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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 18:25
Certains reprochent aux produits laitiers d'être dangereux pour la santé... or, toutes les études scientifiques sériereuses montrent que cette famille d'aliment est indispensable dans une alimentation équilibrée. Si vous aimez le lait, les yaourts, le fromage... ne vous en privez pas!

Les produits laitiers  ont deux intérets nutritionnels majeurs : leur richesse en calcium et leur richesse en protéines de qualité.

Avec une consommation quotidienne de viande /poisson et oeuf (150 à  200g) les  besoins en protéines sont générallement couverts.


L'apport en calcium est lui beaucoup plus difficile à  couvrir  sans produits laitiers. Une carence en calcium  a plusieurs conséquences:

- à court terme :  une moins bonne contraction musculaire,  crampes musclulaires...
- à long terme : une déminéralisatiàon osseuse (ostéoporose)  associée à un risque majoré de fracture

Voici quelques petites astuces pour couvrir ses besoins calciques sans consommer de produits laitiers:

- consommer quotidiennement une eau riche en calcium Contrex, Talians, Vittel, Courmayeur, Hepar

eau.JPG

- consommer régulièrement des sardines en conserve (à l'huile d'olive, à la tomate...). Générallement les arretes sont consommées, ces arretes sont extrèmement riches en calcium.

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- consommer du "lait" d'amande au petit déjeuner ou lors de collation




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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 20:52
Si  votre fille, votre  amie,  votre camarade, votre soeur... perd le sourire, à l'air triste, amaigrie... si elle  s'investie beauoup  trop dans ces études, si elle  perd  le contact avec ses camarades... Essayez de parler de ça avec elle, ne la jugez pas, apportez lui une oreille attentive et  incitez la à en parler  à son médecin de famille.

Pour les personnes  souffrant  de trouble de la conduite alimentaire  je  vous  invite  à  consulter le site  suivant  :
http://www.anorcri.com/

Florian Saffer
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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 10:47
Petit conseil pour les personnes surveillant leur ligne


Bon nombre de diètes s’accompagnent d’une liste d’aliments interdits. Pourtant, des études ont démontré que le fait de se priver complètement ou de façon exagérée d’un aliment augmentait notre envie de consommer cet aliment et nous amenait à en consommer des portions plus importantes. Mieux vaut donc se permettre des chips à l’occasion que de se retrouver avec des rages incontrôlables qui nous amèneront à vider le sac ! Tous les aliments ont leur place dans une alimentation équilibrée. Certains ont cependant intérêt à prendre une plus grande place à cause de leurs qualités nutritives (ex. : fruits et légumes, produits céréaliers, viandes, produits laitiers), alors que d’autres peuvent être consommés à l’occasion pour le plaisir qu’ils nous procurent.
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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 11:55

 

                                                                              

Ce qui est VRAI : certaines obésités sont fortement influencées par la génétique.

— Un enfant dont les deux parents sont obèses a un risque d'obésité trois fois supérieur à celui d'un enfant ayant deux parents minces. Lorsqu'un seul des parents est obèse, l'enfant a 40 % de chances de le devenir et si les deux parents le sont, le risque est alors de 80 % ! Il chute à 10 % si les deux parents sont minces.

— Cette prédisposition héréditaire à l'obésité se traduit par une augmentation du rendement métabolique: l’organisme parvient à fabriquer de la graisse avec un minimum de nourriture, puis économise ces réserves, ne les utilisant qu’avec parcimonie. Il est probable que cette caractéristique génétique a représenté un avantage pour ses aïeux : les faibles consommateurs de nourriture, ceux à qui un rien profite, devaient vraisemblablement mieux survivre en période de famine que les individus gaspilleurs de calories. Mais en période d'abondance, ce rendement métabolique performant aboutit à un stockage excessif de graisses de réserve

Ce qui est FAUX : si on est porteur d'une hérédité défavorable, mincir et rester mince sont impossibles

Être génétiquement prédisposé à prendre du poids ne signifie pas qu'on ne peut pas être mince et le rester, mais que cela demandera qu'on porte une attention particulière à sa façon de s'alimenter, à ses dépenses énergétiques, à toutes les situations qui pourraient conduire à manger plus que nécessaire.

