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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 10:03

"mon enfant ne veut pas goûter un légume, je ne sais plus quoi faire".

Cette problématique est fréquente et souvent source de contrariétés chez les parents voir même de culpabilité. 
Il est fréquent dans ce cas que les parents est essayé de nombreuses stratégies inefficaces, ce qui peut conduire à l'épuisement et à la résignation "ça sera pâtes et jambon à tous les repas!".

Mon rôle de professionnel de l'accompagnement au changement consiste à proposer aux parents une stratégie bienveillante, facile à mettre en place et surtout efficace. 

De nombreux travaux scientifiques ont porté sur l'apprentissage du goût et sur le changement de comportement chez l'enfant.

Il est par exemple démontré qu'offrir un aliment à un enfant dans un contexte affectif positif entraine une augmentation de son appréciation. A l'opposé, le proposer dans un contexte négatif, par exemple en forçant ou en grondant, génère une diminution de son acceptation. 

Il est également bien connu qu'un enfant a besoin de nombreuses expositions pour qu'il puisse se familiariser avec un aliment. 


Concrètement, retenons plusieurs pistes concrètes à mettre en pratique:

- même si votre enfant n'aime pas un aliment, continuez à le cuisiner et à le lui proposer
- ne le forcé surtout pas à en goûter (vous risquerez de générer des émotions bloquantes) 
- inviter le avec sourire à en manger, s'il refuse essayez de rester le plus calme possible (rappelez vous que la pression est le facteur bloquant n°1)
- Gardez un contexte de repas agréable : la table doit être un moment de plaisir, de partage...
- Ne privez pas d'un plat si il n'a pas mangé le légume (vous risquez de générer les fameuses émotions bloquantes)
- Renoncez à toutes formes de critiques : "tu ne fais pas d'efforts"...
- Renoncez à toutes formes de punitions : "si c'est comme ça, pas de jeux vidéos!"
- Ne comparez pas l'enfant à ses frères et soeurs "regarde ta soeur elle mange de tout"
- Invitez le à être curieux tout en lui précisant qu'il a le droit de ne pas aimer

- Félicitez toutes ses attitudes positives

- Soyez patient (pas simple de rester calme face à un enfant qui ne mange rien, n'est-ce pas?)

- Pardonnez-vous vos erreurs (râler, mettre la pression...), même si cela est contre-productif vous restez des humains. Faites juste de votre mieux.

 

Très belle journée

 

 

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Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans alimentation de l'enfant comportement alimentaire
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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 11:23

Manger en écoutant ses sensations est à la mode. Il faudrait alors manger lorsque l’on a faim ce qui nous fait envie. Une sorte de retour à notre état animal dominé par la biologie. On oppose à cela de manger avec sa tête en utilisant des règles bon/pas bon...

Or selon moi manger avec sa tête est justement ce qui nous permet d’avoir du choix et donc de la liberté. C’est bien grâce à ma tête que je peux choisir mes aliments en fonction de ce qui a du sens, c’est bien grâce ma la tête que je peux réduire ma consommation d’aliments industriels et cela au service de prendre soin de ma santé. Sans cette capacité à penser la nourriture je suis l’esclave de mes pulsions qui peuvent m’amener à des comportements problématiques.

Ce qui me dérange finalement le plus est que l’on mette dans un cadre d’opposition mental et corps (manger avec sa tête Vs manger avec son corps, s’écouter Vs se contrôler).

Les deux se complètent. C’est un équilibre précieux.

Le problème du mental est qu’il a tendance parfois à obliger/contraindre le corps de manière inflexible et cela ne fait qu’induire de la souffrance. Dans ce cas nous sentons en nous comme un combat, une tension…qui finit presque toujours par nous nuire.

Un rapport équilibré permet aux deux acteurs d’être en osmose : écouter son corps (il nous parle de nos besoins physiologiques et affectifs) et se servir de notre mental pour faire des choix profondément bons pour nous. Lorsque nous sommes dans ce rapport harmonieux corps et mental sont sur la même longueur d’onde et cela raisonne alors positivement en nous.

