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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 10:59
Vous allez me dire, qu'est ce que ça peut bien vouloir dire ce mot marrant "l'alexithymie"; il s'agit en fait d'une difficulté à exprimer ses émotions.

 Souvent lors de mes consultations mes patients me disent avoir des difficultés à remplir leur journal de bord et notamment la case "sensation de faim" et la case "état émotionnel" , en fait il y a souvent une confusion entre les sensations corporelles (j'ai faim, j'ai mal, j'ai chaud...) et les émotions (je suis en colère, je suis triste...).


Petit exemple, un de mes patients m'a dit la semaine dernière "mon patron a été derrière moi toute l'après midi à guetter la moindre de mes erreurs, ça m'a donné faim", en approfondissant la question il ne s'agissait pas de faim (creux dans l'estomac, gargouillement...) mais bien d'une émotion négative de colère. Mais cette émotion était refoulée et surtout mal interprétée.

Tout cela pour vous dire qu'apprendre à mettre des mots sur ce que l'on ressent de positif et de négatif permet parfois de "normaliser" son comportement alimentaire.

Petit exercice pour élargir votre vocabulaire émotionnel :


- Listez dans un petit carnet toutes les émotions que vous avez pu ressentir dans la journée (joie, colère, peur...) et ceci pendant une semaine

- en fin de journée, essayez de trouver 3 à 4 synoymes à ses émotions

exemple: colère : énervement, agacement, contrariété, fureur...

A terme de cette semaine, vous disposerez d'un plus large vocabulaire émotionnel qui vous permettra d'utiliser la bonne nuance.; être en colère, n'est pas la même chose qu'être agacé.


Bonne journée et n'oubliez pas de ressentir ce qui se passe en vous
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Published by Florian Saffer - diététicien diététicien Bour - dans comportement alimentaire
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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 14:49

"Un bon régime c'est forcement un régime où l'on en bave, pas simple pour moi qui aime manger"

Que penser de cette affirmation que beaucoup de mes patients ont en bouche?

 


Encore hier une patiente m'a dit que son ancienne nutritionniste avait réussi à lui faire comprendre que l'alimentation devait nourrir mais ne devait en aucun cas apporter du plaisir, qu'elle devait apprendre à manger uniquement pour se remplir le ventre et apporter le minimum d'énergie à son corps. Comme si prendre du plaisir était quelque chose de honteux. La gourmandise n'est-elle pas d'ailleurs l'un des 7 péchés capitaux?



D'après moi cette façon de voir les choses très moralisatrices n'a pas lui d'être et ne devrait pas être véhiculé par les professionnels de santé.

Il faut garder à l'esprit que nous mangeons parce que nous « aimons » la nourriture. Cet aspect de motivation présente une connotation agréable. Un comportement alimentaire sain est donc un comportement axé sur la recherche de plaisir.

La consommation d’un aliment agréable entraîne d’ailleurs la libération de dopamine, hormone stimulant les centres cérébraux de la récompense. Des travaux récents de neuroscience ont d’ailleurs mis en évidence que le plaisir lié à l’acte alimentaire est fondamental dans la régulation de la prise alimentaire. Nous attendons d’un repas qu’il comble nos besoins énergétiques mais également qu’il nous apporte suffisamment de plaisir. Manger sans plaisir c'est prendre le risque de connaitre  des pulsions incontrôlables vers les aliments plaisants.


"Mais en mangeant par plaisir n'y a t-il pas un risque de manger trop?" Voici une autre réflexion que j'entends souvent au cabinet.


Chacun peut faire l'expérience, lorsque l'on mange un aliment très calorique comme du chocolat, ce sont les premières bouchées qui nous apportent vraiment du plaisir. Si nous sommes attentifs, ce chocolat si excellent nous parait après quelques carrés beaucoup moins bon. Or des petites quantités ne peuvent pas faire prendre de poids: 2 carrés de chocolats de 10g n'ont jamais fait prendre un kilo, non?


