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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 14:10

"hier j'ai craqué j'ai mangé toute la soirée jusqu'à ne plus en pouvoir. Je me trouvais moche, grosse, pas aussi jolie que les autres."

Ce témoignage qui m'a été adressé lors d'un échange avec une amie ne me surprend plus; nous vivons dans une société qui nous impose un idéal de perfection inatteignable, ces modèles nous donnent le sentiment de ne pas être à la hauteur, d'être inférieur... contribuent nettement à notre sentiment d'insatisfaction corporelle.

De nombreux travaux ont mis en évidence que plus nous passons de temps devant des programmes télévisés mettant en avant des stéréotypes plus notre estime de soi est affecté.

40% des français sont en surpoids, or cette diversité corporelle n'est pas représenté dans les médias. Marianne James, Guy Carlier ou encore Valérie Damidot, il faut bien l'admettre, font figure d'exception dans le paysage audiovisuel français.

Et que penser de ces émissions dites de télé-réalités? En quoi ces programmes sont-ils le reflet de la "réalité"? Les candidats sont castés (davantage en fonction de leur physique que de leur culture), les scénarios sont écrits à l'avance...
Avez-vous remarqué que la candidate ayant 3 kilos de plus que les autres candidates est qualifiée de rondelette?

Il n'y a pas de doute ces programmes agissent comme des parasites. Des parasites toxiques qui nous laisse croire que l'extrême beauté et la minceur sont la norme.

http://www.blogintree.com/wp-content/uploads/2009/06/ile-de-la-tentation.jpg

Les candidates de l'Ile de la tentation, une émission de télé réalité de TF1, sont castées. Le critère de sélection : un corps répondant aux stéréotypes de beauté (ventre plat, longues jambes...)


Comprendre que notre insatisfaction provient de se décalage et déjà une façon efficace de réduire l'impact "toxique" de ces programmes de télévision. Avoir conscience que dans la vraie vie la majorité des femmes ont du gras sur le ventre et un peu de cellulite et que peu d'homme ont le torse de Brad Pitt est d'une importance capitale.

Voici quelques petits exercices permettant de réduire ce sentiment d'insatisfaction corporelle:

- N'essayez pas de fuir votre insatisfaction. Apprenez à "faire avec" et apprenez à admettre que l'insatisfaction est la norme et que vous ne pouvez pas y échapper. Fuir les miroirs, se réfugier dans la nourriture ou dans une boulimie de travail ne solutionne rien.

- Prenez de la distance par rapport à vos "pensées automatiques toxiques"

Exemple : la prochaine fois qu'une pensée automatique vous envahie l'esprit ("tu es trop ronde" "tu as une trop petite poitrine « tu es nulle"...), dite vous que vous êtes parasités, que ces pensées sont exagérées et que vous seriez certainement moins dur avec une amie qui aurait le même physique que vous.

L'idée est d'externaliser cette pensée. Concrètement dite vous "te revoilà encore insatisfaite de ton corps" ou "tu es encore en train de penser que tu as des cuisses trop rondes comme à chaque fois que tu vois une fille mince à la télévision". Le fait d’observer ses pensées et de les externaliser réduit fortement leur impact émotionnel.

Quelques idées de lecture

Comment se réconcilier avec son image corporelle François Nef, Emmanuel Hayward

Imparfaits, libres et heureux , Pratiques de l'estime de soi Christophe André

Site internet:

Dove, le fond d'estime de soi
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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 22:41

Manger sous l'influence de nos émotions n'a rien d'anormal, c'est un comportement fréquent que nous avons tous tendance à suivre de temps en temps. La nourriture sert de remède contre l'ennui ou la déprime; elle réconforte efficacement lors des moments de détresse.

Le problème survient lorsque les habitudes alimentaires induites par nos émotions prennent le dessus sur une alimentation saine et variée.

Pour certains l’alimentation devient la stratégie de réconfort unique ; une sorte de réponse exclusive à l’ennui, au stress, à la colère…Il n'est pas rare que Manger joue le rôle d'un pansement émotionnel trop souvent utilisé. Un peu comme si la nourriture étaient utilisée comme une drogue anesthésiante.