— Les gènes s'expriment avant tout quand ils interagissent avec l'environnement. Ainsi, par exemple, dans des conditions de sédentarité et de suralimentation, des individus génétiquement prédisposés développeront un surpoids. Entre des individus prédisposés et des individus qui ne le sont pas, l'environnement est le même (sédentarité et suralimentation), les gènes sont différents mais c'est l'interaction gène-environnement qui va produire des effets différents sur des individus génétiquement différents. Si on ne peut agir sur ses gènes, on a par contre toute latitude pour agir sur son environnement (lutte contre la sédentarité, alimentation, problématique psychologique…)

 

 

Sources: Groupe de Reflexion Sur l'Obésité et le Surpoids

http://www.gros.org

 

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 12:26
Bien manger coute cher?

C'est le reproche que nous essuyons régulièrement en conférence. "C'est bien beau de manger équilibré mais vous avez vu le prix des légumes?". Il est vrai  que les prix des légumes ne font qu'augmenter et il n'est pas évident de s'en sortir. Il existe une certaine de notion entre le pouvoir d'achat et ce que j'ai dans mon assiette. Prenons l'exemple du restaurant; un restaurant est critiqué selon les critères gustatifs mais surtout les quantités que l'on a dans l'assiette. Au plus le prix du repas est bas et au plus j'en ai dans l'assiette mieux c'est et surtout le restaurant devient une référence. Si l'on prend l'exemple des restaurants dit "gastronomique", ils sont régulièrement critiqués sur les failbes quantités que l'on dans l'assiette. En somme la notion de plaisir gustatif disparaît devant la quantité. Est-ce que nous prenons encore du plaisir avec l'alimentation, ou je vais au restaurant pour me détendre, partager un moment convivial...? En définitive, la quantité et donc notre rapport à l'alimentation: "avec tous ces euro je peux acheter et bien remplir mon assiette". Finalement on s'habitue à consommer des grandes quantités, d'ailleurs le fait de ne pas réussir à finir son assiette dans restaurant et là aussi signe positif pour la critique! Pour autant, le fait de retravailler sur nos perceptions de rassasiemment, de satiété, de faim permet de mieux gérer les volumes dans l'assiette, ce qui induit une consommation différente et donc un coût alimentaire moins cher! Une question importante lors des consultations est de savoir si le prix des courses à diminuer car en effet c'est un indicateur du comportement alimentaire et donc d'achat. Mieux se connaître permet aussi de mieux gérer le budget courses.
bonne journée.

Retrouvez tous les articles de Nicolas Sahuc sur son blog
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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 16:24
D’un point de vue nutritionnelle la viande a plusieurs intérêts :
 
-         un apport en protéines de bonne qualité qui vont permettre l’entretien de la masse maigre (muscles). Chaque jour nous avons besoin environ de 1g de protéine par kilos de poids.
-         un apport important en fer qui est indispensable pour la formation des globules rouges. Une carence en fer entraîne une anémie. L’anémie entraîne une fatigue physique et psychique importante.
 
Il est possible d’apporter de « bonnes protéines » en consommant alors du poisson ou des œufs.
 
100g de viande = 100g de poisson = 2 œufs = 20g de protéines
 
Poissons et œufs sont également une source intéressante de fer même si leur teneur est inférieure à la plupart des viandes de boucherie.
 
On trouve également des protéines de qualité dans les produits laitiers. Un yaourt apporte 5g de protéines et une part de 30g de fromage 5 à 10g
 
Les protéines sont également présentes dans le règne végétal
-         les céréales contiennent des protéines mais leur qualité est inférieure à celle de la viande,
-         c’est également le cas pour les légumes secs (lentilles, pois…)
 
Toutefois en prenant la peine de consommer céréales et légumes secs au cours d’un même repas on obtient des protéines de qualité équivalente à celle de la viande.
 