Bonne observation

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 13:16
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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 16:06

"si tout n'est pas réussi c'est comme si tout était foutu", "pour moi il y a les aliments qui font grossir et ceux qui ne font pas grossir", "soit je fais attention, soit je ne fais pas attention à ma bouffe"

Ces trois phrases que j'entends quotidiennement dans mon cabinet mettent bien en évidence une problématique importante chez les patients ayant de l'anxiété en lien avec leur poids : le raisonnement dichotomique ou pour faire plus simple le mode blanc/noir.

Ce raisonnement blanc/noir induit souvent une rigidité comportementale inadaptative (sélection alimentaire frustrante, résignation en cas de difficultés...) rendant le changement de comportement alimentaire compliqué.

Il est important de comprendre que ce mode dichotomique n'est pas en lien avec un manque de connaissances sur l'alimentation et sur le fonctionnement de l'organisme. D'ailleurs chez une personne présentant ce mode de pensée la rationalisation de la pensée est rarement efficace voir contre-productif.

Ce mode de fonctionnement mental semble être davantage une réponse naturelle de notre cerveau à l'anxiété. Lorsque nous sommes en présence d'émotions en lien avec la menace notre cerveau enclenche ce mode pour gagner du temps.

Il faut bien comprendre que notre cerveau émotionnel s'est développé dans un contexte bien différent de celui d'aujourd'hui. Il y a 100 000 ans lorsque nous sortions de nos grottes et que nous nous retrouvions face à un prédateur avoir une pensée nuancée n'aurait pas été efficace. Dans ce contexte associer prédateur à danger permettait d'embrayer sur des comportements stéréotypés (fuir, combattre ou s'immobiliser) qui constituaient alors la meilleure réponse. Ce fonctionnement dichotomique a donc permis la survie de notre espèce. Bonne nouvelle n'est-ce pas?

Le problème est qu'aujourd'hui notre cerveau émotionnel fonctionne toujours de la même façon et qu'il a tendance à tout considérer comme des prédateurs, comme par exemple un éclair au chocolat lorsque je suis au régime.

Pour se libérer de ce fonctionnement, la première étape peut déjà consister à adopter une posture d'observateur en étant notamment attentif à l'activation de ce mode. Cette observation peut porter notamment sur le contenu mental (les pensées noir/blanc), les émotions (anxiété) et les sensations physiques associées. Il est également important d'observer les tendances à l'action qu'induit ce mode (se restreindre, baisser les bras, devenir dur envers soi...).
L'observation est antagoniste de l'action, cette posture de pleine conscience crée ainsi un espace de liberté dans lequel je conserve la possibilité de choisir ce qui est profondément bon pour moi.

 

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 12:05

#‎hypermédicalisation‬-du-poids


D'où sortent ces recommandations qui se généralisent de plus en plus qui consistent à inviter les femmes à contrôler leur poids pendant leur grossesse?
Des recommandations souvent vécues comme très anxiogènes "attention Mme vous êtes déjà en surpoids ne prenez pas plus de 10 kilos".
Le corps doit-il se transformer en un objet de contrôle ou au contraire doit il être respecté (dans tous les sens du terme).
Sortons de cette surmédicalisation du poids qui est un non sens

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 22:20
Pour une image corporelle saine de mon enfant

Cette image que je me suis permis de reprendre sur l'excellent site de l'association canadienne "Equilibre" (http://www.equilibre.ca/)  souligne l'influence que peuvent jouer les parents sur l'image corporelle de leur enfant.

Les mères les plus préoccupées par leur apparence, suivant des régimes, surcontrôlant leur corps par de l'activité physique laissent entendre à l'inconscient de leur enfant que le corps est un objet à contrôler. 

Il n'est pas rare de rencontrer des petites filles de 8 ans normo-pondérales excessivement préoccupées par leur poids, anxieuses à l'idée de grossir. Une étude a même démontré que 64 % des fillettes de 3 à 5 ans ayant un poids normal sont insatisfaites de leur silhouette. 

