alimentation de l'enfant

Lundi 9 janvier 2006


 1- Pourquoi il vaut mieux un fruit qu'une barre ou qu'un pain au chocolat ?

Dans chaque fruit frais il y a du fructose qui est le meilleur sucre pour la mémoire, pour écouter la maîtresse en classe.
Dans la barre chocolatée ou le pain au chocolat il y a du beurre et des graisses qui augmentent les risques d'obésité.

 2- Pourquoi il vaut mieux un fruit qu'une boisson sucrée ?

Le sucre de la boisson sucrée est trop vite assimilé par le corps, il risque d'augmenter la soif pour en reprendre.
Trop de ces sucres se transforment en graisse sous la peau et tu seras trop gros.
Le sucre des fruits, le "fructose" est assimilé lentement par le corps, c'est le sucre des sportifs.
Le fruit frais contient une bonne quantité d'eau, il apaise la soif.

 3- Pourquoi un fruit frais c'est la Santé ?

Le fruit frais contient de la vitamine C, pour l'énergie, la mémoire et éviter les maladies.
Le fruis frais contient des minéraux, du calcium pour les os,
du magnésium pour le moral,
du phosphore pour le cerveau
du potassium pour le coeur
mais aussi des fibres pour brosser l'intérieur du tube digestif et faciliter l'élimination des déchets.

Par Florian Saffer - diététicien
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Vendredi 13 janvier 2006

Les légumes font souvent partie des aliments le plus souvent rejetés par les enfants, surtout entre 2 et 10 ans.

Voici quelques suggestions pour les familiariser

avec eux, et leur apprendre à les aimer.

Jouez sur les associations...

Il est conseillé de consommer des féculents et des légumes au cours d’un même repas ou dans la journée. Vous pouvez aussi les associer dans le même plat, et proposer à votre enfant :

- risotto aux légumes

- gratin de blé concassé, tomates,

oignons et courgettes

- semoule et légumes pour couscous

- gratin de brocolis et macaronis

- pizza aux légumes

etc.

 

Manger est  un plaisir très contagieux !

Les enfants ont tendance à reproduire les comportements

qu’ils observent autour d’eux. Pour leur faire

manger des légumes,

essayez d’en consommer vous-même

et montrez-leur que vous aimez ça !

Par Florian Saffer - diététicien
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Mercredi 29 mars 2006

 

Comprendre l'obésité chez l'enfant pour une lutte et une prévention efficaces

 

 

L'obésité est une préoccupation importante des populations en raison de son évolution rapide et de ses conséquences médicales, sociales et psychologiques. Elle affecte aussi bien l'homme adulte que l'enfant. L'évolution actuelle est particulièrement alarmante chez les enfants et les adolescents

 

 

 

Des chercheurs de l'INRA ont étudié l'influence d'une prise en charge multidisciplinaire d'adolescents obèses sur l'évolution à court et à moyen termes de leur composition corporelle, leurs capacités physiques, leurs dépenses énergétiques et les principaux paramètres métaboliques et hormonaux. Une activité physique régulière et une alimentation équilibrée permettent une perte de poids, mais les chercheurs ont également montré que l'organisme s'adapte à la restriction énergétique. En effet, pour effectuer un même travail musculaire, l'organisme qui s'est adapté devient plus " efficace " et utilise moins d'énergie.

 

 

 

Hygiène de vie, alimentation équilibrée et activité physique régulière !

 

 

Une étude approfondie a été réalisée par une équipe multidisciplinaire (INRA, CNRH Auvergne, CHU Clermont-Ferrand ) de nutritionnistes et de médecins sur une population d'adolescents obèses pris en charge pendant 9 mois au Centre Médical Infantile de Romagnat (63), puis revus 4 mois plus tard.

 

 

Les résultats montrent qu'une activité physique progressive et régulière, associée à une alimentation équilibrée, adaptée à leurs besoins, permet en quelques mois une perte de masse grasse importante, le maintien de la masse musculaire, une augmentation considérable des capacités physiques et cardio-vasculaires, la reprise d'activités physiques de leur âge et le retour des profils métaboliques et hormonaux à des valeurs usuelles.

