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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 11:56

Simon a 37 ans, il marche 1 heure par jour pour se rendre au travail, il est sportif et pratique le VTT régulièrement, son bilan biologique parfait. Il est heureux en amour et est entouré d'amis. Il ne fume pas, et ne bois que modérément. Il gère parfaitement son stress.

Pourtant Simon du fait de son IMC de 37 est considéré par l'OMS comme étant malade. Tout le corps médical le considère d'ailleurs ainsi. Dès qu'il se plaint de mal de dos, la réponse est toujours la même : perdez du poids. Dès qu'il se rend chez le médecin pour une simple grippe, le même refrain : "il faudrait que vous perdiez 20 kilos". 

La #surmédicalisation du poids ne va-t-elle pas trop loin? et surtout a-t-elle un sens?

Ne devrait-on pas en finir avec cette conception ridicule de la santé basée uniquement sur des chiffres?

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 12:33

"La minceur comme un instrument de tri social"

Jean-Claude Kaufmann Sociologue


 

#discrimination des obèses # pression de la minceur #pression social #body acceptance

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 18:18

"Je me souviens avoir été obligée de faire peur à un patient afin qu’il modifie ses comportements alimentaires".

Voici le témoignage d’une de mes consœurs avec qui je suis en total désaccord.


Utiliser la peur comme moteur de changement parait à première vue pertinent. La peur mobilise l’attention, nous rend attentif mais cette stratégie a ses limites. En effet lorsque nous avons peur certaines zones de notre cerveau se suractivent comme l’amygdale et d’autres sont au contraire court-circuitées (comme le néocortex préfrontal) ce qui  nous fait adopter des comportements dichotomiques (blanc ou noir) et qui met l'organisme face à trois possibilités (combattre, fuir ou se figer).On parle également en terme comportemental de contrôle aversif.
Le contrôle aversif est un contrôle sans nuance et qui vise surtout à se débarrasser rapidement du problème.
Ce mode de fonctionnement peut être totalement adapté à un danger extérieur, par exemple face à un ours le fait de partir en courant peut nous sauver la vie. Or cette attitude est inadaptée à un changement pérenne de comportement alimentaire. Concrètement la peur amener le patient à trois attitudes non fonctionnelles :

      - elle peut le paralyser et lui donner l’impression de ne pas être en mesure d’agir

- elle peut lui donner envie de fuir (« je ne veux plus que l’on me parle de régime »)

- elle peut lui donner envie de combattre. Or il est impossible d’adopter un nouveau mode de vie en ayant l’impression de lutter. Ceci est voué à l’échec sur du long terme.

Notre démarche en tant que professionnels santé consiste selon moi à aider le patient à passer d'un contrôle aversif (la peur d'être en mauvaise santé ou d'être trop gros) à un contrôle appétitif, c'est à dire motivé par des motivations internes comme ses valeurs : être en bonne santé, prendre soin de soi…

 

#motivation au changement #neuroscience #contrôle aversif #changement

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 09:49

 

"Les biscuits Oreo produisent sur le cerveau des effets similaires à la cocaïne"

 

Voila l'actualité qui circule depuis quelques jours. Cette affirmation repose sur les travaux d'étudiants en neuroscience qui ont mis en évidence que la consommation des fameux biscuits stimule les mêmes zones du cerveau que certaines drogue. Même si cette actualité repose sur des faits scientifiques cette façon d'aborder l'actualité me pose problème et à même tendance à me faire hérisser le poil.

En tant que spécialiste des addictions je peux vous affirmer que ceci est un non sens. Le sexe, manger des choses bonnes, se faire masser, jouer...activent le nucleus accumbens (centre de la récompense) et cela de manière physiologique. On ne peut pas reprocher à la nourriture d'être agréable non? Cela reviendrait à reprocher au sexe d'être plaisant et aux massages d'être agréables.