Or cette mauvaise utilisation de la nourriture ne solutionne rien et s'oppose même à la régulation naturelle des émotions : manger s'inscrit dans une logique de fuite, or fuir ne solutionne rien; il est parfois nécessaire de "faire avec" ses peines et ses petits soucis et de les laisser transiter doucement dans notre esprit. Accepter de vivre des expériences heureuses mais aussi malheureuse fait partie de la vie.

 Bonne journée aux lectrices et lecteurs du blog

Florian SAFFER – diététicien - comportementaliste
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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 11:10
Quand on parle des «gros» autour d'elle, Nathalie* ne peut pas s'empêcher de tiquer, lassée qu'on traite les obèses comme s'ils étaient coupables de leur handicap et qu'on dise d'eux qu'ils "coûtent trop cher".

Hier, la jeune femme nous a reçus chez elle. Aide-soignante, elle pèse 84 kilos pour 1 mètre 50. Elle nous accueille pourtant vêtue d'une tenue de sport moulante. «Je fais beaucoup de tennis et de marche à pied et je suis en parfaite santé!» explique-t-elle, presque par bravade. Nathalie, 27 ans, ne nie pas qu'elle est obèse, mais déteste les clichés autour des «gros»: «On me voit comme une irresponsable, comme une nulle, presque comme une criminelle! Tous les jours, j'ai droit à des remarques venant de gens que je connais à peine, et qui me blessent.»

Pas droit au bonheur
Ces remarques, elle doit les supporter depuis l'âge de 5 ans. «J'étais déjà en surpoids, à l'époque. Je pense que c'était lié à une situation familiale pénible. Mes parents s'engueulaient et moi, je me réfugiais dans la nourriture. A l'école, on a commencé à me traiter de grosse vache. Et plus j'avais l'impression qu'on me détestait, plus je mangeais. Pourtant, je savais bien que ce que je faisais n'était pas bien.» A l'adolescence, rien ne change: «Comme les autres filles, j'avais envie de plaire aux garçons. Mais je voyais qu'ils ne voulaient pas de moi. Cela renforçait mon mal-être et je mangeais toujours plus.» Désemparés, ses parents l'emmènent chez un médecin qui impose à la jeune fille un régime draconien. «C'était violent. J'ai perdu 15 kilos en un an, car on m'avait forcée à m'affamer. J'ai tout repris ensuite, parce que je me sentais toujours aussi mal et que l'on ne m'avait pas appris à manger correctement.» A l'époque, Nathalie ne s'aime pas et se met dans la tête qu'elle n'a pas droit au bonheur: «Mes parents me disaient que si je ne maigrissais pas, je ne trouverais pas de mari.»

Le bonheur, pourtant, lui tombe dessus à l'âge de 20 ans. «J'ai trouvé l'homme de ma vie, qui est aujourd'hui mon mari. Il est mince, mais il m'a acceptée comme j'étais. Pour la première fois, je me suis sentie aimée, sereine. J'ai eu mes premières relations sexuelles. Je me suis mise au sport et à manger mieux. Depuis, j'ai complètement cessé de grossir. Pourtant, je continue de m'autoriser les tartiflettes et les McDo, de temps en temps.» Elle ajoute, fièrement, qu'elle a perdu 4 kilos rien qu'au cours des deux derniers mois.

Mais les humiliations n'ont pas cessé, et elles sont toujours aussi dures à avaler. «Un jour, je mangeais un sandwich dans la rue. Une dame s'est approchée et m'a dit: «Vous n'avez pas honte? Vous êtes assez grosse comme ça.» Je me sentais tellement mal que j'ai fait une crise en rentrant chez moi.» Même si elle se sent assez solide pour ne pas replonger complètement, Nathalie sait que son pire ennemi, c'est le mépris des autres. «C'est ça qui nous fait grossir! Ce n'est qu'en se sentant aimé et respecté que l'on peut arriver à moins manger. Alors, par pitié, si vous voyez une personne en surpoids manger une saucisse, laissez-la tranquille!»
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 11:52
Amis cyclistes j'ai l'honneur de vous annoncer que vous pouvez maintenant me lire dans le magazine Vélomagazine.