 

 

 

Mais l'organisme s'adapte à la restriction énergétique

 

 

Au bout des quatre mois après la fin de la prise en charge médicale, les mesures de dépense énergétique effectuées à plusieurs reprises en chambres calorimétriques dans des conditions standardisées pendant 36 heures et dans les conditions habituelles de vie pendant une semaine montrent que certains individus s'adaptent rapidement à une restriction énergétique. En effet, chez certains adolescents, l'activité métabolique des tissus baisse et la dépense énergétique diminue malgré l'augmentation de l'activité physique. Ce phénomène favorise une reprise de poids rapide après la fin de la prise en charge.

 

 

Cependant, dans cette étude, plus de 50 % des adolescents qui, après la fin de la prise en charge, ont respecté les règles d'hygiène de vie qui leur avaient été enseignées ont maintenu, 4 mois plus tard tous les bienfaits de la cure. Ces informations sont à prendre en compte dans les stratégies de prise en charge du surpoids et de l'obésité de l'enfant et de l'adolescent : le maintien d'une bonne hygiène de vie reposant sur une activité physique régulière et une alimentation équilibrée est déterminant pour le succès à long terme de la prise en charge.

 

 

 

Source : Service Presse INRA

 

 

 

 

Par Florian Saffer - diététicien
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Jeudi 22 mars 2007


L’hypertension artérielle est une cause majeure de maladie cardiovasculaire (MCV) et de ses complications. Elle serait ainsi à l’origine de 62 % des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et de 49 % des cas de maladie coronaire.. A cet égard, les apports de sel semblent jouer un rôle important dans la régulation de la pression artérielle dès les premières années de la vie.
Une méta-analyse a porté sur 10 essais contrôlés dans lesquels ont été inclus 966 enfants ou adolescents, âgés de 8 à 16 ans. Les apports de sel ont été réduits de 42 %, avec en corollaire une baisse significative de la pression artérielle.
Une autre méta-analyse a porté sur trois essais contrôlés dans lesquels ont été inclus 551 nourrissons. Dans ces études, les apports de sel ont été réduits de 54 %, avec en corollaire, une diminution significative de la PA systolique.
Chez l’enfant comme chez le nourrisson, une réduction modeste des apports en sel suffit pour provoquer immédiatement une baisse significative des chiffres tensionnels qui, à long terme, pourrait contribuer à éviter à l’installation d’une HTA permanente à l’âge adulte. C’est dire que la prévention primaire de la maladie cardiovasculaire doit commencer le plus tôt possible, en décourageant la surconsommation de sel qui imprègne les comportements

 

Cet article est tiré du site internet de ma consoeur Virginie Bales:

http://www.nutrition-virginie-bales.com/conseil-nutritionnel.php

Par Florian Saffer - diététicien - Bourgoin - Lyon
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Samedi 14 avril 2007

Blog obésité : Méfie toi des sodas light.

Pourquoi choisir le light ? C'est vrai que c'est moins calorique, normal, le sucre est supprimé. Mais le goût sucré reste et c'est cela que tu apprécies. Tu adores, mais ton corps, lui, enregistre le goût sucré et s'attend à recevoir du "vrai" sucre. En buvant un soda light, tu lui fais donc une fausse promesse. Tu ne combles pas son envie de sucre et il en redemandera encore et encore.

Conclusion, les sodas light, il faut les consommer avec modération !

Retrouver d'autres conseils sur le blog Bloob le blog consacré à l'obésité des ados

Par Florian Saffer - diététicien - Bourgoin - Lyon
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Lundi 7 mai 2007

La corpulence d'un enfant est très bien représentée par l'indice de masse corporelle, l'IMC ( IMC= poids /taille²).
La courbe de l'IMC pendant la croissance évolue avec l'âge en trois phases :
1. Avant l'âge de 2 ans, la corpulence augmente et en général à l'âge de 1 an l'enfant est rond et potelé.
2. La corpulence décroît après 2 ans et l'enfant semble plutôt maigre (on dit qu'il déboule) jusqu'à l'âge de 6-7 ans.
3. Vers l'âge de 8 ans, on assiste à une nouvelle remontée de la courbe ; cette période s'appelle le "rebond" adipositaire.

   
Si les pédiatres s'intéressent au rebond, c'est qu'en général l'âge du rebond est beaucoup plus précoce chez les enfants obèses (3 ans en moyenne au lieu de 6 ans chez les enfants de poids normal).
   