Le but de cet article n'est pas de culpabliser les parents en souffrance avec leur image. Il n'est pas toujours simple d'être à l'aise avec son apparence dans une société survalorisant la minceur et le contrôle. Le but de ce petit billet consiste juste à sensibiliser les parents lecteurs de ce blog sur l'influence qu'ils peuvent avoir sur l'image corporelle de leur enfant.

Un positionnement parental constructif pourrait consister à nourrir une attitude saine envers son image corporelle. Cette attitude positive pourrait se traduire par divers comportements : réduire les critiques sur sa propre image (comme illustré sur l'image) et sur celle de son enfant, adopter des comportements alimentaires sains (manger équilibré, sans interdit, avec convivialité, avec plaisir...) ou encore mettre en place des comportements pro-santé axés sur le bien-être (pratiquer du sport en famille...).

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 16:22

Bonjour Mr Saffer, c'est décidé le mois prochain j'arrête de fumer. Je suis très motivée  mais j'ai peur d'avoir faim. J'ai l'impression que la cigarette me coupe l'appétit. Est-ce uniquement dans la tête? Y-a-t-il des solutions pour ne pas avoir de fringales à l'arrêt du tabac? Pour tout vous dire l'idée de prendre du poids me fait très peur.

Blandine

 

Ma réponse:

 

Cette question m'est souvent posée. L'effet coupe-faim du tabac est en effet une réalité ceci s'explique par le fait que la nicotine élève le taux de glucose et d'acides gras dans le sang. Le système nerveux dit sympathique réagit à la nicotine en entrainant une libération d'hormone stimulante comme l'adrénaline et la noradrénaline. Ces deux hormones engendrent la libération de glucose dans le sang. En outre, la nicotine inhibe la production d'insuline, une hormone du pancréas, dont l'un des rôles est, justement, de réduire la teneur en glucose du sang. A côté de ça la nicotine, d'après des études récentes, réduit la libérations d'une hormone cérébrale le neuropepetide Y qui ouvre l'appétit.  Ces mécanismes expliquent l'effet coupe-faim de la cigarette.

Je vous rassure Blandine un accompagnement personnalisé et pluridisciplinaire vous aidera à bien gérer votre futur sevrage et de limiter votre prise de poids au maximum.

Par exemple, plusieurs études montrent l'intéret des substituts nicotiniques (patch, gommes) sur la gestion du poids.

Une prise en charge diététique adaptée permet également une meilleure gestion du poids. Il n'est bien évidement pas question ici de mettre en place un régime restrictif basé sur des interdits mais de mettre en place des corrections alimentaires adaptées et simples à mettre en pratique. Par exemple la mise en place d'un petit déjeuner pauvre en sucres rapides et riches en protéines permet d'avoir une glycémie stable toute la matinée ce qui évite les fringales. Dans tous les cas la prise en charge doit être personnalisée.

Il convient également de réaliser un travail sur l'acceptation d'une prise de poids modérée. En effet beaucoup d'émotions peuvent venir nous freiner dans ce beau projet (image corporelle négative, anxiété excessive à l'idée de grossir...). Des travaux menées par l'quipe de Perkins sur le sujet montrent que les femmes les plus préoccupées par leur poids accompagnées sur ce travail d'acceptation prennent en général beaucoup moins de poids que celles ayant simplement suivies un régime ou ayant arrêté le tabac sans accompagnement (en moyenne 2,5 kilos pour les femmes ayant fait un travail sur le rapport au corps, 5,4 kilos pour les femmes ayant suivi un régime et 7,7 kilos pour celles n'ayant bénéficiées d'aucun accompagnement).

Comme vous l'avez compris Blandine je vous invite donc à être bien accompagné durant votre futur sevrage. Cet accompagnement doit être idéalement réalisé par un tabacologue (ou à défaut par un médecin généraliste), un diététicien ou un nutritionniste et par un professionnel de la psychologie compétent sur les problématiques d'image corporelle et d'addiction.

