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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 12:25
J'ai reçu hier un coup de téléphone d'une mère de famille me demandant mon avis. Son jeune fils de 9 ans est en surpoids; cette jeune mère de famille est perdue et ne sais plus quoi faire.

En discutant un peu avec elle, j'ai compris que son garçon mangeait peu aux repas, refusait systématiquement de manger autre chose que des pâtes. La seule boisson consommée est le sirop.
De plus le garçonnet grignotait toute la journée devant la télévision; il se sert lui même au gré de ses envies dans le placard débordant de biscuits, gâteaux, chips...

Il est évident ici que le problème n'est pas d'ordre diététique; de toutes évidences cette mère n'a pas instauré de règles à son enfant. Or, éduquer, c'est avant tout fixer des interdits, mettre des limites. N'oubliez pas que le rôle des parents consiste avant tout à donner de l'amour et des repères aux enfants. La tendance très actuelle "parent-copain" est selon mois néfaste. Souvent j'entends ce discours "vous comprenez, je l'aime tellement que j'ai du mal à le gronder quand il ne m'écoute pas; je ne voudrais pas qu'il pense que je suis méchante". N'oublions pas que l'apprentissage de la frustration est pourtant indispensable; imaginez la vie future d'un enfant qui n'a pas appris à "être frustrer"; quel va être son comportement quand adulte, il devra patienter 20 minutes à la Poste? Comment va-t-il construire sa carrière professionnelle? Comment réagira-t-il face à un refus? Par la colère une colère dirigée vers les autre ou vers soi certainement.

Revenons au cas de cette jeune mère. Il est primordial que celle-ci fixe des règles à la maison. Règles qui devront être respecter sous peine de sanctions adaptée.

Exemples de règles à instaurer à la maison:

- il est interdit de manger en dehors des repas (petit déjeuner, déjeuner, 16h30 et diner).

- il est formellement interdit de se servir dans les placards.
Les placards ne doivent pas être sous clef. C'est bien aux parents d'imposer leur autorités et de sanctionner en cas de non respect des consignes.

- les repas doivent être pris en famille et à table.
Chaque plat prévu doit être au moins goûté systématiquement (pas de forcing pour autant! Le repas doit rester un moment agréable, le forcing va à l'encontre de cette règle). Toute la famille doit prendre le repas au même rythme.

remarque 1: si l'enfant mange peu à un repas il ne faut pas donner d'aliment plus tard. Il attendra le repas suivant ou le gouter.

remarque 2: si l'enfant fait son cinéma à table, ignorez le. Rappelez lui quand même que ce qu'il fait ne sers à rien et ceci sur un ton calme mais ferme.


- C'est au parent de décider du repas, pas à l'enfant. Vous pouvez lui demander son avis et essayer d'inclure des plats qu'il affectionne? N'oubliez pas que l'éducation au goût nécessite de proposer une alimentation variée. Si vous ne faites pas cet effort de diversité et que vous proposez uniquement des préparations appréciées par l'enfant, vous ne lui permettez pas d'élargir sa palette de goût.

- Enfin, donnez l'exemple! Les comportements sont en partie acquis par mimétisme, par reproduction des schémas familiaux. Si votre fiston vous voit grignoter toute la journée il va considérer que manger en dehors des repas est une chose banale.

J'espère ne pas avoir été trop moralisateur, ce n'est pas le but de ce billet. Je veux juste mettre en avant que le bien de nos enfants repose en partie sur le fait que ceci doivent parfois être confronté à la colère et à la frustration, ce qui, je l'entend, n'est pas toujours simple à vivre.
Autre point important, gardez à l'esprit que vos enfants ont également besoin de se sentir aimé et en sécurité. N'hésitez pas à rappeler à votre enfant qu'il est précieux pour vous, à le valoriser quand vous êtes fière de lui, de lui demander ce qu'il ne va pas si vous le sentez perturbé. On pourrait dire qu'éduquer ce n'est pas dresser, c'est en fait donner de l'amour et des règles.

Voici un ouvrage interessant:



Bonne journée à toutes et à tous

cordialement,

Florian SAFFER - diététicien
Spécilaiste des problèmes de poids de l'enfant
Diplômé de l'Hôpital A. Trousseau (Paris)
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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 10:47

La prochaine fois que vous vous apprêtez à manger quelque chose, demandez-vous si vous avez faim, tout simplement. Il est très important de manger lorsque vous ressentez la faim. En l’ignorant, vous privez votre corps de l’énergie et des nutriments dont il a besoin pour bien fonctionner. Vous risquez aussi de dépasser votre satiété et de manger plus que vos besoins lors du repas suivant. 

Manger selon sa faim est indispensable pour gérer son poids; les mangeurs "régulés" qui mangent selon leurs sensations ne prennent générallement pas de poids.