Cette observation suggère que des facteurs ont agi très précocement dans la vie de l'enfant. Un étude a montré que des facteurs alimentaires (et notamment la part d'énergie apportée par les protéines entre 0 et 2 ans) peuvent être reliés à la précocité de l'âge du rebond. En effet, une alimentation au tout début de la vie trop riche en protéines et trop pauvre en acides gras essentiels, favoriserait la multiplication des cellules graisseuses et donc une remontée de la courbe d'IMC. De cette observation les pédiatres pensent que la diversification ne doit pas être trop précoce et que les portions doivent être augmentées progressivement.

exemple d'une prise de poids normale:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chez cet enfant, le prise de poids est régulière, la courbe de poids ne change pas de couloire et le rebond (=accélération de la prise de poids) commence vers les 6-7 ans.

Exemple de rebond précoce:

On peut voir sur cette courbe d'IMC que le rebond a eu lieu vers 3 ans et que cette augmentation précoce de la prise de poids a rendu l'enfant obèse.

 Il est donc important de surveiller la courbe d'IMC de son enfant afin de mettre en évidence un "rebond précoce". En cas de rebond précoce, il est important de faire le point avec son pédiatre et un diététicien afin de stopper le phénomène à temps avant que l'enfant ne soit en surpoids.

En effet, une fois l'obésité acquise il est bien plus difficile de ramener l'enfant à un poids "normal"

 

Florian Saffer - diététicien

Par Florian Saffer - diététicien - Bourgoin - Lyon
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Mardi 5 juin 2007
L'obésité infantile ne concerne pas que les Etats-Unis. Un récent rapport dévoile des chiffres alarmants pour l'Europe. Et la France est loin d'être épargnée par cette épidémie.


Une augmentation de 2% par an en Europe

Selon un rapport de l’International Obesity Task Force  rendu public en mars 2005, un enfant sur 5 est en surpoids ou obèse en Europe. 

Les experts notent une accélération rapide de l’augmentation de la prévalence du surpoids et de l’obésité : de 0.2% dans les années 70, elle est aujoud'hui aujourd’hui de 2% par an, soit 400 000 jeunes Européens en surpoids ou obèses en plus chaque année.

« L’obésité infantile pourrait être à l’origine d’un désastre sanitaire dans l’avenir », a déclaré David Byrne, le Commissaire européen responsable de la santé et de la protection des consommateurs, lors de la journée mondiale du coeur, en septembre 2004. En effet, près de deux tiers des enfants obèses le restent toute leur vie, ce qui pourrait réduire de plusieurs années leur espérance de vie…

La France n’est pas épargnée

La France occupe une position intermédiaire dans la prévalence de l’obésité et du surpoids chez l’enfant en Europe. Toujours selon ce même rapport européen, 18% des petits Français seraient en surpoids, dont environ 4% d'obèses.


« Si rien n’est fait pour limiter l’augmentation de l’obésité chez les enfants, la France pourrait atteindre le niveau des Etats-Unis vers 2020 ! »

Les risques associés à l’obésité et au surpoids

Une obésité apparue durant l’enfance entraîne une surmortalité à l’âge adulte estimée entre 50 et 80%. Cet excès de mortalité s’explique essentiellement par une augmentation des facteurs de risque tels que le diabète, l’hypertension artérielle et l’excès de cholestérol. Ainsi, 42,5 % des adultes en surpoids ou obèses présentent au moins l’un de ces facteurs de risque contre 18,6% chez les adultes de poids normal.

Chez l’enfant obèse, des anomalies telles qu’une augmentation de la pression artérielle, du cholestérol ou une hyperinsulinémie peuvent apparaître. Pour ceux présentant une obésité sévère, des pathologies orthopédiques peuvent se déclencher. Enfin, chez l’adolescent, l’obésité peut entraîner des troubles endocriniens (puberté précoce, aménorrhée) ainsi que des cas de diabète de type 2 très précoces.

Une étude publiée le 17 juillet 2005 dans la revue Nature Genetics et menée sur plus de 6000 Européens a permis d'identifier un gène commun à l'obésité et au diabète de type 2 : la présence simultanée de trois mutations dans le gène ENPP1 augmente de 50 à 70% le risque de développer une obésité pendant l'enfance, puis une obésité massive à l'âge adulte et un diabète de type 2.

Si l'hérédité joue un rôle à l'échelon individuel, il n'en demeure pas moins qu'au niveau collectif, la sédentarité et la mauvaise nutrition sont les principales causes de l'obésité infantile. 


