Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 18:18

"Je me souviens avoir été obligée de faire peur à un patient afin qu’il modifie ses comportements alimentaires".

Voici le témoignage d’une de mes consœurs avec qui je suis en total désaccord.


Utiliser la peur comme moteur de changement parait à première vue pertinent. La peur mobilise l’attention, nous rend attentif mais cette stratégie a ses limites. En effet lorsque nous avons peur certaines zones de notre cerveau se suractivent comme l’amygdale et d’autres sont au contraire court-circuitées (comme le néocortex préfrontal) ce qui  nous fait adopter des comportements dichotomiques (blanc ou noir) et qui met l'organisme face à trois possibilités (combattre, fuir ou se figer).On parle également en terme comportemental de contrôle aversif.
Le contrôle aversif est un contrôle sans nuance et qui vise surtout à se débarrasser rapidement du problème.
Ce mode de fonctionnement peut être totalement adapté à un danger extérieur, par exemple face à un ours le fait de partir en courant peut nous sauver la vie. Or cette attitude est inadaptée à un changement pérenne de comportement alimentaire. Concrètement la peur amener le patient à trois attitudes non fonctionnelles :

      - elle peut le paralyser et lui donner l’impression de ne pas être en mesure d’agir

- elle peut lui donner envie de fuir (« je ne veux plus que l’on me parle de régime »)

- elle peut lui donner envie de combattre. Or il est impossible d’adopter un nouveau mode de vie en ayant l’impression de lutter. Ceci est voué à l’échec sur du long terme.

Notre démarche en tant que professionnels santé consiste selon moi à aider le patient à passer d'un contrôle aversif (la peur d'être en mauvaise santé ou d'être trop gros) à un contrôle appétitif, c'est à dire motivé par des motivations internes comme ses valeurs : être en bonne santé, prendre soin de soi…

 

#motivation au changement #neuroscience #contrôle aversif #changement

Repost 0
Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans comportement alimentaire
commenter cet article
21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 09:49

 

"Les biscuits Oreo produisent sur le cerveau des effets similaires à la cocaïne"

 

Voila l'actualité qui circule depuis quelques jours. Cette affirmation repose sur les travaux d'étudiants en neuroscience qui ont mis en évidence que la consommation des fameux biscuits stimule les mêmes zones du cerveau que certaines drogue. Même si cette actualité repose sur des faits scientifiques cette façon d'aborder l'actualité me pose problème et à même tendance à me faire hérisser le poil.

En tant que spécialiste des addictions je peux vous affirmer que ceci est un non sens. Le sexe, manger des choses bonnes, se faire masser, jouer...activent le nucleus accumbens (centre de la récompense) et cela de manière physiologique. On ne peut pas reprocher à la nourriture d'être agréable non? Cela reviendrait à reprocher au sexe d'être plaisant et aux massages d'être agréables.

Cela renforce l'idée que les aliments sont les ennemis et font basculer la problématique vers l'objet. Alors que c'est bien l'usage qui pose problème (la surconsommation).
Manger de manière compulsif des Oréo est problématique, tout comme courir les jupons comme un DSK, se défoncer la coc', jouer avec excès...
Mais doit-on considérer le sexe, la bouffe et les bonnes choses systématiquement comme des problèmes? N'est-ce pas là le signe que nous avons basculé dans une société dans laquelle l'aliment est l'ennemi?
Cela est tellement simple de désigner des bouc-émissaires.

 

#addiction alimentaire #coup de gueule # oreo

Repost 0
Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans comportement alimentaire addiction manger en paix
commenter cet article
23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 12:59

Bonjour Mr Saffer, je souffre depuis près de 10 ans de boulimie nocturne. Je me gave toute la nuit un peu comme un robot, je me couche en ayant le sentiment d'être sale... je suis écoeurée toute la matinée et j'ai du mal à me nourrir avant 18h. Je ne sais plus quoi faire. J'ai organisé ma vie autour de cette maladie, je ne travaille que l'après midi pour pouvoir dormir en matinée, j'ai renoncé à avoir une vie de couple... J'aimerai m'en sortir.