Plutôt que de se mettre des interdits, il me parait primordial d'apprendre à être attentif à ses sensations, à manger dans la pleine conscience, en dégustant et en prenant du plaisir.


Pour conclure VIVE LE PLAISIR, et au diable les moralisateurs.


Bonne journée


Florian SAFFER - diététicien - comportementaliste


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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 19:09



J’adopte une alimentation variée sans interdits. Je me rappelle que manger sert à nourrir mon corps, cette merveilleuse machine dont je dois prendre soin. Je cultive le plaisir de bien manger en découvrant de nouvelles saveurs.

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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 10:47

La prochaine fois que vous vous apprêtez à manger quelque chose, demandez-vous si vous avez faim, tout simplement. Il est très important de manger lorsque vous ressentez la faim. En l’ignorant, vous privez votre corps de l’énergie et des nutriments dont il a besoin pour bien fonctionner. Vous risquez aussi de dépasser votre satiété et de manger plus que vos besoins lors du repas suivant. 

Manger selon sa faim est indispensable pour gérer son poids; les mangeurs "régulés" qui mangent selon leurs sensations ne prennent générallement pas de poids.

Exemples de signaux de faim

- Mon estomac gargouille.

- J’ai une sensation de vide dans l’estomac, parfois accompagnée de petites crampes.

- Je ressens une baisse d’énergie, j’ai plus de peine à me concentrer.

 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 11:04

Le lien entre le stress et la prise de poids n'est plus à faire. Nous savons aujourd'hui que le stress mal géré entraîne une production exagérée d'une hormone: le cortisol. Ce cortisol contribue, à long terme, à une prise de masse grasse notamment au niveau abdominal. L'expression "ça me gonfle" que nous utilisons lorsque nous sommes soumis à une tension chronique prend ici tout son sens.

 

De plus l'état de nervosité procuré par le stress nous oriente vers des comportements permettant de nous calmer; le grignotage est une solution simple et rapide. En effet Manger un aliment agréable entraîne la production d'une hormone appelée dopamine, hormone du plaisir par excellence. Malheureusement ce comportement n'apporte un soulagement qui n'est que de courte durée et qui contribue souvent, si il est répété, à une prise de poids.

 

Vous l'avez compris limiter son stress est primordial pour pouvoir perdre un peu de poids. Dans un premier temps je vous conseille d'identifier le "facteur stressant",  d'identifier les pensées automatiques associées et les états émotionnels associés (colère, tristesse, frustration...).

 

Petit exemple:

 

mon collaborateur me  parle toujours mal (facteur stressant)    -->   "il doit me trouver incompétent" (pensée automatique)  --> état émotionnel : tristesse + sentiment d'injustice

 

Prendre conscience de ce schéma est déjà une première étapes permettant de réduire le stress. Mettre des mots sur ces difficultés suffit parfois à trouver ses solutions.

 

Exemple :

solution 1: je vais parler calmement à mon collaborateur de son attitude

solution 2: je vais remplacer mes pensées automatiques par des pensées alternatives certainement plus réaliste "mon collaborateur est peut être lui même stressé ce qui explique son comportement OU cette personne est simplement impolie, mon travail n'a rien à voir avec son comportement"

 

Vous pouvez vous aider pour cela du tableau de Beck que vous pouvez télécharger ici: 

www.psycom.ch/psy/Tableaux/Penser/Tableau-Beck-V.html

 




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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 14:25

La mode des grandes assiettes se termine. Aujourd'hui, privilégiez inversement les assiettes les plus petites possibles.

De même pour les bols et les cuillères. Pourquoi ?

Parce que diminuer la taille de vos ustensiles permet très facilement de manger jusqu'à 60% de moins ! Une astuce intéressante en cas de régime.


En pratique, si vous faites attention à votre poids, privilégiez toujours les ustensiles de table de petites tailles : assiettes, bols, tasses, ramequins, etc. Et pour les desserts, potentialisez encore vos chances de manger moins en choisissant aussi les plus petites cuillères possibles.