Cela renforce l'idée que les aliments sont les ennemis et font basculer la problématique vers l'objet. Alors que c'est bien l'usage qui pose problème (la surconsommation).
Manger de manière compulsif des Oréo est problématique, tout comme courir les jupons comme un DSK, se défoncer la coc', jouer avec excès...
Mais doit-on considérer le sexe, la bouffe et les bonnes choses systématiquement comme des problèmes? N'est-ce pas là le signe que nous avons basculé dans une société dans laquelle l'aliment est l'ennemi?
Cela est tellement simple de désigner des bouc-émissaires.

 

#addiction alimentaire #coup de gueule # oreo

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 11:48

Paul a 15 ans et souffre d'un léger surpoids, il est gourmand, mange vite et a, comme tous les jeunes de son âge, une attirance marquée pour la malbouffe. Cela préoccupe beaucoup sa maman; le surpoids de son enfant active chez elle des peurs terribles "mon enfant risque d'être rejeté", "si nous n'agissons pas il va devenir diabétique comme sa grand mère"...ces peurs se traduisent chez elle par une surfocalisation sur l'assiette de son fils, tout ce que mange Paul est scruté, le moindre écart est diabolisé... Paul se sent fliqué, infantilisé ce qui génère chez lui beaucoup d'irritabilité, nervosité qui le pousse à manger pour se calmer. Il éprouve également un fort sentiment d'injustice, Justine sa soeur cadette de 13 ans qui elle, naturellement très mince, s'ampiffre de bonbons...sans avoir à subir de pression. Justine ne comprend pas pourquoi son frère est contrarié par cette situation ce qui génère une dégradation de leur relation. L'ambiance à table est mauvaise et le repas n'est plus associé à la convivialité d'autant.

Le stress associé à ce contexte de tension familiale fait que Paul ne perd pas de poids ce qui entretient chez lui le sentiment de ne pas avoir d'emprise sur son comportement alimentaire. Bien évidemment ce sentiment est associé à une énorme culpabilité. Cette absence de résultat vient majorer l'anxiété de sa maman... En réponse celle-ci amplifie le problème en ajoutant "un peu plus de la même chose"* (en l'occurrence de la pression).
Le serpent se mord la queue et chaque morsure est de plus en plus douloureuse...

* expression utilisée par le psychologue Paul Watzlawick. 

 

Quelles solutions apportées à cette famille?

Dans un cas comme celui-ci plusieurs pistes me semble intéressantes à explorer. 

 

- Encourager cette famille à replacer la convivialité au coeur des repas. Un repas convivial a un impact positif sur l'humeur et il semble difficilement concevable que le changement attendu se produise dans une ambiance tendue. 

- Valider l'anxiété de la maman et recadrer la situation : cette anxiété est le signe que cette maman a la volonté d'aider son fils. La pression qu'elle met sur son fils n'est finalement qu'une maladresse. Il me semble important que Paul ait conscience de cela. Ce recadrage permet d'envisager toute cette pression comme un acte d'amour.

- Mettre en avant que dans ce cas  la solution "mettre la pression" est une partie majeure du problème et que cette solution va à l'encontre même de l'intention de la maman de Paul (aider son fils avec bienveillance)

- Inviter la maman de Paul à imaginer le ressenti de son fils (l'empathie est une clef ici importante)

- Inviter cette maman à réfléchir à l'attitude bienveillante qu'elle pourrait adopter pour aider son fils. Cette attitude bienveillante servira alors de boussole indiquant la direction dans laquelle avancer

- Inviter cette maman à prendre en compte le "feed back", c'est-à-dire la fonctionnalité des comportements. Pour faire simple observer ce qui marche et ce qui ne marche pas pour avancer dans la direction de la bienveillance.

Par exemple : observer que les remarques négatives rendent Paul irritable est un feed back indiquant que l'attitude n'est pas fonctionnelle.