Anna

Bonjour Anna, 

vous semblez souffrir d'un trouble alimentaire appelé "night eating syndrome". Le trouble de l’alimentation nocturne (night-eating syndrome ou NES) consiste en une anorexie matinale, une hyperphagie en fin de journée et une insomnie.Les troubles de l’alimentation nocturne se traduisent par un décalage de la prise alimentaire dans la soirée. Les personnes qui souffrent de ces troubles ne mangent rien avant le début, voire la fin de l’après-midi. Elles consomment de grandes quantités de nourriture pendant, et surtout après le dîner, éventuellement jusque tard dans la nuit. Leurs habitudes alimentaires les poussent à ingérer 50% de tous les aliments avalés quotidiennement après 20h. Elles souffrent bien souvent de troubles du sommeil et se relèvent  la nuit pour manger, dans un état proche du somnambulisme. Certaines personnes décrivent une amnésie des crises dont ils ont la preuve en retrouvant les restes de leur festin le lendemain. L’absence d’appétit le matin et, par conséquent, le refus de prendre un petit déjeuner est constamment associé au NES.

Il existe plusieurs pistes vous permettant d'avancer face à cette problématique:

- la première consiste à retrouver un rythme de vie. Dans les cas de NES l'horloge biologique et beaucoup de sécrétions hormonales (cortisol, mélatonine...) sont désynchronisées: il est conseillé de se lever le matin et de s'exposer à la lumière afin de remettre à jour cette horloge interne. La lumière du soleil a une influence très importante sur la sécrétion de mélatonine.

Retrouver un rythme alimentaire est également une priorité; afin de faciliter la resynchronisation de l'horloge biologique et les sensations de faim, il semble central de faire un vrai repas à midi et sur le dîner(et cela même si la faim est basse). En effet en mangeant plus en journée l'impulsion nocturne est forcement réduite; cette impulsion, bien que souvent en lien avec les émotions, est en grande partie due au manque d'apport énergétique en journée.

- la seconde piste consiste à améliorer le rapport à l'alimentation et au poids. Il est fréquent que les patients souffrant de NES soit piégés dans le cercle vicieux suivant : compulsion nocturne --> culpabilité/peur de grossir --> restriction en journée/hypercontrôle alimentaire --> augmentation de l'anxiété face au poids --> perte de contrôle nocturne. Mon expérience clinique me montre que pour certains patients 50 à 80% du temps est consacré à contrôler cette anxiété.
Ce travail, comme vous le comprenez demande un vrai travail sur les émotions qu'il semble important de réaliser avec un professionnel compétent. 

- la troisième piste consiste à mieux gérer le stress et l'anxiété. Il est fréquent que les crises soient majorées par le stress. Cohérence cardiaque, méditation en pleine conscience... peuvent être des alliés utiles permettant de mieux vivre avec l'anxiété.

- la dernière piste consiste à réinvestir une vie qui a du sens. Le trouble réduit la vie à contrôler les symptômes. Comme vous l'évoquez Anna votre vie est organisée autour de la maladie ce qui vous coupe certainement d'activité importante pour vous (voir du monde, avoir des activités plaisantes, construire une vie de couple...). 

Dans tous les cas je ne peux que vous encourager à consulter. Il me semble pertinent que vos soins soient coordonnés par un psychiatre. Ce dernier pourra éventuellement vous prescrire un traitement médicamenteux si besoin. Un travail psychothérapeutique ainsi qu'une prise en charge diététique pourront compléter votre traitement.
J'insiste beaucoup sur le fait de choisir des professionnels compétents ayant une bonne expérience dans la prise en charge des troubles alimentaires.

Je vous souhaite beaucoup de courage dans cette démarche.