Exemples de signaux de faim

- Mon estomac gargouille.

- J’ai une sensation de vide dans l’estomac, parfois accompagnée de petites crampes.

- Je ressens une baisse d’énergie, j’ai plus de peine à me concentrer.

 

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 10:51
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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 11:04

Le lien entre le stress et la prise de poids n'est plus à faire. Nous savons aujourd'hui que le stress mal géré entraîne une production exagérée d'une hormone: le cortisol. Ce cortisol contribue, à long terme, à une prise de masse grasse notamment au niveau abdominal. L'expression "ça me gonfle" que nous utilisons lorsque nous sommes soumis à une tension chronique prend ici tout son sens.

 

De plus l'état de nervosité procuré par le stress nous oriente vers des comportements permettant de nous calmer; le grignotage est une solution simple et rapide. En effet Manger un aliment agréable entraîne la production d'une hormone appelée dopamine, hormone du plaisir par excellence. Malheureusement ce comportement n'apporte un soulagement qui n'est que de courte durée et qui contribue souvent, si il est répété, à une prise de poids.

 

Vous l'avez compris limiter son stress est primordial pour pouvoir perdre un peu de poids. Dans un premier temps je vous conseille d'identifier le "facteur stressant",  d'identifier les pensées automatiques associées et les états émotionnels associés (colère, tristesse, frustration...).

 

Petit exemple:

 

mon collaborateur me  parle toujours mal (facteur stressant)    -->   "il doit me trouver incompétent" (pensée automatique)  --> état émotionnel : tristesse + sentiment d'injustice

 

Prendre conscience de ce schéma est déjà une première étapes permettant de réduire le stress. Mettre des mots sur ces difficultés suffit parfois à trouver ses solutions.

 

Exemple :

solution 1: je vais parler calmement à mon collaborateur de son attitude

solution 2: je vais remplacer mes pensées automatiques par des pensées alternatives certainement plus réaliste "mon collaborateur est peut être lui même stressé ce qui explique son comportement OU cette personne est simplement impolie, mon travail n'a rien à voir avec son comportement"

 

Vous pouvez vous aider pour cela du tableau de Beck que vous pouvez télécharger ici: 

www.psycom.ch/psy/Tableaux/Penser/Tableau-Beck-V.html

 




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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 12:02

Le petit déjeuner est un repas qui malheureusement est, chez beaucoup d’enfants, souvent sauté ou souvent trop léger. Pourtant lorsque nos enfants se lèvent le matin leurs organismes ont besoin de faire le plein de carburant pour être en forme toute la journée. Un bon petit déj’ est indispensable, il évite notamment le coup de pompe de 10-11 heures entraînant fatigue, difficulté à se concentrer…

Enfants : l’importance d’un petit déjeuner équilibré
Enfants : l’importance d’un petit déjeuner équilibré
Le manque de temps ou le manque d’appétit sont souvent évoqués pour justifier la frugalité ou l’absence de ce repas.

Quelques astuces permettent de remédier à ça : préparer la table la veille au soir de façon appétissante, acheter à l’enfant des couverts à petit déjeuner colorés et originaux, donner un jus de fruit à jeun pour ouvrir l’appétit, varier le choix des aliments, prévoir un petit laps de temps supplémentaire (se lever 10 minutes plus tôt). Pour l’enfant qui va à l’école, préparer le soir le cartable du lendemain.

Ce repas indispensable pour les enfants (tout comme pour les adultes) doit être avant tout équilibré et doit répondre aux besoins nutritionnels de l’enfant.

Il doit contenir une source de glucides qui va apporter l’énergie nécessaire pour être en forme jusqu’à midi : pain, biscottes, céréales…sont donc les bienvenus. Il est bien sur possible d’ajouter au pain (ou aux biscottes) un peu de beurre qui va apporter, en plus de sa saveur, de la vitamine A (nécessaire à une bonne croissance).

Une quantité raisonnable de confiture, de miel ou de nutella peut également être ajoutée à la tartine.

Les croissants, tresses au chocolat, madeleines et autres brioches dont les enfants raffolent sont des produits très gras et à la fois très sucrés. Ils ne doivent pas être consommés quotidiennement mais en alternance avec des produits de "base" comme le pain ou les biscottes.

Une source de calcium est également primordiale pour assurer une bonne croissance. Comme le déjeuner et le dîner, le petit déjeuner de l’enfant doit comporter un produit laitier : lait, yaourt, fromage blanc, petit suisse…

Le petit déjeuner doit également permettre de réhydrater l’organisme. Une boisson, froide ou chaude, est indispensable à ce titre.

Enfin, il importe de faire le plein de vitamines avec un fruit ou un jus de fruit nature (100% fruits).