A l'opposé, prendre conscience que le comportement "valoriser Paul" lui permet d'être plus motivé est un feed back positif

 

#approche familiale #surpoids #adolescent #palo alto #analyse fonctionnelle et contextuelle #ACT #diététique comportementale #changement familiale

 

 

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 13:04

Voici un petit exercice sur l’image corporelle que je propose très souvent à mes patients.

Observez cette pomme et observez les pensées que votre tête génère.

pomme.jpg

Il suffit généralement de quelques secondes pour observer des pensées sur cette simple image.
Il est impossible de ne pas avoir de pensée, quoi que nous fassions notre intelligence créée des histoires. Remarquons que la pensée « je n’ai pas de pensée sur cette pomme » est elle-même une pensée observable, c'est-à-dire une histoire que la raconte la tête.

Il est important que mettre en évidence que nous vivons à chaque instant une double expérience :
-l’expérience des 5 sens : je suis capable d’observer la couleur de cette pomme, sa forme…
- et en même temps une expérience mentale : les histoires que raconte ma tête autour de cette pomme

Notre tête est ainsi faite elle a un avis sur tout, elle critique, compare, juge constamment et cela de manière indépendante de notre volonté.

Chez les personnes souffrant de leur image corporelle, on observe souvent une confusion entre l’expérience sensorielle (comme se voir dans un miroir) et l’expérience mentale associée (« je suis une grosse vache »).

Pour les personnes en souffrance avec leur apparence beaucoup d’énergie est investie pour diminuer ces pensées cela peut se traduire par plusieurs attitudes :
- l’évitement expérientiel : j’évite d’aller à la piscine pour ne pas être malaise, je décline un rencard par peut d’être rejeté,  je m’isole pour ne pas être confronté aux jugements des autres…
- la lutte : j’essaie de modifier mon apparence en espérant que les jugements cesseront
- la limitation de la vie à la lutte : au lieu d’avoir une vie qui a du sens, l’énergie est investie à contrôler.

Prenons l’exemple d’Annie. Très complexée par ses rondeurs elle enchaine les régimes dans l’espoir d’être enfin bien dans sa peau. Elle évite les sorties…et vit dans la croyance qu’elle pourra être heureuse quand son problème de poids sera résolu. Annie espère que sa tête arrêtera de la juger lorsqu’elle sera mince. Or chaque fois qu’elle a minci sa tête ne cessait pas pour autant les critiques « si tu remanges tu vas grossir », « tu as minci mais ta poitrine reste aussi moche »…

En fait les pensées que nous avons sur nous sont naturelles et bien souvent critiques. Certains chercheurs estiment que 2/3 des histoires que raconte notre tête sur nous sont des jugements négatifs. Impossible d’échapper à cela. Notre tête est ainsi faite elle aime chercher des défauts, des erreurs…
Cela explique que lorsque nous mettons nu devant un miroir pour la plupart d’entre nous nous vivons une expérience désagréable, inconfortable. Cela est naturel et n’a rien de pathologique. Cela signifie juste que la tête fait son travail.

Beaucoup de travaux sur la souffrance psychique mettent en évidence que la souffrance ne vient pas des pensées critiques mais de la volonté de  vouloir les contrôler ou les éviter.

Emettons une remarque, beaucoup de mes patients m’évoquent que si nous pouvions avoir le corps parfait la tête n’aurait plus rien à dire. Or pour revenir à notre pomme, que j’ai choisie comme étant la représentation parfaite de la beauté fruitière, au moins 70% de mes patients trouvent des défauts à cette pomme : « trop belle pour être vraie », « moi je préfère les pommes plus naturelles », « elle doit être retouchée par photoshop », « saloperie de société de consommation qui privilégie la beauté à la qualité »…
Nous pouvons imaginer que même lorsque Brad Pitt est nu devant un miroir sa tête le critique « tu étais plus séduisant avant », « à quoi vas-tu ressembler dans 10 ans », « que va-t-on penser de tes cheveux longs », « tu es juste bon à obtenir des rôles de beau garçon »…
Bref en tant qu’humain nous ne pouvons pas échapper aux jugements critiques de notre tête.

