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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 18:34

Formations pour tous les professionnels de santé intéressés par la pleine conscience et la nutrition

http://www.dietetiquecomportementale.com/#!pleine-conscience/cn5l

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 14:38

Certaines zones de notre cerveau comme l'insula sont là pour nous informer de l'état de notre corps. Cela passe par la perception et la prise en compte de nombreuses informations internes comme la sensation de fatigue, la soif, la faim... La capacité à pouvoir observer ces différentes sensations est nommée conscience intéroceptive.

Il est fréquent d'observer que chez certaines personnes en surpoids cette conscience semble peu développée. Concrètement elles écoutent peu leur corps...elles accumulent la fatigue car elles ne la perçoivent qu'à un niveau élevé, elles passent à table sans connecter leurs sensations de faim ce qui les conduits parfois à surmanger. D'ailleurs il est fréquent que la notion de satiété soit un concept extrêmement flou chez beaucoup de personnes ayant "un bon coup de fourchette".

D'autres personnes en surpoids évoquent des difficultés à différencier la faim du ventre (physiologique) des tensions viscérales liées au stress. Cette confusion les poussent alors à manger en réaction aux émotions.

Si l'on considère que le surpoids peut résulter d'un déficit des capacités intéroceptives nous pouvons en déduire que les régimes ne peuvent être réellement efficaces. En effet les régimes reposent avant tout sur la pliance à des règles souvent rigides : manger certains aliments, manger à des heures fixes, des quantités précises...Se soumettre à des règles extérieures ne permet pas de mieux s'écouter.

Certains spécialistes pensent également que ce déficit favorise une perception altérée de son image corporelle. Il est d'ailleurs fréquent de constater que d'anciens obèses continuent à percevoir leur corps comme il l'était dans le passé. Tout se passe comme si une partie de leur cerveau avait intégré le changement de silhouette alors qu'une autre était incapable de sentir la différence.

Il semble donc pertinent de développer sa conscience intéroceptive lorsque l'on veut gérer son poids. Un travail axé sur la pleine conscience semble particulièrement indiqué. Des travaux réalisés sur des méditants montrent que la méditation en pleine conscience "muscle" l'insula la fameuse zone de notre cerveau responsable de la conscience intéroceptive. Sans méditer de manière formelle il semble pertinent de développer la pleine conscience dans son quotidien : observer consciemment sa marche et les sensations des pieds sur le sol, boire de l'eau en étant attentif à l'ensemble des sensations (température de l'eau, sensation de l'eau qui arrive dans l'estomac...) ou encore augmenter l'attention aux sensations corporelles lorsque l'on prend sa douche.

D'une manière générale toutes les approches visant à mettre le corps en mouvement afin de prendre conscience des différentes sensations sont une bonne chose, le yoga est par exemple excellent pour cela. Faire du footing en pleine conscience est également une façon de développer la conscience du corps. Je vous invite d'ailleurs à lire l'article suivant
JE COURS DONC JE MÉDITE…

Pour les professionnels de santé intéressés par la pleine conscience et son application auprès de patients en surpoids Nathalie Hannhart et moi-même organisons sur Paris une formation de deux jours sur ce thème le 23 et 24 mars 2016.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 15:06

Lorsqu'un plat est délicieux le gourmand accélère alors que le gourmet ralentit pour profiter encore plus du moment.

Chers lecteurs Je laisse cette simple phrase tourner dans vos têtes et produire son petit effet.

Belle journée

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 09:46

Un excellent article de ma collaboratrice Sandrine Donzel avec qui j'ai la chance d'animer une formation destinée aux pros de santé.

 

La question-titre de cet article peut surprendre.

Lorsqu’un enfant a des problèmes avec son alimentation, a fortiori s’il est en surpoids, le diététicien semble à l’évidence la personne la mieux adaptée. Pourtant les diététiciens – et les professionnels de santé en général – ne sont pas à l’abri des pièges induits par les situations incluant des enfants et des parents.

Piège n°1 : croire qu’un enfant fonctionne comme un adulte

Un enfant est généralement compliant avec un adulte, quel qu’il soit. En tout cas, il fait une confiance aveugle aux adultes et il va tout tenter pour appliquer ce qu’on lui demande.

Sauf qu’un enfant n’est pas un adulte et que la différence principale réside dans la prise de recul sur ses émotions et la maitrise de celles-ci. Beaucoup d’adultes ont déjà du mal à résister à un bonbon ou à un carré de chocolat … alors comment imaginer qu’un enfant le peut ?