Ce mois ci ma chronique porte sur l'alimentation hivernale.

Bonne lecture




Florian SAFFER - diététicien - comportementaliste
Prise en charge nutritionnelle et micronutritionnelle de sportifs de tous niveaux

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 15:40

« Lorsque je me retrouve seule à la maison c’est plus fort que moi je me jette sur la nourriture, je m’empiffre, tout se passe comme si je manquais d’oxygène, comme si cette bouffe m’était nécessaire pour ne pas devenir fou, impossible de résister »

 

Ce témoignage m’a été adressé par l’un de mes patients que nous nommerons Paul. Paul connaît ce que l’on appelle des « binge », c'est-à-dire des compulsions de nourritures ; en d’autres termes des envies irrépressibles de manger.

 

Ce n’est pas la faim qui pousse Paul à se goinfrer mais bien une pulsion ; tout se passe comme si Paul était en manque d’une substance et que ce manque générait chez lui une tension insurmontable.

Manger ou plutôt bouffer ici semble n’avoir que cette seule fonction ; le but n’est pas ici de se nourrir ou de se faire du bien. Nous sommes ici bien loin de la gourmandise qui nous fait parfois manger sans faim ou au-delà de notre appétit.

 

Ces « binge » s’apparente plus à une « addiction aux gavages », d’ailleurs d’un point de vue scientifique, les troubles du comportement alimentaire ont beaucoup de similitudes avec les addictions à l’alcool ou aux drogues.

Comprendre comment fonctionne le cerveau des dépendants aux drogues nous ouvre pas mal de piste de travail sur la prise en charge des compulsions alimentaires.

Nous savons que la prise de drogue comme la cocaïne augmente le taux de dopamine dans certaines parties du cerveau (la dopamine est le messager cérébral du plaisir) ; en consommant régulièrement de la cocaïne le cerveau s’habitue à ces taux anormalement hauts d’hormone du plaisir.
Or lorsque les prises de substances sont espacées le cerveau souffre fortement du manque de dopamine, le drogué se sent alors « en manque », concrètement son cerveau est obnubilé par la consommation de drogue. Toutes les pensées tournent autour de la drogue, l'esprit est tiraillé entre le fait d'être abstinent ("il ne faut pas que je craque") et le besoin de substance.

Comme le disait Claude Olievenstein il y a 20 ans dans son livre "il n'y a pas de drogué heureux"!

Les crises de nourriture compulsives répondent en partie aux mêmes mécanismes.

 

Comment aider les personnes qui comme Paul sont victimes de binge?

 

La stratégie la plus adaptée est de proposer un "sevrage boulimique". Plusieurs modes de sevrages existent un sevrage radical ou un sevrage progressif.
Le sevrage progressif consiste à retarder les crises de nourriture, en commençant par une durée courte (3 minutes) et en augmentant progressivement cette durée pour atteindre au bout de quelques semaines une durée de 25 minutes. Dans la grande majorité des cas, une fois les 25 minutes passées la compulsion disparait.
Même si ceci parait simple sur le papier, ce sevrage est d'une violence inouîie, les 5 premières minutes sont souvent associé à un état émotionnel inconfortable (anxiété, irritabilité...) et même parfois à des signes physiques marqués (tremblement, pleurs, sueurs...). En général, j'associe à ce sevrage des exercices  de relaxation ou de méditation thérapeutique (mindfulness).

 

Si comme Paul vous êtes victime de binge, ayez conscience que l'on estime à 3% le nombre de français sujet à ces compulsions. Ne désespérez pas des solutions existent. N'hésitez pas à prendre contact avec un professionnel de santé formé à la prise en charge des troubles de la conduite alimentaire.

 

Florian SAFFER - diététicien - comportementaliste

Etudiant en DU "étude des toxicomanies"

 


 


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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 13:25

L’obésité et les maladies liées à la nutrition sont de vrais problèmes de santé publique.