Un petit-déjeuner équilibré permet donc à votre enfant d’être en forme toute la matinée ; il permet de plus d’apporter beaucoup de minéraux (calcium, magnésium…) et vitamines (vitamine C, A, D…) indispensables à une croissance harmonieuse.

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 18:45
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 13:08
La consommation de fruits est insuffisante chez beaucoup d'entre nous et notamment chez les adolescents; voici une façon de préparer les fruits qui peut les rendre plus "tendance" pour les ados ou les jeunes adultes: les fruits mixés ou "smoothie" in english.

Le smoothie
est une boisson à base de fruits mixés à l'aide d'un mixer (blender) auxquels on peut ajouter, selon ses envies du lait, du fromage blanc ou encore du yaourt.

Cette boisson fruitée nous vient d’Angleterre et est apparu en France dans les années 90.
Il est très en Vogue actuellement pour ses qualités nutritionnelles, alliées à une consistance douce et onctueuse proche de celle du milk-shake.

Ces cocktails maison, ou achetés dans le commerce apportent  de la vitamine C  (qui stimule nos défenses immunitaires) , de minéraux comme le potassium (qui régule la tension artérielle), le magnésium (relaxant naturel) ou encore des antioxydants (substances protectrices pour nos cellules).


Idéal au petit déj' ou leur d'un goûter, les smoothies allient qualité nutritionnelles et plaisir.



Petite recette : Smoothie aux fruits
Préparation : 5-10 mn
Ingrédients (pour 2 personnes) :

- une grosse banane
- au choix 2 à 5 de ces fruits, selon les goûts et les moyens :
- une mangue
- 2 kiwis
- une poignée de framboises (surgelées en hiver) ou de fruits rouges ou de fraises
- 2 abricots
- une pêche/brugnon
- une ou deux rondelles d'ananas
- 3 prunes
- 1/2 litre de lait écrémé, semi-écrémé ou de soja
- des glaçons, selon les goûts


Préparation :
Dans un mixer, mettre tous les fruits coupés en gros morceaux (pelés et dénoyautes bien sûr). La banane est essentielle pour avoir une bonne consistance.
Les fruits surgelés donnent une boisson fraîche instantanée. Ajouter le lait et mixer.
Verser dans deux verres.
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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 23:07

  "Finis ton assiette", voila un exemple de règles que beaucoup de parents imposent à leurs enfants.


Pour ces parents, cette règle correspond à une valeur importante "chez nous on ne gaspille pas".  Cela s'inscrit souvent dans l'histoire familiale; l'alimentation n'a pas toujours été aussi abondante et aussi bon marché qu'aujourd'hui et pour nos grand parents qui ont connu la guerre et le rationnement jeter de la nourriture est inconcevable.

Toutefois habituer un enfant à forcement finir son assiette va à l'encontre du bon sens. En effet, cette consigne habitue l'enfant à manger plus que sa faim ce qui peut conduire à une prise de poids. Imposer à un enfant de finir son assiette, c'est le détourner de son système de régulation énergétique basé sur les sensations alimentaires (faim, rassasiement, satiété...).

Naturellement les enfants sont très bien régulés, c'est à dire qu'ils sont très à l'écoute de leur sensation alimentaire ce qui leur permet de  faire correspondre parfaitement leur consommation alimentaire à leur besoins nutritionnels.

Si comme moi l'idée de gaspiller de la nourriture vous fais dresser les poils sur les bras, envisager d'autres alternatives comme par exemple servir en plus petites quantités et resservir si l'enfant à encore faim.

Gardez à l'esprit que la prévention de l'obésité passe avant tout par le respect des sensations alimentaires que peuvent être la faim, le rassasiement et la satiété.


Florian SAFFER – diététicien approche comportementale

Diplômé en nutrition de l'enfant - hôpital Trousseau

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 14:25

La mode des grandes assiettes se termine. Aujourd'hui, privilégiez inversement les assiettes les plus petites possibles.

De même pour les bols et les cuillères. Pourquoi ?

Parce que diminuer la taille de vos ustensiles permet très facilement de manger jusqu'à 60% de moins ! Une astuce intéressante en cas de régime.


En pratique, si vous faites attention à votre poids, privilégiez toujours les ustensiles de table de petites tailles : assiettes, bols, tasses, ramequins, etc. Et pour les desserts, potentialisez encore vos chances de manger moins en choisissant aussi les plus petites cuillères possibles.