Exemple d’associations judicieuses :
-         pain et salade de lentilles
-         semoule ou pois chiche
 
Enfin contrairement aux idées reçues le fer des végétaux (épinards, lentilles…) est très peu absorbé par notre organisme (3 à 4 fois moins que le fer de la viande). L’absorption de ce fer est réduite par la consommation de café et de thé et augmentée par la consommation d’un aliment riche en vitamine C au cours du même repas.
 
Il est donc conseillé aux personnes ne consommant pas de viande de consommer thé et café à distance des repas (au moins 2heure après) et de consommer à chaque repas une source de vitamine C (fruit cru, jus de citron …)
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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 10:25

La télévision parle du blog :

 

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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 12:57
Bonjour à toutes et à tous,
je m'appelle Aurélie,j'ai 21 ans et je souffre de troubles du comportements alimentaires depuis 4 ans.Je crois que j'ai vécu quasiment toutes les manifestations possibles de la maladie:crises de boulimie sans vomissements mais avec compensations(sport à outrance,jeûne parfois pendant plusieurs jours),puis anorexie mentale restrictive avec perte totale de l'envie de manger.J'ai ensuite connu une courte période d'hyperphagie pendant laquelle j'avais tout le temps envie de manger et,une fois commencé,je ne m'arrêtais que lorsque j'étais écoeurée avec des maux de ventres terribles et un profond dégoût de moi-même.Pour essayer de reprendre le contrôle,je faisais des journées "liquides"(soupe,jus de fruit) et des journées sans mes aliments interdits donc avec quasiment rien d'autre que laitages,fruits,un peu de viande,ce qui m'amenait à faire d'autres crises puisque la faim me tenaillait allant même jusqu'à m'empêcher de dormir.La dernière évolution de la maladie(mon "allien" comme je l'appelle) a été l'apparition des vommissements,rares au début,ils sont devenus quotidiens et de mai à décembre 2005,je ne supportais plus d'avoir quelque chose dans l'estomac.Je faisais donc des repas pantagrueliques qui pouvaient durer jusqu'à 6h mais comme rien ne "passait",j'ai perdu 16kilos en 4mois pour finir par peser,le 15 novembre 2005, 44 kilos pour 1m76.J'ai du mettre mes études de droit,qui m'intéressaient et que je réussissais,entre parenthèses car le quotidien n'était plus gérable.
J'ai employé des termes techniques et donc forcément impersonnels pour décrire mon parcours mais j'ai vraiment souffert de ma maladie et de ses mutations avec l'impression,à chaque fois que je trouvais un début de solution,que la maladie développait une nouvelle façette et qu'en quelque sorte elle me tenait par le pied pour me taper dans tous les murs,toutes les failles qu'elle trouvait dans mon inconscient.
J'ai vécu des moments d'épuisement,de solitude et de lassitude terribles:vidée physiquement,psychologiquement,avec l'impression que l'engrenage engendré par mon angoisse de grossir et mon manque de confiance finirait par avoir ma peau.