 

Florian

 

#night eating syndrome #chronobiologie #boulime nocturne # sommeil #diététique comportementale #TCA #psychonutrition

 

 

Repost 0
Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans comportement alimentaire TCA troubles alimentaires
commenter cet article
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:14
"La folie c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent."[Albert Einstein]

Cette citation de Einstein souligne la difficulté que vive beaucoup de personne souffrant de troubles alimentaires. Leur stratégie consiste souvent à réduire leurs apports alimentaires en espérant mieux gérer leur poids et être enfin libéré de leur sentiment désagréable en lien avec leur apparence.
Les privations soulagent parfois mais n'amènent jamais vraiment à la liberté et au bonheur. Au contraire ils s'engluent souvent dans une spirale sans fin.

Notre travail, en thérapie comportementale, consiste justement à élargir le répertoire comportementale du patient, cela consiste à expérimenter de nouveaux comportements et d'observer ce qui se passe autour de cette expérimentation (ressenti, émotion...).Les émotions venant freiner la mise en place de nouveaux comportements sont identifiées. Dans les approches comportementales dites de 3eme génération les émotions comme l'anxiété ou la honte sont considérées comme étant naturelles. Notre travail consiste à aider le patient à interagir différemment avec la souffrance (avec à la fois de la distance et de la douceur).

Le cadre thérapeutique est souvent jugé rassurant pour les patients pour avancer dans cette voie.


Si vous vous sentez piégé par cette folie décrite par Einstein n'oubliez pas qu'un professionnel compétent (psychothérapeute, psychiatre, diététicien comportementaliste...) peuvent vous aider et vous soutenir dans ce travail. Avant de prendre rendez-vous n'hésitez pas à interroger le praticien sur ses formations, son approche et son expérience dans le domaine.

 

Agréable journée

 

F

 

#diététique comportementale #approche comportementale et TCC  #TCA

 


 

Repost 0
Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans comportement alimentaire changement troubles alimentaires ACT
commenter cet article
2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 12:18

Pour beaucoup de personne souhaitant perdre du poids leur ressenti s'apparente souvent à une lutte, une bagarre contre la nourriture et leurs sensations alimentaires. Cela se traduit la plus part du temps par une aggravation des préoccupations en lien avec l'apparence corporelle et une augmentation de l'inconfort.

L'attitude qui me semble la plus adaptée pour gérer son poids consiste selon mon expérience à utiliser la bienveillance comme une boussole.

Voici un exercice inspiré de la thérapie d'acceptation et d'engagement (ACT) que j'utilise beaucoup avec mes patients; cet exercice se réalise en deux temps. Il consiste dans une première étape à déterminer ce qu'est une attitude bienveillante.

 

Voici l'exemple d'Annie

 bienv.JPG

La seconde partie de l'exercice consiste à inviter le patient à observer ses pensées qui ont pu l'éloigner de cette direction.

 

L'exemple d'Annie

 cognition.JPG

Ces exercices présentent plusieurs intêrets; ils permettent au patient:

 

- de clarifier ce qui a du sens pour eux, comme par exemple, dans le cas d'Annie, passer des bons moments à table en famille et avec les amis,

- d'identifier des comportements bienveillants concrets et facilement applicables (déguster, limiter l'achat de "cochonneries", manger plus lentement...)

- de gagner en souplesse (une attitude bienveillante s'oppose à une attitude rigide et tyrannique)

- de prendre une distance par rapport à leurs pensées critiques

- de cultiver la compassion pour soi (la compassion pour soi repose sur une attitude bienveillante envers soi et sur la capacité à observer ses pensées critiques avec un peu de distance)

J'utilise également des variantes de cet exercices en utilisant la compassion ou encore le respect comme boussole.

 Florian Saffer 

#compassion pour soi #bienveillance #psychonutrition #diététique comportementale #thérapie d'acceptation et d'engagement #diététicien comportementaliste

Repost 0
Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans comportement alimentaire compassion pour soi thérapie d'acceptation ACT
commenter cet article
23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 16:07

Voici mon conseil du jour afin d'améliorer vos comportements alimentaires:

 

Plutôt que d'essayer de supprimer un comportement inadapté (comme grignoter,  manger vite, manger beaucoup de sucre...) essayez de mettre en place de nouveaux comportements sains (comme manger plus de légumes et de poissons, manger avec plus d'attention...).