La seule alternative que nous avons est d’interagir différemment avec cette expérience mentale. Cela peut passer par la prise de conscience que cet inconfort n’est pas une anomalie qu’il faut à tout prix faire disparaitre. La prise de distance avec le langage est également intéressante ; cela consiste à observer nos pensées comme de simples pensées sans jugement. Certaines de ces pensées jouent le rôle « d’hameçons » nous entrainant vers des comportements de lutte ou d’évitement. L’observation (ou la pleine conscience pour reprendre un terme à la mode) permet d’identifier les hameçons ce qui donne la possibilité de n’a pas y mordre.
Prenons l’exemple de l’hameçon « une grosse vache comme toi n’a pas n’est pas digne d’amour » est souvent un hameçon auquel Annie mord et qui l’entraine vers des conduites de repli ou de restriction calorique. Observer que cet hameçon n’est qu’un hameçon met la distance suffisante pour être dans la capacité de faire un choix (mordre ou ne pas mordre).

En gros la démarche consiste à sortir d’un rapport de lutte contre le ressenti intérieur pour avancer vers un rapport d’accueil bienveillant de l’inconfort.

En se référant au modèle de la thérapie d’acceptation et d’engagement, l’acceptation va être au service de l’engagement  c'est-à-dire faire des choses importantes pour soi malgré l’inconfort.

Revenons à Annie, pendant qu’elle investit son énergie à contrôler son inconfort la vie passe. Une vie qu’elle met entre parenthèses en espérant un jour ne plus ressentir d’inconfort.  Une vie dans laquelle elle s’interdit de voir du monde, de construire une relation intime, d’incarner réellement sa féminité, de faire les loisirs qu’elle aimerait faire…une vraie vie quoi.

Et si Annie était la personne que vous aimiez le plus sur terre quelle regard porteriez-vous sur elle ?
                                                                                                                           

Florian SAFFER - diététicien
Thérapeute ACT (acceptance and commitment therapy)

#body acceptance #acceptation corporelle #image de soi #thérapie d'acceptation et d'engagement #tyrannie des régimes #pleine conscience

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 12:59

Bonjour Mr Saffer, je souffre depuis près de 10 ans de boulimie nocturne. Je me gave toute la nuit un peu comme un robot, je me couche en ayant le sentiment d'être sale... je suis écoeurée toute la matinée et j'ai du mal à me nourrir avant 18h. Je ne sais plus quoi faire. J'ai organisé ma vie autour de cette maladie, je ne travaille que l'après midi pour pouvoir dormir en matinée, j'ai renoncé à avoir une vie de couple... J'aimerai m'en sortir.

Anna

Bonjour Anna, 

vous semblez souffrir d'un trouble alimentaire appelé "night eating syndrome". Le trouble de l’alimentation nocturne (night-eating syndrome ou NES) consiste en une anorexie matinale, une hyperphagie en fin de journée et une insomnie.Les troubles de l’alimentation nocturne se traduisent par un décalage de la prise alimentaire dans la soirée. Les personnes qui souffrent de ces troubles ne mangent rien avant le début, voire la fin de l’après-midi. Elles consomment de grandes quantités de nourriture pendant, et surtout après le dîner, éventuellement jusque tard dans la nuit. Leurs habitudes alimentaires les poussent à ingérer 50% de tous les aliments avalés quotidiennement après 20h. Elles souffrent bien souvent de troubles du sommeil et se relèvent  la nuit pour manger, dans un état proche du somnambulisme. Certaines personnes décrivent une amnésie des crises dont ils ont la preuve en retrouvant les restes de leur festin le lendemain. L’absence d’appétit le matin et, par conséquent, le refus de prendre un petit déjeuner est constamment associé au NES.