J'ai toujours été lucide sur ma maladie et j'étais suivi pendant cette période par mon généraliste et ma psychiatre.Mon médecin me faisait faire des bilans sanguins(souvent à ma demande car je lui faisait part de mes inquiétudes liées à mes douleurs au ventre,aux dents et à mon amaigrissement) et,à part me prescrire quelques compléments comme du magnésium ou du potassium,il ne s'est pas inquiété outre mesure.Il m'a tout de même envoyé voir un gastroentérologue à l'hôpital suite à une gastro m'ayant fait perdre 2kilos en peu de temps.Celui ci a grimacé en voyant mes bilans sanguins et m'a annoncé qu'une hospitalisation était nécessaire car le manque de potassium risquait de provoquer un arrêt cardiaque.Je suis tombée de haut concernant la gravité de mon état puisque pour mon médecin les prises de sang était bonnes.Je suis rentrée à l'hôpital le 1er décembre,j'ai été alimentée exclusivement par sonde pendant 5 jours.Au bout de 2 jours j'ai eu un déclic et je me suis sentie prête à remanger de tout.Je suis finallement sortie après 1 semaine et je suis rentrée chez moi avec la sonde que j'ai enlevée toute seule le jour de mon anniversaire le 11 décembre.J'ai ressentie très vite les effets de la renutrition:le cerveau plus "clair",de la bonne énergie(et plus celle qui faisait que je ne tenais plus debout que grâce aux nerfs),plus ce froid glacial dans tout le corps qui raisonnait comme l'approche de la mort,plein de temps pour prendre soin de moi... j'ai eu quelques passages à vide:j'ai craqué et vomi 4 ou 5 fois en 1mois mais ce n'était pour moi que des accidents et j'ai repris la lutte pour ma reconstuction à chaque fois avec la même force.
Aujourd'hui,j'ai pèse 56kilos:j'ai repris vite au début car comme je ne buvais plus,mon corps manquait d'eau.mais pour celles ou ceux que la perspecive inquiète,il n'y a pas de souci à se faire car j'ai été moi même étonnée par le fait que ça ne se voit quasiment pas.J'étais extrêmement maigre et je suis aujourd'hui encore très mince et je grossis beaucoup plus difficilement qu'au début,l'objectif fixé avec l'hôpital étant à 59 kilos.
Mon message est donc un message d'espoir et de soutien pour toutes celles et tous ceux qui vivent au quotidien l'enfer de cette maladie et à leur entourage:nous avons tous en nous cette force de vie qui fait qu'un jour on trouve le bout du fil de la pelote qui nous permettra de dénouer les souffrances qui nous ont amené à nous maltraiter de la sorte.N'abandonnez jamais le combat même s'il y a des jours où le desespoir est immense et où le sens de notre vie nous échappe.Aujourd'hui,même si c'est parfois encore difficile et que j'ai toujours besoin de continuer mon travail psychothérapeutique,qui est loin d'être achevé;je commence à me réconcilier petit à petit avec mon corps,à le respecter,le redécouvrir,me redécouvrir et je me sens libre de cette maladie qui m'a enchaînée pendant toutes ces années.Quel plaisir de redécouvrir les goûts,de partager un repas avec les gens qu'on aime,de s'autoriser à avoir faim,d'avoir l'envie et l'énergie de faire plein de choses.
Je finirai juste par un petit poème d'Eluard que je vous envoies à tous avec toute mon affection
"Et par le pouvoir d'un mot je recommencerai ma vie,
je suis né pour te connaître,pour te chanter,
LIBERTE."
..
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Published by Florian Saffer - diététicien - dans dietetique
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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 14:09