 

Il est évident que nos excès alimentaires sont en causes dans grandes nombres de nos maladies de civilisation : diabète, maladies cardio-vasculaires, prise de poids… 
 

Afin de stopper l’incendie, la France a mis en place d’important moyen via de coûteuses campagnes de prévention (le fameux PNNS : plan national nutrition santé) ; ces infos sont d’ailleurs largement reléguées par l’ensemble des médias qui ne cessent de nous dire comment manger. 
 

N’avez-vous pas remarqué que depuis quelques années certains nutritionnistes se sont transformés en super héro des plateaux TV ? 
 

L’idée d’apporter des outils aux français pour se prendre en main ne me dérange pas sur le principe ; mais l’approche actuelle m’irrite pour plusieurs raisons :

 

La première est que les solutions proposées ne sont que nutritionnelles (manger plus de ceci moins de cela…). A s’obstiner à nous imposer uniquement des solutions diététiques on passe certainement à côté de l’essentiel.

 

Selon moi, les déséquilibres alimentaires que nous observons aujourd’hui ne sont pas la conséquence d’un manque de connaissance en nutrition ; ils sont davantage le fruit de modifications de notre environnement et des modification de nos rythmes de vie : nous ne prenons plus le temps de manger, de faire de vrais repas, de cuisiner ou de simplement prendre le temps de ne rien faire… A ceci s’ajoute que nos aliments ont changé : le nombre d’aliments disponibles dans les rayons de nos supermarchés ne fait qu’augmenter.

 

Le dénominateur commun à tout cela est la disparition d’une culture alimentaire et une profonde perte de repères.
Nos grands-parents ignoraient tout des règles d’équilibre alimentaire mais ils savaient composer de vrais repas et prendre le temps de manger.  Les plats de la cuisine traditionnelles françaises sont d’ailleurs des plats très intéressant d’un point de vue nutritif : cassoulet, choucroute, petit salé aux lentilles… sont des plats complets et équilibrés. Sources de sucres lents, de vitamines, de fibres, de protéines…

 

Le problème est que cette culture alimentaire est de moins en moins transmise.

 

Vouloir solutionner l’effacement de cette culture par des mesures  diététiques revient ici à mettre du mercure au chrome sur une jambe de bois. Cela ne solutionne rien.

 

La seconde raison qui fait que je suis critique par rapport à tout ces conseils nutritionnels est que cette sur-information diététique nous oriente vers un « hyper contrôle alimentaire ». Beaucoup de mes patients dépensent beaucoup d’énergie à contrôler leur alimentation, à sélectionner les « bons aliments » à fuir les « mauvais « .
Beaucoup culpabilisent lorsqu’ils consomment des aliments "diététiquement incorrects" susceptibles de leur faire prendre du poids ou de faire monter leur cholestérol.

 

A force de laisser entendre aux français que certains aliments sont « mauvais », on crée une véritable confusion dans les esprits et on perturbe, parfois fortement, la relation des français à la nourriture.

 

Les messages de préventions oublient de préciser que seul les excès sont préjudiciables ; que le sucre, le gras et le sel ne sont potentiellement dangereux qu’en cas d’excès !

   

Enfin à force d’aborder l’alimentation que sous un angle « nutrition » on relègue au second plan la notion de plaisir et de convivialité.

Or le " modèle  alimentaire Français "  centrant l’acte alimentaire sur le plaisir et la convivialité est protecteur du surpoids. Bien que trop de français soient trop ronds, nous sommes les européen les plus minces !


Payer des diététiciens pour faire de l'éducation nutritionelle dans les école est, selon moi, une abberration. Nous transformons nos enfants en petits singes savants qui connaissent le rôle de chacune des familles d'aliments mais qui passent à côté de l'essentiel : manger sain c'est avant tout manger avec plaisir, en prenant le temps et en écoutant ses sensations alimentaires.
 