Parfois il y arrivent au prix d’efforts intenses. Mais ces restrictions cognitives qu’ils ont apprises des adultes risquent fort de les amener à la perte de contrôle qui va suivre quand la restriction deviendra trop dure à supporter … Et alors l’enfant ne remettra pas en question la pertinence des conseils donnés par les adultes : il va plutôt se dévaloriser et essayer encore plus quelque chose qui ne fonctionne pas (j’avais déjà parlé des effets pervers de cette attitude ici.)

Les enfants peuvent apprendre des compétences émotionnelles évidemment …

Encore faut-il connaître le fonctionnement émotionnel en général et celui de l’enfant en particulier et la façon de l’accompagner. Et savoir que leur cerveau ne sera réellement mature sur ce point qu’entre 20 et 30 ans. Autant dire … dans longtemps  !

Avec les enfants, agir sur le contexte est donc essentiel. Et cela ne peut se faire sans l’implication des parents en particulier et de la famille en général.

Piège n°2 : croire que les parents ne savent pas s’y prendre

Parfois cette mobilisation parentale ne pose aucun problème. Au contraire. Les parents arrivent et disent au professionnel de santé :

« Dites-moi ce qu’il faut faire … Je ferai tout ce qu’il faut »

Le rêve du diététicien ou du médecin non ? … Et bien, pas forcément …

Car le professionnel de santé est alors fort tenté de se positionner en expert : il sait ce qui est bon pour l’enfant et il sait comment il faut s’y prendre. En suivant à la lettre les recommandations du professionnel, le problème va évidemment disparaître.

Si ça marche, ce n’est pas le succès du parent mais celui du professionnel de santé. Sur le long terme, le sentiment d’efficacité personnelle du parent en prend un coup : il est le parent incompétent qui a non seulement amené son enfant à être en surpoids mais qui n’a pas su l’en sortir. Et surtout le parent commence à croire que LA bonne solution dans les problématiques alimentaires est unique. Et si le problème revient, il suffira alors d’appliquer les recommandations et zou !

Et si ça ne marche pas – ou pire encore si ça marché et que ça ne fonctionne plus – le parent ne peut que se culpabiliser de son inefficacité à appliquer les consignes pourtant simples et claires du praticien. Ou bien accuser son enfant de ne pas « y mettre du sien ». Et donc là aussi renforcer sa rigidité alors que, simplement, une attitude différente aurait peut-être été nécessaire.

Lorsque l’attitude du professionnel de santé a pour résultat de rigidifier les positions parentales, les parents perdent leur aptitude à s’adapter à l’enfant et à leur contexte familial, social, culturel. Le risque est alors grand de passer à côté de la réalité du problème singulier que pose cette famille en particulier : quid de la personnalité de l’enfant ? De ses compétences relationnelles, émotionnelles (maitrise de soi), de son histoire, … qui pourraient expliquer la situation et aider à la résoudre ? Quid de son environnement familial, des habitudes de vie familiales ? Quid de ses relations amicales, de ses résultats scolaires, … de la vie que mène cet enfant particulier tout simplement ?

Peut-on vraiment aider l’enfant sur le long terme si on ne tient pas compte de ce contexte ?

Piège n°3 : sous-estimer l’impact des valeurs familiales, culturelles … ou celui des émotions et des croyances parentales

« Il va s’affiner en grandissant, il n’y a pas de problème. Et puis chez nous, c’est comme ça : on est des bons mangeurs. »

« Je ne peux quand même pas priver ses frères et sœurs sous prétexte qu’il a des problèmes de poids ! »

« Il a commencé à prendre du poids depuis le décès de sa grand mère, ce n’est pas un problème alimentaire. »

Derrière chacune de ses phrases – et de bien d’autres réponses données par les parents – se cachent des valeurs, des croyances, des émotions qui sous-tendent les relations familiales.

Oublier de tenir compte des émotions et des valeurs – ou sous estimer leur impact … ou tout simplement ne pas les voir – va inévitablement provoquer des difficultés dans l’accompagnement : les consignes proposées ne seront pas tenues avec de plus ou moins bonnes excuses. Là aussi la tentation est grande d’accuser le parent « déraisonnable » ou « qui ne tient pas compte de la réalité  des choses » ou « qui ne sait pas poser des limites  à son enfant ».

Et donc de passer à côté de la solution qui est justement dans la capacité à utiliser et/ou à faire évoluer les croyances familiales et les émotions, celles des parents comme celles des enfants …

Or ces aspects sont souvent peu – ou mal – abordés dans la formation des professionnels de santé tout comme les problématiques alimentaires ne le sont pas – ou peu – dans les formations de psychologue ou d’accompagnant parental.