Beaucoup de personnes souhaitant perdre du poids ou maintenir leur poids s’imposent une alimentation très légère, très restrictive, excluant ou limitant fortement les féculents, le pain, les matières grasses, et les aliments plaisir. Ce comportement de contrôle volontaire de ses prises alimentaires est appelé restriction cognitive.

  

Il en résulte une absence de prise en compte des sensations alimentaires régulatrices que sont la faim et la satiété. Or, on sait que ce sont des signaux essentiels dans la régulation du poids corporel : ils renseignent le sujet sur son état métabolique et lui permettent d’adapter ses apports alimentaires à ses besoins réels. A la longue la restriction cognitive entraine un dérèglement de ces mécanismes naturels de contrôle du poids.

 

 Cet état de privation permanente entraine une hyper réaction des systèmes hormonaux de contrôle du poids  qui vont augmenter la faim, il devient très difficile de lutter, le sujet en restriction cognitive entre dans un état de frustration constante.


En pratique, cet hypercontrôle alimentaire et mental est souvent débordé : il suffit de se laisser tenter par une petite quantité d’aliment interdit pour sombrer corps et âme dans la perte de contrôle et manger sans frein. Puis viennent la culpabilité et le sentiment d’échec et le rétablissement de l’hypercontrôle.

  


 

  
Pour conclure, s’imposer une alimentation très restrictive ne tenant pas compte de la sensation de faim et de satiété et excluant tout aliments plaisir, dans le but de perdre du poids, est voué à l’échec et risque même d’empirer la situation ; l’organisme pert petit à petit sa capacité de contrôle du poids. De plus les frustrations liées aux privations entrainent fréquemment une perte de contrôle associée à une reprise du poids précedement perdu ; bien souvent la privation a été tellement mal vécu par l’organisme que la reprise de poids est supérieure à la perte.


 La restriction cognitive paraît donc être la meilleure solution pour prendre du poids tout en étant dans un état de frustration et d’échec permanent.

 Les suivis nutritionnels proposés par les diététiciens formés aux thérapies comportementales et cognitives permettent de manger de tout et à sa faim évitant ainsi la restriction cognitive.

 


 

Florian Saffer- diététicien - comportementaliste

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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 09:35

Je suis tombée dans la boulimie à 13 ans, de la façon la plus banale qui soit. J'ai fait un régime pour perdre quelques kilos, puis l'engrenage s'est enclenché. Les privations entraînent des frustrations, lesquelles engendrent des comportements compulsifs de compensation et d'insoutenables crises de voracité. Les régimes m'ont longtemps permis de donner le change, de m'entretenir dans l'illusion d'une victoire sur mon corps: je me mettais à la diète et je maigrissais, certes, mais je reprenais plus que les kilos perdus. Et je recommençais.


Je ne sais pas pour quelles raisons je suis devenue boulimique. Je sais, en revanche, comment je me suis enfoncée dans la maladie: par une sorte de dégoût de mon image, en décalage avec la maigreur omniprésente dans les publicités et les magazines. Je me suis toujours trouvée énorme, même lorsque je ne l'étais pas. Fille de mon époque, soucieuse de plaire, j'ai toujours voulu être fine et jolie, coller à l'image de la beauté que véhiculent les médias. Les magazines féminins ont nourri ma névrose par leurs injonctions contradictoires: mangez, disent-ils, mais ne prenez pas 1 gramme! Que proposent-ils à leurs lectrices? Des rubriques minceur, suivies de recettes de cuisine, le tout illustré par des images de femmes longilignes. Un véritable arsenal pour fabriquer des schizophrènes!

C'est dans ces journaux que j'ai trouvé des régimes draconiens, fantaisistes, contraires à toutes les lois élémentaires de la diététique. Le plus efficace - le plus pernicieux, sûrement - fut le «régime soupe», appelé aussi «régime des cardiologues». Une lectrice disait avoir perdu 8 kilos en une semaine! Le principe, complètement fou, est de manger à volonté un aliment différent chaque jour. Je l'ai fait, dès que je grossissais trop. Pendant une semaine, la première fois, pour perdre 8 kilos, puis deux semaines, pour en éliminer 15, etc. Je ne me suis pas alimentée normalement pendant des années.

Quand je vois les titres des articles qui paraissent dans certains magazines féminins («Comment perdre 4 kilos en huit jours»...), je ne peux m'empêcher de penser que les médias ont leur part de responsabilité dans le développement des troubles du comportement alimentaire chez les jeunes filles... Bien sûr, ils ne sont pas coupables de ma boulimie. Mais ils m'ont donné un mode d'emploi détaillé pour l'entretenir. On commence à s'inquiéter de la progression de l'obésité, et c'est une bonne chose. Ne devrait-on pas s'attaquer aux stéréotypes que nous assène la pub?

Marie-Angèle, étudiante en marketing, 28 ans

Propos recueillis par Eric Marquis

Paru dans L'Express du 29/11/2004

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