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 10:29
Bonjour Mr SAFFER, je suis motivé pour perdre du poids mais je n'ai pas de plaisir à manger des fruits et du poisson. Dois-je me forcer? Suis je obligé de manger équilibré à tous les repas?



Florian SAFFER:

Bonjour, cette question est très interessante. Elle pose au final la question suivante : faut-il manger et adopter une alimentation équilibrée pour mincir?

Contrairement à ce que l'on pourrait croire ce n'est pourtant pas le cas.Manger équilibré ne permet pas de perdre du poids.
Pour mincir il suffit de faire correspondre ses apports énergétiques à ses besoins.
Peu de personnes savent que l'organisme a la capacité de s'auto-réguler (si l'on a trop mangé à un repas la faim sera réduite au repas suivant...), des dizaines d'informations (états des réserves, glycémie...) sont captées par le cerveau pour adapter la prise alimentaire aux besoins de l'organisme.
 Il suffit donc d'apprendre à bien écouter ses signaux de faim et de rassasiement. Or ceux ci sont, dans notre société où tout va vite, souvent parasités (manque de temps pour manger, stress, repas sandwich devant l'ordinateur...).
De plus certains états émotionnelles peuvent nous faire manger sans faim (et sans fin), il est interessant d'identifier ces situations et d'envisager éventuellement des alternatives à la nourriture (prendre un bain, appeler un ami...).

Autre point, la régulation de la faim ne peut se faire que dans le plaisir; il est donc important de suivre ses envies.

Plutot que de s'imposer une alimentation "diététiquement correcte" il me parait judicieux de s'orienter sur une alimentation diversifiée source de plaisir.

Bien cordialement,

Florian









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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 13:18
Il n’est heureusement pas nécessaire de tourner le dos aux règles sociales pour manger en accord avec ses besoins et ses goûts. Souvent, il suffit de changer l’esprit dans lequel on aborde les aliments :

- On peut déguster avec plus d’attention pour mieux profiter de chaque bouchée et nourrir ainsi son cerveau de stimulations sensorielles. On peut ainsi par exemple manger les aliments dans l’assiette un par un. On dégustera ainsi un légume, puis un autre, le féculent, la viande, la sauce, la feuille de salade, le brin de persil, le pain pour apprécier chaque goût distinctement, puis associé à un ou deux autres. Chaque changement de goût stimule les centres sensoriels du cerveau et participe au rassasiement.

- Manger lentement permet d’apprécier des goûts agréables pendant plus longtemps avec une quantité modeste. Cette façon de procéder permet d’avoir « le beurre et l’argent du beurre », le plaisir de déguster et le confort digestif sans lourdeur après le repas.

- Pour arriver à s’arrêter au bon moment, il est utile de se demander après chaque bouchée ou après chaque petite portion ce qu’on préfère manger ensuite. Il vaut mieux, en effet, prendre plusieurs petites portions, qu’une seule grande et faire régulièrement le point. Il est plus facile de ne pas finir ses spaghetti en les abandonnant pour le fromage ou la glace.

 - Décrire avec un maximum de mots l’aliment qu’on est en train de manger permet de mieux sentir les goûts. On passe de « ça a le goût de spaghetti bolognaise » à : «la sauce a un goût d’ail discret, un goût de tomate très cuite, un peu salé et un peu acidulé, relevé, riche en viande, thym et origan. J’aime bien ce mélange de saveurs et d’arômes. » Plus on met de mots sur ce qu’on mange et mieux on inscrit la prise alimentaire dans la mémoire. Un quart de carré de chocolat noir peut laisser des souvenirs pendant des années si on le mange lentement et avec une grande attention alors qu’une tablette de 200 g mangé vite dans la culpabilité et en pensant à autre chose peut être oubliée en quelques minutes.

- On peut aussi utiliser sa mémoire et son sens de l’observation pour mieux se concentrer sur l’aliment réel qu’on a devant soi et se rappeler le plaisir qu’on aura pris : « la dernière fois que j’ai mangé de la blanquette de veau, la sauce était plus épaisse, plus salée et la viande moins tendre».