Mais comment faire ?

Comment faire pour détecter et éviter les pièges qui se présentent dans les accompagnements d’enfants et les accompagnements parentaux en général ?

Quelles attitudes avoir pour impliquer au mieux les familles ?

Comment identifier et accompagner les émotions parentales ?

Comment travailler avec les enfants ?

Et bien d’autres encore …

Les outils autour de la relation et de la gestion des émotions sont aidants – vous en trouverez sur ce blog (dont quelques-uns dans les liens cités plus bas).

Une formation autour de « L’enfant en surpoids » pour les professionnels de santé

Mais évidemment rien de mieux que la pratique pour mieux intégrer les attitudes et les outils aidants dans ces situations …

C’est pourquoi Florian Saffer et moi-même animerons les 9 et 10 décembre 2015 à Paris une formation sur le thème de « L’enfant en surpoids ». Cette formation est destinée à la fois aux professionnels de santé (diététiciens, médecins, …) mais aussi aux accompagnants parentaux (psychologues, coachs parentaux, …). Elle abordera de façon concrète et pratique la complexité des accompagnements familiaux autour des problématiques de surpoids chez l’enfant et permettra aux participants de repartir avec des outils concrets à mettre en oeuvre dans leur pratique quotidienne.

Plus d’informations sur la formation « L’enfant en surpoids » : Formation « L’enfant en surpoids : approche familiale et ACT »

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 15:12

Il n'y a plus aucun doute aujourd'hui sur le fait que l'industrie agroalimentaire utilise l'argument nutritionnel dans une logique marketing. La margarine anti-cholestérol est un exemple frappant.

Les graisses et notamment les graisses dites saturées (celle du beurre notamment) ont été longtemps misent à l'index comme néfastes pour la santé cardiovasculaire.
Cela repose sur le raccourci suivant : le cholestérol est mauvais pour les artères, les graisses saturées augmentent la production de cholestérol, il faut donc limiter les graisses saturées pour préserver nos artères!
Le problème est que cette simplification s'avère inexacte. Une alimentation contrôlée en graisses et en acides gras saturés fait effectivement diminuer le cholestérol mais n'entraine pas de réduction du risque de maladies cardiaques.

En exploitant ces raccourcis scientifiques l'industrie a réussi à diaboliser un aliment nutritionnellement intéressant (le beurre) afin de nous vendre (à prix d'or) ces margarines.

Il est important de préciser que la majorité des margarines censées préserver nos artères sont souvent composées à partir d'huile de tournesol, une huile riche en oméga 6, acides gras dont notre alimentation abonde et qui en excès augmente l'inflammation de bas grade...un facteur favorisant l'ensemble de maladies de civilisation dont les maladies cardio-vasculaires! Un non-sens absolu.

Pour conclure retenons 3 points:

- l'industrie agroalimentaire n'est pas là pour prendre soin de notre santé. Elle est là pour vendre un maximum de produits dont la plupart sont nutritionnellement inutiles voir néfastes.

(lire sur ce sujet l'excellent chapitre du chercheur Pierre Meneton "Nutrition, santé et capitalisme : une incompatibilité de fond" présent dans le livre Les métiers de la santé face aux industries pharmaceutique, agroalimentaire et chimique - éditions L'Harmattan)

- pour être en bonne santé, il est préférable d'adopter une alimentation préférant les produits peu transformés, variée, riche en végétaux (fruits, légumes, légumineuses, fruits à coque, céréales complètes) et n'excluant pour autant aucun aliment.

- la diabolisation d'un aliment ou d'un groupe d'aliment est un non-sens diététique. L'équilibre est une construction reposant sur la diversité et le bon sens (seuls les excès posent problème).
 

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 16:06

"si tout n'est pas réussi c'est comme si tout était foutu", "pour moi il y a les aliments qui font grossir et ceux qui ne font pas grossir", "soit je fais attention, soit je ne fais pas attention à ma bouffe"

Ces trois phrases que j'entends quotidiennement dans mon cabinet mettent bien en évidence une problématique importante chez les patients ayant de l'anxiété en lien avec leur poids : le raisonnement dichotomique ou pour faire plus simple le mode blanc/noir.

Ce raisonnement blanc/noir induit souvent une rigidité comportementale inadaptative (sélection alimentaire frustrante, résignation en cas de difficultés...) rendant le changement de comportement alimentaire compliqué.

Il est important de comprendre que ce mode dichotomique n'est pas en lien avec un manque de connaissances sur l'alimentation et sur le fonctionnement de l'organisme. D'ailleurs chez une personne présentant ce mode de pensée la rationalisation de la pensée est rarement efficace voir contre-productif.