Il existe plusieurs pistes vous permettant d'avancer face à cette problématique:

- la première consiste à retrouver un rythme de vie. Dans les cas de NES l'horloge biologique et beaucoup de sécrétions hormonales (cortisol, mélatonine...) sont désynchronisées: il est conseillé de se lever le matin et de s'exposer à la lumière afin de remettre à jour cette horloge interne. La lumière du soleil a une influence très importante sur la sécrétion de mélatonine.

Retrouver un rythme alimentaire est également une priorité; afin de faciliter la resynchronisation de l'horloge biologique et les sensations de faim, il semble central de faire un vrai repas à midi et sur le dîner(et cela même si la faim est basse). En effet en mangeant plus en journée l'impulsion nocturne est forcement réduite; cette impulsion, bien que souvent en lien avec les émotions, est en grande partie due au manque d'apport énergétique en journée.

- la seconde piste consiste à améliorer le rapport à l'alimentation et au poids. Il est fréquent que les patients souffrant de NES soit piégés dans le cercle vicieux suivant : compulsion nocturne --> culpabilité/peur de grossir --> restriction en journée/hypercontrôle alimentaire --> augmentation de l'anxiété face au poids --> perte de contrôle nocturne. Mon expérience clinique me montre que pour certains patients 50 à 80% du temps est consacré à contrôler cette anxiété.
Ce travail, comme vous le comprenez demande un vrai travail sur les émotions qu'il semble important de réaliser avec un professionnel compétent. 

- la troisième piste consiste à mieux gérer le stress et l'anxiété. Il est fréquent que les crises soient majorées par le stress. Cohérence cardiaque, méditation en pleine conscience... peuvent être des alliés utiles permettant de mieux vivre avec l'anxiété.

- la dernière piste consiste à réinvestir une vie qui a du sens. Le trouble réduit la vie à contrôler les symptômes. Comme vous l'évoquez Anna votre vie est organisée autour de la maladie ce qui vous coupe certainement d'activité importante pour vous (voir du monde, avoir des activités plaisantes, construire une vie de couple...). 

Dans tous les cas je ne peux que vous encourager à consulter. Il me semble pertinent que vos soins soient coordonnés par un psychiatre. Ce dernier pourra éventuellement vous prescrire un traitement médicamenteux si besoin. Un travail psychothérapeutique ainsi qu'une prise en charge diététique pourront compléter votre traitement.
J'insiste beaucoup sur le fait de choisir des professionnels compétents ayant une bonne expérience dans la prise en charge des troubles alimentaires.

Je vous souhaite beaucoup de courage dans cette démarche.

 

Florian

 

#night eating syndrome #chronobiologie #boulime nocturne # sommeil #diététique comportementale #TCA #psychonutrition

 

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:14
"La folie c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent."[Albert Einstein]

Cette citation de Einstein souligne la difficulté que vive beaucoup de personne souffrant de troubles alimentaires. Leur stratégie consiste souvent à réduire leurs apports alimentaires en espérant mieux gérer leur poids et être enfin libéré de leur sentiment désagréable en lien avec leur apparence.
Les privations soulagent parfois mais n'amènent jamais vraiment à la liberté et au bonheur. Au contraire ils s'engluent souvent dans une spirale sans fin.

Notre travail, en thérapie comportementale, consiste justement à élargir le répertoire comportementale du patient, cela consiste à expérimenter de nouveaux comportements et d'observer ce qui se passe autour de cette expérimentation (ressenti, émotion...).Les émotions venant freiner la mise en place de nouveaux comportements sont identifiées. Dans les approches comportementales dites de 3eme génération les émotions comme l'anxiété ou la honte sont considérées comme étant naturelles. Notre travail consiste à aider le patient à interagir différemment avec la souffrance (avec à la fois de la distance et de la douceur).

Le cadre thérapeutique est souvent jugé rassurant pour les patients pour avancer dans cette voie.


