards, lentilles…) est très peu absorbé par notre organisme (3 à 4 fois moins que le fer de la viande). L’absorption de ce fer est réduite par la consommation de café et de thé et augmentée par la consommation d’un aliment riche en vitamine C au cours du même repas.
 
Il est donc conseillé aux personnes ne consommant pas de viande de consommer thé et café à distance des repas (au moins 2heure après) et de consommer à chaque repas une source de vitamine C (fruit cru, jus de citron …)
Repost 0
Published by Florian Saffer - diététicien - Bourgoin - Lyon - dans la question au diététicien
commenter cet article

 

approche comportementale
60 avenue du médipôle
38300 Bourgoin-Jallieu
0474283998

Le DVD

Articles Récents

Le livre sur la matrice ACT

Livre sous la direction de Kevin Polk et Benjamin Schoendorff comprenant un chapitre dédié à l'utilisation de la thérapie ACT dans les troubles alimentaires rédigé par Florian Saffer.
Livre dédié aux professionnels