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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 13:39

C’est un fait avéré : alors qu’autrefois, avoir des rondeurs, une panse large et bien remplie était un signe extérieur de richesse, c’est désormais un signe extérieur de pauvreté. Dans les pays industrialisés, plus on est pauvre, et plus on a statistiquement de chance d’être gros ou obèse. Une étude de l’INRA présentée en 2005 montre qu’on trouve en France 16% d’ouvrières obèses contre 4% de cadres ou de professions intermédiaires.
Pourquoi donc ? La réponse officielle, des pouvoirs publics, des bien-pensants, est de vilipender la junk-food, grossissante et pas assez chère ; les fruits et les légumes, dont la consommation intensive permettrait la minceur, seraient quant à eux bien trop chers. La solution consisterait donc à taxer les aliments gras et sucrés, et peut-être, pourquoi pas, avec cet argent récolté, de subventionner les fruits et les légumes. Une étude de 2001 des docteurs Delestre et Meyer, met elle aussi en évidence le lien entre obésité et pauvreté, et ces éléments de l’étude ont été souvent repris, y compris dans des rapports destinés aux pouvoirs publics. Mais on laisse de côté le principal résultat de cette étude : les femmes obèses, en précarité financière, seraient plus stressées et plus déprimées que la moyenne.

Nous savons bien, nous autres cliniciens ayant affaire à des personnes en souffrance avec leur poids et leur comportement alimentaire, combien il est fréquent qu’on mange pour minorer sa souffrance psychique. C’est même, selon nous, une cause majeure de surconsommation alimentaire dans les pays industrialisés. On se tourne alors préférentiellement vers les aliments gras et sucrés, qui permettent d’éteindre ou de diminuer les incendies de l’âme, de calmer temporairement les angoisses et la déprime, bien plus efficacement que les fruits, les légumes et les yaourts à 0% de matière grasse.
Être pauvre aujourd’hui, en Occident, provoque en soi un état de stress et de dépression. Quand on est pauvre, la vie est encore plus rude, plus compliquée, plus aléatoire que lorsqu’on dispose d’un peu plus d’argent. On est tenaillé par la peur du lendemain. Et puis, en permanence, du fait de l’omniprésence des médias, on est confronté à une richesse inouïe, comme à portée de main, mais dont on ne peut pas profiter. On se sent aussi coupable et honteux de ne pas pouvoir offrir à ses enfants la même vie, les mêmes objets que possèdent leurs petits camarades. Mais au moins, on peut leur acheter à manger des aliments consolateurs, c'est-à-dire là encore, gras et sucrés.
Il me semble aussi que les pauvres d’aujourd’hui, dès lors qu’ils sont transformés en assistés, se voient privés de leur dignité. Comment, alors, se respecter soi-même, se vouloir du bien ? Le mépris de soi, lui aussi, conduit à manger sans respect pour son corps, sans pouvoir tenir compte des messages qu’il nous adresse, c'est-à-dire des sensations alimentaires.

Manger n’est pas la seule façon de lutter contre le stress. Certes, il y a la relaxation, la psychothérapie et l’écoute du chant des baleines. Mais ces techniques sophistiquées sont réservées aux riches, ayant des stresses de luxe. Les pauvres ont quant à eux recours à des techniques plus traditionnelles, comme fumer, boire plus que de raison, faire du tapage, devenir violents avec leurs proches ou rechercher la bagarre avec des inconnus.
Mais le peuvent-ils encore ? Dans une société de plus en plus policée, où les moindres comportements déviants sont réprimés, mieux vaut se tenir à carreau et se contenter de boulotter ses friandises industrielles et ses pizzas surgelées dans son coin. Voilà qui, certes deviendra plus onéreux si on institue une taxe sur ces produits (voir à ce sujet : Où l’on reparle de la fat tax! Septembre 2007), mais qui ne justifie pas encore une action de police. Si le fait d’être pauvre augmente le niveau de stress et de malheur, si les personnes pauvres mangent essentiellement des produits gras et sucrés pour minorer ce malheur, alors même la distribution gratuite de fruits et de légumes n’y pourra rien et ressemblera à un cautère sur une jambe de bois. Le fait que les individus pauvres soient statistiquement plus souvent obèses que les personnes vivant dans de meilleures conditions est simplement un marqueur de cette pauvreté et des souffrances qu’elle occasionne.
Vouloir modifier l’alimentation des personnes aux conditions de vie précaires en leur offrant des brassées de fruits et de légumes, en leur rendant plus difficile l’accès aux produits gras et sucrés, n’est qu’une forme pernicieuse de mépris.
Aidons les personnes dans le besoin, par exemple en leur donnant du travail, en leur permettant de retrouver leur dignité, en faisant en sorte qu'elles puissent s’estimer et s’aimer. Et gageons qu’alors elles auront moins besoin de dévorer pour calmer leurs souffrances, qu'elles seront mieux à même d'être à l'écoute de leurs besoins fondamentaux.

Gérard Apfeldorfer

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