- Cuisiner de façon régulière conduit souvent à devenir plus exigeant. Les aliments standardisés proposés par l’industrie agroalimentaire ne sont souvent pas aussi satisfaisants que des plats faits « sur mesure » à son goût.

- La variété et la comparaison sont également un très bon moyen de maintenir l’attention sur l’aliment mangé. Lors des repas à la maison, on peut préparer une salade ou des crudités avec deux vinaigrettes différentes, déguster différentes variétés de poires au dessert, prévoir deux sortes de fromage râpé pour les pâtes ou deux variétés d’un même fromage (lait cru et lait pasteurisé par exemple). C’est utile pour le chocolat aussi : Au lieu de manger une seule sorte de chocolat, on peut en comparer plusieurs marques d’un même type (noir, au lait…) ou la même marque avec différentes teneurs en cacao et essayer de mettre des mots sur les différences.

- Un autre petit exercice agréable consiste dans la dégustation les yeux bandés. Ce jeu est agréable entre adultes, et il amuse aussi beaucoup les enfants, les incitant à adopter une façon attentive de manger.


Source : le site du Groupe de Reflexion sur l'Obésité et le Surpoids (GROS)
http://www.gros.org
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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 11:48

Si vous avez décidé d’essayer de reconnaître vos signaux de faim et de satiété, il faut oublier la balance (ou du moins éviter de se peser trop souvent).

J’imagine que simplement lire ces lignes vous inquiète déjà, mais n’ayez crainte…


Il n’a pas de doute que la méthode que je vous propose n’est pas traditionnelle : manger tout ce qui vous plaît quand vous avez faim et arrêter quand vous n’avez plus faim.

Parfois cela implique de manger plus qu’avant, au total de la journée, ou du moins plus souvent. Cette réalité engendre sans contredit une crainte de prendre du poids. Le pire ennemi de cette approche est la balance. La méthode traditionnelle implique une pesée régulière pour suivre à la lettre la perte de poids. Mais cette fois, vous ne le faites plus pour maigrir mais pour retrouver votre poids génétique, et vous devez réaliser que le corps maigrit à son rythme. Comme il n’est plus privé, il laisse aller les réserves doucement, comme il l’entend. Il est donc inutile de suivre son débit. Vous devez apprendre à faire confiance à vos signaux, autant que vous devez apprendre à faire confiance à vos sensations dans vos vêtements.

La méthode n’est pas traditionnelle et vos repères de perte de poids doivent changer eux aussi. Arrêtez de vous peser, essayez de vous ressentir dans votre corps au lieu de sauter sur la balance et vous serez impressionné par l’état de liberté que cela va créer.

En me relisant, je réalise que mon ton est un peu autoritaire, mais je veux être sûr que je ne laisse aucune ambiguïté quant à l’inutilité et la contre-productivité de la balance.

Vous n’avez plus besoin de ces sentiments de doute et de découragement. Tout ce dont vous avez besoin, c’est d’un peu de patience.

Faites le test : pas de balance pendant 2 semaines, mais une conscience augmentée des sensations de votre corps.



Florian Saffer - diététicien - approche sensorielle et comportementale
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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 23:49
Nous avons tous un jour expérimenté un besoin impérieux d’aliment suite à une période de jeûne prolongé. Ce besoin est déclenché par notre organisme : dans notre cerveau, un petit signal d’alarme s’allume et indique qu’il est urgent de faire le plein. Cette forte sensation de faim est liée à une chute du taux de sucre dans notre sang et le signal d’alarme ne s’éteindra que lorsque le taux de sucre dans notre sang atteindra un niveau convenable. Mais il prendra 10 à 15 minutes avant de s’éteindre complètement et d’envoyer un message de satiété.
Ce retard dans la sensation de satiété justifie la nécessité de manger lentement. En mangeant rapidement, on a toute chance d’absorber un excès d’aliment avant de ressentir une certaine satiété.
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