Si vous vous sentez piégé par cette folie décrite par Einstein n'oubliez pas qu'un professionnel compétent (psychothérapeute, psychiatre, diététicien comportementaliste...) peuvent vous aider et vous soutenir dans ce travail. Avant de prendre rendez-vous n'hésitez pas à interroger le praticien sur ses formations, son approche et son expérience dans le domaine.

 

Agréable journée

 

F

 

#diététique comportementale #approche comportementale et TCC  #TCA

 


 

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 12:16

Quelle la meilleure façon d'inclure à un enfant les bases d'une alimentation saine?

 

Lui remplir la tête de messages nutritionnels? Manger 5 fruits et légumes, éviter le fast-food...?

 

Il semble que cette approche a ses limites. La transmission d'informations n'a qu'un impact limité sur les changements de comportements. (les fumeurs ignorent-ils que "fumer tue"?...)

 

Quelles autres solutions alors?

 

022-copie-1.JPG 


De nombreux travaux ont mis en évidence qu'un rapport sain avec la nourriture était fondamental. Concrètement manger et préparer le repas doivent être des moments plaisants.

Certains spécialistes, comme la psychologue du goût Nathalie Rigal, conseillent aux parents d'impliquer les enfants dans la préparation du repas.
Inviter un enfant à remuer une sauce, à éplucher un oignon, à mélanger une pâte à crêpe...permet à l'enfant d'être dans le respect du produit.

Cela crée chez eux une curiosité propice à de nouvelles expériences gustatives (les enfants ayant participé à la préparation de légumes ont davantage tendance à en manger).
De plus, il est évident que lorsque nous respections un plat nous avons tendance à le manger plus lentement, en le savourant ce qui est propice à l'écoute des sensations alimentaires.

 

 

  A lire d'urgence : La naissance du goût de Nathalie Rigal

 

#alimentation de l'enfant #éducation au goût #éducation bienveillante #diététique

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 12:18

Pour beaucoup de personne souhaitant perdre du poids leur ressenti s'apparente souvent à une lutte, une bagarre contre la nourriture et leurs sensations alimentaires. Cela se traduit la plus part du temps par une aggravation des préoccupations en lien avec l'apparence corporelle et une augmentation de l'inconfort.

L'attitude qui me semble la plus adaptée pour gérer son poids consiste selon mon expérience à utiliser la bienveillance comme une boussole.

Voici un exercice inspiré de la thérapie d'acceptation et d'engagement (ACT) que j'utilise beaucoup avec mes patients; cet exercice se réalise en deux temps. Il consiste dans une première étape à déterminer ce qu'est une attitude bienveillante.

 

Voici l'exemple d'Annie

 bienv.JPG

La seconde partie de l'exercice consiste à inviter le patient à observer ses pensées qui ont pu l'éloigner de cette direction.

 

L'exemple d'Annie

 cognition.JPG

Ces exercices présentent plusieurs intêrets; ils permettent au patient:

 

- de clarifier ce qui a du sens pour eux, comme par exemple, dans le cas d'Annie, passer des bons moments à table en famille et avec les amis,

- d'identifier des comportements bienveillants concrets et facilement applicables (déguster, limiter l'achat de "cochonneries", manger plus lentement...)

- de gagner en souplesse (une attitude bienveillante s'oppose à une attitude rigide et tyrannique)

- de prendre une distance par rapport à leurs pensées critiques

- de cultiver la compassion pour soi (la compassion pour soi repose sur une attitude bienveillante envers soi et sur la capacité à observer ses pensées critiques avec un peu de distance)

J'utilise également des variantes de cet exercices en utilisant la compassion ou encore le respect comme boussole.

 Florian Saffer 

#compassion pour soi #bienveillance #psychonutrition #diététique comportementale #thérapie d'acceptation et d'engagement #diététicien comportementaliste

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Livre sous la direction de Kevin Polk et Benjamin Schoendorff comprenant un chapitre dédié à l'utilisation de la thérapie ACT dans les troubles alimentaires rédigé par Florian Saffer.
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