Ce mode de fonctionnement mental semble être davantage une réponse naturelle de notre cerveau à l'anxiété. Lorsque nous sommes en présence d'émotions en lien avec la menace notre cerveau enclenche ce mode pour gagner du temps.

Il faut bien comprendre que notre cerveau émotionnel s'est développé dans un contexte bien différent de celui d'aujourd'hui. Il y a 100 000 ans lorsque nous sortions de nos grottes et que nous nous retrouvions face à un prédateur avoir une pensée nuancée n'aurait pas été efficace. Dans ce contexte associer prédateur à danger permettait d'embrayer sur des comportements stéréotypés (fuir, combattre ou s'immobiliser) qui constituaient alors la meilleure réponse. Ce fonctionnement dichotomique a donc permis la survie de notre espèce. Bonne nouvelle n'est-ce pas?

Le problème est qu'aujourd'hui notre cerveau émotionnel fonctionne toujours de la même façon et qu'il a tendance à tout considérer comme des prédateurs, comme par exemple un éclair au chocolat lorsque je suis au régime.

Pour se libérer de ce fonctionnement, la première étape peut déjà consister à adopter une posture d'observateur en étant notamment attentif à l'activation de ce mode. Cette observation peut porter notamment sur le contenu mental (les pensées noir/blanc), les émotions (anxiété) et les sensations physiques associées. Il est également important d'observer les tendances à l'action qu'induit ce mode (se restreindre, baisser les bras, devenir dur envers soi...).
L'observation est antagoniste de l'action, cette posture de pleine conscience crée ainsi un espace de liberté dans lequel je conserve la possibilité de choisir ce qui est profondément bon pour moi.

 

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 16:46

Petit conseil du psychiatre Christophe André

Manger pour être heureux? Voilà qui va à l'encontre de toutes les incitations à se freiner pour être mince! Pourtant, insiste Christophe André, il y a plusieurs façons de ressentir du bien être en mangeant: il y a le plaisir simple de se nourrir quand on a faim - et pas juste parce que c'est l'heure - celui de déguster un met délicieux, en pleine conscience, celui encore de "se sentir relié à d'autres humains, qui ont fait pousser ces fruits et ces légumes, travaillé ce vin, pétri ce pain".

 

Sources « l’Express Caroline Franc Desages, publié le 16/03/2015

Manger, oui, mais en pleine conscience
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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 12:33
Aider son enfant en surpoids à manger moins

Des recherches ont montré que, jusqu'à l'âge de cinq ans, les enfants ont une très bonne capacité de régulation de leur prise alimentaire. Par exemple si on leur sert de très grosses portions de lasagnes, ils s'arrêtent d'en manger dès qu'ils n'ont plus faim. Dans ce mode de fonctionnement instinctif la satiété est indépendante d'éléments extérieurs comme par exemple la taille des portions, l'heure du repas, la disponibilité de la nourriture...

Passé 5 ans les enfants ont tendance à davantage se fier à des éléments extérieurs à leurs sensations internes comme la faim et la satiété. Tout se passe comme si la régulation naturelle et instinctive de leur prise alimentaire se déréglait.

Cela explique que les problèmes de poids chez les enfants apparaissent souvent à cette période de la vie. Les enfants en surpoids connaissent souvent une prise de poids trop rapide (que nous appelons "rebond précoce") vers l'âge de 5 ans.


Il est difficile de savoir si cette dérégulation est génétique ou consécutive à l'influence de l'éducation de l'enfant. Mon avis personnel est que cette dérégulation est double:

- certains enfants semblent avoir une tendance naturelle à la gourmandise (manger goulument, se resservir par gourmandise, avoir envie de manger lorsqu'un aliment appétissant est sous leurs yeux...)

- cette tendance à "surmanger" est favorisée par le style éducatif. Des travaux montrent que l'attitude parentale joue un rôle majeur dans la constitution du surpoids chez l'enfant. Parmi ces facteurs la fréquence de l'offre alimentaire ainsi que les encouragements verbaux à manger sont considérés comme des éléments prépondérants.

Ces travaux et ces constats cliniques nous apprennent donc plusieurs choses. Si un enfant a tendance à grossir plusieurs mesures permettent de l'aider:

- limiter les stimulations visuelles: ne pas laisser les aliments appétissants à porter de vue. Surstimuler l'enfant risque de manger sans faim

- contrôler l'environnement : ne pas laisser les friandises, biscuits... dans un placard très accessible.