Florian Saffer - diététicien - spécialiste de l'obésité infantile

Par Florian Saffer - diététicien - Bourgoin - Lyon
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Jeudi 18 septembre 2008

  "Finis ton assiette", voila un exemple de règles que beaucoup de parents imposent à leurs enfants.


Pour ces parents, cette règle correspond à une valeur importante "chez nous on ne gaspille pas".  Cela s'inscrit souvent dans l'histoire familiale; l'alimentation n'a pas toujours été aussi abondante et aussi bon marché qu'aujourd'hui et pour nos grand parents qui ont connu la guerre et le rationnement jeter de la nourriture est inconcevable.

Toutefois habituer un enfant à forcement finir son assiette va à l'encontre du bon sens. En effet, cette consigne habitue l'enfant à manger plus que sa faim ce qui peut conduire à une prise de poids. Imposer à un enfant de finir son assiette, c'est le détourner de son système de régulation énergétique basé sur les sensations alimentaires (faim, rassasiement, satiété...).

Naturellement les enfants sont très bien régulés, c'est à dire qu'ils sont très à l'écoute de leur sensation alimentaire ce qui leur permet de  faire correspondre parfaitement leur consommation alimentaire à leur besoins nutritionnels.

Si comme moi l'idée de gaspiller de la nourriture vous fais dresser les poils sur les bras, envisager d'autres alternatives comme par exemple servir en plus petites quantités et resservir si l'enfant à encore faim.

Gardez à l'esprit que la prévention de l'obésité passe avant tout par le respect des sensations alimentaires que peuvent être la faim, le rassasiement et la satiété.


Florian SAFFER – diététicien approche comportementale

Diplômé en nutrition de l'enfant - hôpital Trousseau

Par Florian Saffer - diététicien - Bourgoin - Lyon
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Lundi 17 novembre 2008

Le petit déjeuner est un repas qui malheureusement est, chez beaucoup d’enfants, souvent sauté ou souvent trop léger. Pourtant lorsque nos enfants se lèvent le matin leurs organismes ont besoin de faire le plein de carburant pour être en forme toute la journée. Un bon petit déj’ est indispensable, il évite notamment le coup de pompe de 10-11 heures entraînant fatigue, difficulté à se concentrer…

Enfants : l’importance d’un petit déjeuner équilibré
Enfants : l’importance d’un petit déjeuner équilibré
Le manque de temps ou le manque d’appétit sont souvent évoqués pour justifier la frugalité ou l’absence de ce repas.

Quelques astuces permettent de remédier à ça : préparer la table la veille au soir de façon appétissante, acheter à l’enfant des couverts à petit déjeuner colorés et originaux, donner un jus de fruit à jeun pour ouvrir l’appétit, varier le choix des aliments, prévoir un petit laps de temps supplémentaire (se lever 10 minutes plus tôt). Pour l’enfant qui va à l’école, préparer le soir le cartable du lendemain.

Ce repas indispensable pour les enfants (tout comme pour les adultes) doit être avant tout équilibré et doit répondre aux besoins nutritionnels de l’enfant.

Il doit contenir une source de glucides qui va apporter l’énergie nécessaire pour être en forme jusqu’à midi : pain, biscottes, céréales…sont donc les bienvenus. Il est bien sur possible d’ajouter au pain (ou aux biscottes) un peu de beurre qui va apporter, en plus de sa saveur, de la vitamine A (nécessaire à une bonne croissance).

Une quantité raisonnable de confiture, de miel ou de nutella peut également être ajoutée à la tartine.

Les croissants, tresses au chocolat, madeleines et autres brioches dont les enfants raffolent sont des produits très gras et à la fois très sucrés. Ils ne doivent pas être consommés quotidiennement mais en alternance avec des produits de "base" comme le pain ou les biscottes.

Une source de calcium est également primordiale pour assurer une bonne croissance. Comme le déjeuner et le dîner, le petit déjeuner de l’enfant doit comporter un produit laitier : lait, yaourt, fromage blanc, petit suisse…

Le petit déjeuner doit également permettre de réhydrater l’organisme. Une boisson, froide ou chaude, est indispensable à ce titre.

Enfin, il importe de faire le plein de vitamines avec un fruit ou un jus de fruit nature (100% fruits).

Un petit-déjeuner équilibré permet donc à votre enfant d’être en forme toute la matinée ; il permet de plus d’apporter beaucoup de minéraux (calcium, magnésium…) et vitamines (vitamine C, A, D…) indispensables à une croissance harmonieuse.