Les règles culturelles et les usages sociaux sont plus forts que le modèle d'alimentation rationnelle individualiste, qui n'a pas prouvé qu'il était une solution. Aux Etats-Unis, on fait de l'éducation nutritionnelle et des programmes de santé publique depuis au moins un siècle. Les recommandations sont innombrables. Les obèses aussi ! CQFD

 

Plutôt que nous sur informer sur les règles de base de la diététique, il semblerait plus pertinent de réinstaurer une vraie culture alimentaire axée sur le plaisir et la convivialité.

Petite réflexion: la camapgne 5 fruits et légumes ne serait-elle pas plus efficace si elle nous présentait ces aliments sous un angle plus "plaisir"? Nous faire saliver plutôt que nous culpabiliser ne serait-ce pas une meilleure approche?

Petite video de Gerard Apfeldorfer sur le model Français

http://www.omegatv.tv/video/22008765001/sante/surpoids/obesite--pourquoi-la-France-est-epargnee#


Article en lien avec ce thème : l'interview de Catherine Pinet Fernandes - sociologue dans le cadre de la journée internationale sans régime

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 17:34

A chacune de mes visites en librairie je m'arrête au rayon "santé" afin de feuilleter, par curiosité, les livres dédiés à la perte de poids.

Tous ces ouvrages vous promettent bien évidement de perdre simplement du poids, pour cela  il suffit de manger différemment ; tous ces grands nutritionnistes sont formels : nous mangeons mal; trop de graisses, pas assez de légumes, trop le soir et pas assez le matin... chacun y va de sa petite théorie; pour certains nous ne perdons pas de poids à causes des sucres que nous mangeons d'autres pensent que nous devrions manger plus de protéines, d'autres nous recommandent de manger des produits allégés...

Pour ces "assiétologues"( pour reprendre un néologisme de mon confrère Nicolas Sahuc) perdre du poids s'apparente à l'apprentissage d'une nouvelle façon de manger. Cet apprentissage nécessite bien évidement de connaitre les aliments pouvant être mangé, ceux à éviter, les associations déconseillées, les moments pour les manger...

Toutes ces théories ont certes une certaine pertinence mais elles manquent selon moi de bon sens.
De plus se contraindre à une suivre un régime alimentaire permet certes une perte de poids à court terme mais dans la grande majorité des cas les kilos péniblement perdus reviennent  avec le temps, souvent accompagné de kilos bonus, le fameux effet yo-yo.
A ceci s'ajoute que le fait de trop "penser son alimentation" génère un état de frustration conduisant à une détérioration du rapport à la nourriture.

Revenons à un peu de  bon sens si vous le voulez bien.

Lorsque je demande à me patients comment ils pourraient s'y prendre pour faire mincir leur chat devenu obèse, la grande majorité me répond qu'il lui donnerait un peu moins à manger. Une réponse pleine de bon sens!
Il ne viendrait à l'idée de personne de donner des croquettes allégées à son chat, non?

Pourquoi en serait-il autrement pour nous? Pourquoi devrions nous apprendre à manger différemment alors que le problème n'est pas la "qualité" de ce que nous mangeons mais bien la quantité!

 Nos portions sont trop grandes, nous avons souvent plus grand yeux que grands ventres, nous finissons des assiettes trop remplies ... Il est évident que nous mangeons souvent bien au-delà de notre faim. A ceci s'ajoute le fait que dans notre société d'abondance, nous mangeons souvent sans avoir faim, simplement parce que la nourriture est là devant nos yeux.

Cette abondance de nourriture fait aussi que nous respectons moins ce que nous avons dans nos assiettes : nous engloutissons sans prendre le temps de déguster, d'apprécier ou de simplement de mâcher.

Le modèle américain est une belle illustration ; aux Etats-Unis les portions d’aliments sont démesurés… rien d’étonnant à ce que l’obésité y soit la norme !

En y réfléchissant bien, le plaisir n'est pas lié à la quantité de ce que nous mangeons; lorsque nous mangeons un aliment qui nous fait du bien ce sont surtout les premières bouchées qui sont vraiment bonnes.