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Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans dietetique addiction tabac comportement alimentaire sensations alimentaires
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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 15:02

Adopter de nouvelles habitudes pour être en bonne santé : manger moins vite, faire de vrais repas, prendre des portions adaptées à sa faim, faire plus d'activité physique, apprendre à gérer son stress... impose un changement de son mode de vie.

Changer n'est pas une chose simple, il s'agit même d'un phénomène très complexe.

Deux psychologues le docteur Proshaska et le docteur Di Clemente ont mis en évidence plusieurs étapes dans le changement:


étape 1: la pré réflexion (ou indetermination):

le sujet n’est pas conscient du problème ou refuse de s’y confronter.

Exemple de réflexion "je n'ai pas de problème"

 

étape 2: la réflexion (ou intention):
le sujet a pris conscience du problème. Il songe à le régler mais n’a pas encore décidé d’agir.


Exemple de réflexion : " ça pourrait être une bonne chose pour ma santé de manger plus équilibré"

 

étape 3: la préparation
le sujet a décidé d’agir. Il élabore des stratégies, fait des tests pour les valider, voire a déjà fait un essai sans résultat.


exemple de réflexion "quels sont les comportements que je vais devoir changer?", "quels types de pains est à privilégier?", "quel professionnel pourra m'aider?"...

étape 4: la phase d'action
le sujet agit. Il va maintenir un changement de comportement de manière durable (pendant quelques jours ou quelques mois)

étape 5: le suivi / maintien (ou consolidation)
il faut consolider les progrès et éviter la rechute. Changer sa façon de se comporter demander de l'attention, les tentations de revenir aux anciennes habitudes sont nombreuses. Il s'agit d'une étape délicate.

étape 6: la rechute
Abandonner ses bonnes habitudes; revenir à son ancienne façon de fonctionner  est un risque important. Il ne faut pas dramatiser la rechute. Nous apprenons tous de nos échecs. Notez que la rechute ne fait pas sortir du cercle du changement.

 

étape 7: la réussite

Le changement s'inscrit dans le temps, le risque de retrouver les anciens comportements n'est pas à exclure. Il s'agit de rester vigilent sans se mettre de pression pour autant.


Mon rôle est de vous aider à chacune des étapes à avancer et de construire votre réussite. 

  • Prenons l'exemple de l'étape 3 (phase de préparation au changement) . Il s'agit d'une étape importante. Réfléchir avec son diététicien-comportementaliste sur les stratégies possibles permet de trouver la stratégie les solutions les plus  adaptées; l'avis d'un spécialiste évite de choisir une solution inadaptée.  

 

  • Pendant l'étape 5, le risque majeur est de baisser les bras (la rechute); faire le point sur ses difficultés, ses peurs, ses attentes, sur les nouvelles solutions possibles... permet d'encrer le changement et de renforcer sa motivation.


Changer n'est pas une chose simple; il est parfois nécessaire d'être accompagné tout au long de ce processus par un professionnel de la santé formé à l'approche motivationnelle et comportementale.
 

#changement #diététique # proshaska #changer

 

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Published by Florian Saffer - diététicien diététicien Bour - dans comportement alimentaire changement
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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 16:09

Le monde dans lequel nous vivons véhicule en permanence des images caricaturales de ce qu'est la réussite. Celui qui réussi est fort, il a de volonté, il ne se laisse pas déstabiliser par les échecs. Celui qui réussi c'est celui qui se maîtrise et qui ne laisse échapper aucun signe de vulnérabilité. Celui qui réussi n'a pas d'état d'âme, il contrôle, gère et traverse toutes les épreuves la tête haute.

Or ce "killer" auquel nous devrions ressembler pour compter est un leurre, une création fantasmatique que l'on nous impose.

Ce killer n'existe pas, tout être humain est confronté à des émotions inconfortables comme la honte ou la peur de ne pas être à la hauteur, tout être humain connaît le sentiment d'impuissance ou la peur d'être rejeté. Toute personne vivant sur cette terre a connu l'échec et en a été fortement affecté. Nier cette réalité revient à nier notre part d'humanité.