 

En effet il est fréquent de se focaliser sur les comportements problématiques, or supprimer un comportement demande du temps et n'est pas toujours évident. Cela peut amplifier le sentiment de ne pas avoir d'emprise sur le changement et engendrer un sentiment d'impuissance.
 A l'opposé acquérir un nouveau comportement est plus aisé et tout aussi efficace pour avancer dans le sens d'une alimentation plus saine. Cela est également très valorisant de se sentir capable d'agir.

 

Agréable été  à tous les lecteurs du blog

 

Florian Saffer - diététicien - nutritionniste

Comportementaliste

Repost 0
Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans comportement alimentaire changement
commenter cet article
28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 08:59

Voici un schéma simple mettant en avant les mécanismes alimentant la problématique de la boulimie.

Boulimie therapie comportementale1

Ce schéma bien que simpliste permet de comprendre les différents axes de la prise en charge thérapeutique.


Cette prise en charge implique notamment un travail de fond sur l'image corporelle et l'influence des schémas de pensées sur les comportements alimentaires.

Des pensées en lien avec l'image corporelle  comme "personne ne pourra aimer une grosse vache comme toi" sont souvent associées à un fort sentiment de honte. Les restrictions caloriques peuvent être perçues comme une réaction à ce sentiment de honte visant à atténuer ce ressenti.
La crise de boulimie peut être considérée comme la réponse logique de l'organisme à la privation et aux frustrations induites. La boucle est à nouveau réalimentée par la honte d'avoir perdu le contrôle.
Cette honte est alors associée à des pensées rigides dichotomiques (ex: "si tout n'est pas parfait, tout est loupé"...). C'est cette même honte qui est à l'origine des restrictions compensatoires ("vu comme tu as mangé, demain c'est restriction").

 

Le travail réalisé en thérapie d'acceptation (ACT) vise justement à ne plus être l'esclave de cette émotion.
 
Ce travail permet d'entrainer plusieurs habiletés :

 

- l'accueil bienveillant des différentes émotions désagréables comme la honte ou l'anxiété de prendre du poids

- la défusion, c'est à dire la capacité d'observer ses pensées désagréables avec un peu de distance

- le contact avec le moment présent (y compris en présence d'émotions désagréables)

- la réalisation de choix en cohérence avec les choses importantes (amis, famille, santé...) et cela y compris en présence d'émotions désagréables

 

Florian Saffer
Diététicien
Thérapeute comportementaliste - thérapeute ACT

 

 

Repost 0
Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans comportement alimentaire ACT thérapie d'acceptation TCA troubles alimentaires
commenter cet article
10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 09:09

Petits conseils du jour.

Si vous avez le projet de changer certains comportements dans une logique santé définissez clairement des objectifs atteignables.  En effet le succès entraîne dans le cerveau la libération de "dopamine", qui donnera envie de recommencer ou en tout cas nous empêchera d'être écoeuré. 

Par exemple celui qui ne pratique aucune activité physique pourra se définir l'objectif de marcher 10 minutes par jour pour commencer. En attaignant cet objectif il reprendra confiance en ses capacités à prendre soin de lui et verra sa motivation grimper.

Agréable journée 

 

Repost 0
Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans comportement alimentaire
commenter cet article
4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 11:09

Il y a quelque jour un tweet du célèbre rappeur Oxmo Puccino m'a interpellé. L'artiste publiait sur le fameux site de microblogage "le smartphone...l'objet de la rupture".

 

Cette phrase va dans le sens de mes observations d'analyste du comportement. J'observe souvent que le smartphone est l'objet de la rupture avec le "ici et maintenant" ; plongez dans l'écran nous nous coupons de l'expérience du moment, du sourire de notre voisin, de la beauté du paysage, de notre corps qui s'exprime, de nos émotions...