- Inviter l'enfant à différencier la faim de la gourmandise. Une mesure simple consiste à demander à l'enfant de se servir une portion adaptée à son niveau de faim.

- Ne pas resservir l'enfant. Même si cette mesure est parfois frustrante pour l'enfant, il faut bien constater que dans la très grande majorité des cas la deuxième portion est pour la gourmandise (et non pour combler la faim).

- Cesser tout forcing à finir l'assiette

Même si ces mesures peuvent paraître simples elles permettent souvent une réduction du nombre de calories ingérées (en réduisant l’excès dû à la gourmandise).

Toutefois même si ces recommandations semblent faciles à mettre en place elles peuvent être source de frustration chez l'enfant. Cette frustration est naturelle. Une attitude parentale constructive pourrait consister à valider avec le plus de douceur et d'empathie les difficultés et la frustration rencontrées par l'enfant ("je comprends mon chéri que tu trouves ça injuste de ne pas pouvoir te resservir"). Autre attitude positive : valoriser verbalement les efforts réalisés par l'enfant. Cela paraît évident mais il faut constater que tous les parents du monde (et je m'inclus dedans) ont tendance à se focaliser sur les difficultés et les erreurs.

 

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Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans dietetique alimentation de l'enfant sensations alimentaires
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 08:49

Voici la suite de l'article sur "manger en consience" (voir partie 1 ici)

 

Intéressons-nous aujourd'hui à la partie "non jugement".

Avant/pendant et après se nourrir il est possible d'observer que notre tête porte des critiques sur nos choix "le chocolat fait grossir", "ce plat est trop gras"... parfois il s'agit de pensées plus agréables du type "super j'ai faim"..., dans tous les cas il est impossible de faire taire nos têtes.

Ces pensées en soi ne sont ni bonnes, ni mauvaises. Certaines d'entre elles sont même utiles, par exemple la pensée "mange léger ce soir" que notre cerveau peut générer pour nous aider à réguler notre apport en calories après un déjeuner copieux.

Dans certains cas ces pensées (ou du moins l'importance que l'on peut leur donner) peuvent nous mettre en difficulté notamment lorsqu'elles nous imposent des comportements rigides/tyranniques induisant chez nous une lutte intérieure.

Prenons l'exemple d'Annie, elle aimerait déguster un peu de chocolat à la fin du repas mais son mental lui impose une pomme, cela génère chez elle une tension et une frustration importante faisant que son rapport à la nourriture s'apparente à un conflit perpétuel.

L'attitude de non-jugement ne vise pas à faire disparaitre notre contenu mental mais à l'observer comme quelque chose de naturel, dans une posture d'accueil et avec une distance bienveillante.

Cette distance et cette attitude d'observation sont propices à faire des choix bon pour soi permettant de mettre en accord la tête (l'expérience mentale), le corps (nos besoins physiologiques) et notre coeur (siège de nos besoins émotionnels).

 

 

 

 

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Published by Florian Saffer diététicien nutritionniste - dans mindfulness pleine conscience manger en paix thérapie d'acceptation ACT
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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 11:37

La façon dont nous nourrissons a un impact sur la santé de notre planète.

Une alimentation écologiquement responsable devrait être une alimentation limitée en viande.

En effet la production de viande est peu efficace en matière d’utilisation d’énergie, d’eau et d’espaces. Les animaux produisent moins d’aliments qu’ils n’en consomment : la conversion de végétaux en viande demande 7 calories végétales pour obtenir une calorie animale. Il faut 15 tonnes d’eau pour produire 1 kg de viande de bœuf contre 1 tonne d’eau pour 1 tonne de céréales, 10 à 15 kg de végétaux (soja, céréales...) pour 1 kg de viande. 

Pour ceux préoccupés par l'écologie une mesure simple permet de réduire sa consommation d'aliments carnés : remplacer les protéines animales par des légumineuses : lentilles, haricots rouges, pois chiches...

Associées à des céréales les protéines des légumineuses sont d'excellente qualité. Ces associations consistuaient d'ailleurs la base de l'alimentation des sociétés traditionnelles avant que le pouvoir d'achat n'augmente et que la viande s'invite dans notre assiette quotidiennement.

 

Exemples d'associations pertinentes:

- riz et lentilles

- pain et houmous (purée de pois chiche)

- salade de haricots rouges et maïs 

- lentilles corailles et quinoa

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Le livre sur la matrice ACT

Livre sous la direction de Kevin Polk et Benjamin Schoendorff comprenant un chapitre dédié à l'utilisation de la thérapie ACT dans les troubles alimentaires rédigé par Florian Saffer.
Livre dédié aux professionnels