Il est toujours possible d'essayer de coller à l'image du "killer", c'est le cas de l'un de mes patients que nous nommerons ici Pierre.
Il affiche en permanence la façade d'un homme qui contrôle tout. Il ne laisse paraître aucun signe de faiblesse. Lorsque sa femme l'a quitté et que ses amis prenaient de ses nouvelles il avait toujours la même phrase à la bouche "c'est la vie, je vais de l'avant" en dissimulant toute trace de tristesse. Pour ses amis Pierre vivait parfaitement bien les choses.
Professionnellement Pierre est un avocat talentueux et lorsqu'il avait la malchance de perdre un procès il met tout en œuvre pour contrôler ses émotions, "il faut être positif, toujours!".
Pierre, celui que tout le monde perçoit comme un "killer" est au fond de lui un être extrêmement triste, il travaille à outrance pour ne pas ressentir d'émotion, il boit le soir pour "se vider la tête", il mange (beaucoup) pour s'anesthésier...Il prend du poids ce qui induit chez lui un fort sentiment de honte qu'il essaie de contrôler en étant un "killer" dans sa façon de gérer son poids (régime protéiné, sport à outrance...).

Pierre celui que tout le monde prend en exemple comme un modèle de réussite est en fait un être humain comme nous tous donc un être vulnérable.
En essayant de contrôler son inconfort Paul s'est coupé de sa part d'humanité.

Dans son ouvrage La grâce de l'imperfection - Laissez tomber ce que vous pensez devoir être et soyez qui vous êtes - la chercheuse sur les émotions Brené Brown propose plusieurs pistes pour vivre en harmonie avec notre vulnérabilité. Elle propose même de faire de cette vulnérabilité une force.

L'un des axes les plus importants proposés par Brené est de développer la compassion pour soi. Comme l'explique une autre spécialiste des émotions Kristin Neff la compassion pour soi repose sur trois composantes:


- La bienveillance envers-soi

Être chaleureux(se) et compréhensif(ve) envers soi-même dans les moments douloureux, d'échec ou de sentiment d'être inadéquat(e), plutôt que d'ignorer les difficultés ou de se critiquer négativement.

 

- La reconnaissance de son humanité

Reconnaître que la souffrance et l'échec personnel fait partie de l'expérience partagée par l'humanité.La frustration par rapport au fait que les choses ne se produisent pas comme désiré est souvent accompagnée d'un sentiment irrationnel d'isolement, d'être seul(e) à vivre ces situations. Reconnaître que l'on est humain est aussi reconnaître que les pensées, les émotions et les comportements sont affectés par des facteurs «externes» tels que l'histoire parentale, la culture, les facteurs génétiques et environnementaux, ainsi que par les comportements et les attentes des autres. Cette reconnaissance aide à être moins critique sur ses faiblesses personnelles.

 

​- La pleine conscience

Observer les pensées et les émotions négatives telles qu'elles sont, sans essayer de les nier ou de les supprimer, et sans les juger.Le fait de relier ses propres émotions et pensées à la nature humaine aide à percevoir sa propre situation dans une plus large perspective. Cette observation aide à ne pas se sur-identifier à ses pensées et émotions, ce qui prévient d'être emporté(e) par une réactivité négative, favorisée par un focus étroit et une rumination des émotions négatives.

 

Ce travail axé sur la bienveillance et la compassion envers-soi est le cœur de mon travail. En effet la majorité des problématiques alimentaires, comme celle de Pierre, sont d'ordre émotionnel. Se comporter envers-soi en ami avec douceur et sollicitude, accueillir la honte et la culpabilité avec bienveillance, renoncer à tout contrôler parfaitement sont des éléments centraux visant à renouer avec un rapport sain avec son corps et la nourriture.

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Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans compassion pour soi comportement alimentaire émotion
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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 11:54

Replay de l'émission : Manger un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout ...

 

 

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