 

 

Prendre l''habitude d'avoir le cerveau toujours occupé (dispersé?) est forcement délétère pour notre nutrition. Cette coupure va se traduire par une rupture avec une alimentation consciente propice à l'écoute de ses besoins, de ses sensations...

 

Pour certains patients souffrant de troubles alimentaires, les technologies connectées (smartphone, pc...) sont utilisées comme un moyen de s'occuper le cerveau afin d'éviter de ressentir l'ennui, la tristesse, la honte...or ces stratégies d'évitement lorsqu'elles deviennent systématique vont à l'encontre d'une régulation naturelle des états d'âme qui demande d'être dans l'accueil de l'inconfort.

 

Et vous chers lecteurs, qu'en pensez-vous? Quel rapport entretenez-vous avec vos téléphone? Avez-vous observez cette rupture?

 

Agréable journée

Repost 0
Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans comportement alimentaire mindfulness pleine conscience
commenter cet article
16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 10:44

Tous les nutritionnistes du monde sont d'accord sur une chose, la prise de poids est lié à une consommation calorique supérieure aux besoins de l'organisme.

Pour mincir il existe donc deux solutions :

- manger de la même façon qu'avant mais des' aliments peu caloriques (mais aussi peu goutus): yaourt 0%, viandes blanches, poisson vapeur, légumes sans gras, fruits...

- ou manger moins, c'est à dire manger de tout mais en arrêtant de manger dès que l'organisme envoi les signaux de "stop". Un mangeur à l'écoute de ces signaux peut manger de tout sans grossir, il s'arrêtera de manger dès que son corps aura reçu suffisamment d'énergie.

Personnellement je préfère travailler avec cette 2eme méthode qui me parait finalement pleine de bon sens,  le plaisir de la table est conservé et la frustration est absente.

Pour beaucoup il est difficile de savoir quand arrêter de manger, les signaux sont mal perçus ou la gourmandise fait parfois manger plus que sa faim.

Il faut apprendre à sortir de table dans sa "zone de confort"

La zone de confort, en gros, ce serait l'état dans lequel on se sent bien après avoir mangé : on prend son repas, on mange, et puis on s'arrête parce qu'on n'a plus faim et que l'on n'est pas encore "trop plein"...

Bref, on ressent un état agréable qui nous situe dans notre "zone de confort". Un état plaisant, un juste équilibre à mi-chemin entre le "pas assez mangé" et le "trop mangé", bref une sensation de justesse, et avant tout de confort digestif!

Voila les questions qu'il faut se poser au cour d'un repas :

- "si je me ressers (ou si je finis mon assiette) aurai-je encore de la place pour le dessert?"

- "si je me ressers (ou si je finis mon assiette) est ce que je ne serais finalement pas moins bien que maintenant?(ventre trop plein, écoeurement...)"

-"si je me ressers (ou si je finis mon assiette), est ce que je serais toujours dans le plaisir?"

Généralement cette approche permet d'excellents résultats, mais elle demande une remise en question complète du comportement alimentaire du patient. En même temps on ne peut pas mincir sans modifier sa façon de se comporter face à l'alimentation. La baguette magique amincissante n'existe malheureusement pas...

Florian Saffer - diététicien - comportementaliste

Repost 0
Published by Florian Saffer - diététicien - Bourgoin - Lyon - dans comportement alimentaire sensations alimentaires mindfulness
commenter cet article

 

approche comportementale
60 avenue du médipôle
38300 Bourgoin-Jallieu
0474283998

Le DVD

Articles Récents

Le livre sur la matrice ACT

Livre sous la direction de Kevin Polk et Benjamin Schoendorff comprenant un chapitre dédié à l'utilisation de la thérapie ACT dans les troubles alimentaires rédigé par Florian Saffer.
Livre dédié aux professionnels