Par Florian Saffer - diététicien
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Jeudi 15 janvier 2009
J'ai reçu hier un coup de téléphone d'une mère de famille me demandant mon avis. Son jeune fils de 9 ans est en surpoids; cette jeune mère de famille est perdue et ne sais plus quoi faire.

En discutant un peu avec elle, j'ai compris que son garçon mangeait peu aux repas, refusait systématiquement de manger autre chose que des pâtes. La seule boisson consommée est le sirop.
De plus le garçonnet grignotait toute la journée devant la télévision; il se sert lui même au gré de ses envies dans le placard débordant de biscuits, gâteaux, chips...

Il est évident ici que le problème n'est pas d'ordre diététique; de toutes évidences cette mère n'a pas instauré de règles à son enfant. Or, éduquer, c'est avant tout fixer des interdits, mettre des limites. N'oubliez pas que le rôle des parents consiste avant tout à donner de l'amour et des repères aux enfants. La tendance très actuelle "parent-copain" est selon mois néfaste. Souvent j'entends ce discours "vous comprenez, je l'aime tellement que j'ai du mal à le gronder quand il ne m'écoute pas; je ne voudrais pas qu'il pense que je suis méchante". N'oublions pas que l'apprentissage de la frustration est pourtant indispensable; imaginez la vie future d'un enfant qui n'a pas appris à "être frustrer"; quel va être son comportement quand adulte, il devra patienter 20 minutes à la Poste? Comment va-t-il construire sa carrière professionnelle? Comment réagira-t-il face à un refus? Par la colère une colère dirigée vers les autre ou vers soi certainement.

Revenons au cas de cette jeune mère. Il est primordial que celle-ci fixe des règles à la maison. Règles qui devront être respecter sous peine de sanctions adaptée.

Exemples de règles à instaurer à la maison:

- il est interdit de manger en dehors des repas (petit déjeuner, déjeuner, 16h30 et diner).

- il est formellement interdit de se servir dans les placards.
Les placards ne doivent pas être sous clef. C'est bien aux parents d'imposer leur autorités et de sanctionner en cas de non respect des consignes.

- les repas doivent être pris en famille et à table.
Chaque plat prévu doit être au moins goûté systématiquement (pas de forcing pour autant! Le repas doit rester un moment agréable, le forcing va à l'encontre de cette règle). Toute la famille doit prendre le repas au même rythme.

remarque 1: si l'enfant mange peu à un repas il ne faut pas donner d'aliment plus tard. Il attendra le repas suivant ou le gouter.

remarque 2: si l'enfant fait son cinéma à table, ignorez le. Rappelez lui quand même que ce qu'il fait ne sers à rien et ceci sur un ton calme mais ferme.


- C'est au parent de décider du repas, pas à l'enfant. Vous pouvez lui demander son avis et essayer d'inclure des plats qu'il affectionne? N'oubliez pas que l'éducation au goût nécessite de proposer une alimentation variée. Si vous ne faites pas cet effort de diversité et que vous proposez uniquement des préparations appréciées par l'enfant, vous ne lui permettez pas d'élargir sa palette de goût.

- Enfin, donnez l'exemple! Les comportements sont en partie acquis par mimétisme, par reproduction des schémas familiaux. Si votre fiston vous voit grignoter toute la journée il va considérer que manger en dehors des repas est une chose banale.

J'espère ne pas avoir été trop moralisateur, ce n'est pas le but de ce billet. Je veux juste mettre en avant que le bien de nos enfants repose en partie sur le fait que ceci doivent parfois être confronté à la colère et à la frustration, ce qui, je l'entend, n'est pas toujours simple à vivre.
Autre point important, gardez à l'esprit que vos enfants ont également besoin de se sentir aimé et en sécurité. N'hésitez pas à rappeler à votre enfant qu'il est précieux pour vous, à le valoriser quand vous êtes fière de lui, de lui demander ce qu'il ne va pas si vous le sentez perturbé. On pourrait dire qu'éduquer ce n'est pas dresser, c'est en fait donner de l'amour et des règles.

Voici un ouvrage interessant:



Bonne journée à toutes et à tous

cordialement,

Florian SAFFER - diététicien
Spécilaiste des problèmes de poids de l'enfant
Diplômé de l'Hôpital A. Trousseau (Paris)
Par Florian Saffer - diététicien diététicien Bour
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L'auteur

 

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