Voici quelques conseils de bon sens pour manger moins:

- attendez d'avoir faim pour manger,
- si vous n'avez pas très faim lors d'un repas, prenez de petites portions,
- ne vous interdisez rien, écoutez vos envies mais prenez le temps de déguster,
- utilisez des petites assiettes et des petits couverts,
- n'ayez pas plus grand yeux que grand ventre (même au fast food !)
- ne finissez pas vos assiettes quand vous n'avez plus faim (il en va de même lorsque vous mangez une pizza!)
- prenez le temps de manger, de mâcher, de savourer

Gardons à l'esprit que réduire de 10% tous les jours la quantité de nourriture que nous mangeons équivaut, après une année, à la suppression de 36 jours de repas!

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 10:08
Comment les aider à moins regarder la télé ?

La lutte contre la sédentarité est le meilleur moyen de prévention de l'obésité chez l'enfant. Si le temps de télévision dépasse 4 h par jour, la corpulence des enfants (surtout des filles) augmente, ceci indépendamment de ce qu'ils mangent (souvent sans s'en rendre compte !).

   
Vous ne devez pas démissionner et c'est à vous de contrôler le temps de télévision. Pendant une semaine, notez avec votre enfant le temps passé devant la télévision ; si ce temps dépasse 2 h par jour, demandez-lui de vous écrire une liste des activités à faire à la place de regarder la télé. Regardez cette liste avec lui et commentez là ensemble, ensuite aidez-le à instaurer des nouvelles activités dans son programme journalier (même si ça vous prend du temps à vous !!!). Apprenez-lui à choisir ses programmes pour limiter le temps de 2 à 3 h par jour maximum, il doit devenir un spectateur actif ! Ou pourquoi ne pas décider de faire une journée sans télé par semaine (les idées de jeux ou d'activités seront plus faciles à trouver), ou inviter des petits camarades ! Et n'allumez pas la télévision dès que vous rentrez à la maison, donnez l'exemple !
 
 
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 12:25
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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 16:12

Bonjour,

je reviens de vacances qui ont été propice aux sorties, restaurants, aux glaces sur la plage... résultats j'ai pris 2 kilos.
Que me conseillez-vous? Existe-t-il un régime express pour effacer ces excès?

Merci de votre réponse.

Alice



Bonjour Alice,

il est fréquent de prendre du poids pendant les vacances; je vous rassure ceci n'a rien d'inquiétant.

Lorsque notre organisme prend rapidement du poids, comme c'est également le cas lors des fêtes de fin d'année où nous avons tendance à TROP manger, la sensation de faim diminue légèrement les jours voir les semaines qui vont succéder.
Notre appétit est moins vorace, et notre cerveau oriente nos envies vers des aliments moins caloriques. Concrètement nous sommes rassasié avec des plus petites quantités et nous avons davantage envie de fruits, légumes...que d'aliments gras.

Cette adaptation permet aux français d'éliminer naturellement cette prise de poids en seulement quelques semaines.

 Suivre un régime n'a pas de sens et est même dangereux. Tous les régimes consistent à éliminer certains aliments, à manger à certaines heures, sans tenir compte de la sensation de faim ce qui peut s'avérer très frustrant.  A l'arrêt du régime, il est fréquent de connaitre de véritables crises de nourriture; les aliments "interdits" sont mangés de manière compulsive, en très grande quantité ce qui au final entraîne souvent une reprise de poids supérieure à la perte.

Pour conclure, plutôt que de faire un régime, je vous conseille d'être à 200% à l'écoute de vos sensations alimentaires. La machine humaine est parfaitement réglée, faites lui confiance.

Quelques petits conseils :
- demandez-vous si vous avez faim,
- faites attention aux quantités,
- préférez de petites portions quitte à vous resservir si vous avez encore faim,
- prenez le temps de manger
- et surtout évitez de vous peser!

Agréable journée

Florian SAFFER
Diététicien - comportementaliste



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Livre sous la direction de Kevin Polk et Benjamin Schoendorff comprenant un chapitre dédié à l'utilisation de la thérapie ACT dans les troubles alimentaires rédigé par Florian Saffer.
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