alimentation de l'enfant

Jeudi 13 octobre 2011 4 13 /10 /Oct /2011 09:31


 

L’obésité est aujourd’hui un problème de santé publique majeur. L’alimentation est aujourd’hui très disponible et accessible, ce qui nous expose à risque accru de surconsommation énergétique. Cet article a pour vocation de mettre en avant des comportements appropriés permettant de ne pas « surmanger ».

L’obésité infantile est aujourd’hui un problème de santé publique majeure dans l’ensemble des pays industrialisés. La France fait partie des pays ayant fait le choix d’opter pour une véritable campagne de prévention,  depuis 2001, le Programme national nutrition santé (P.N.N.S.) a pour objectif d'améliorer la santé des Français en agissant sur l'un de ses déterminants majeurs : la nutrition. L'un des objectifs du P.N.N.S. est d'interrompre l'augmentation du nombre d'enfants et de jeunes en situation de surpoids. 
Nous aborderons dans le présent article les causes et les conséquences de l’obésité mais également un ensemble de recommandations comportementales adéquates pouvant compléter les recommandations nutritionnelles du PNNS.

1 – Obésité, surpoids, une véritable problématique de santé publique

 

 

Nous sommes face à un constat assez inquiétant : 18% des enfants vivant en France ont un poids trop élevé (1). On estime qu’une grande majorité d’entre eux le gardera à l'âge adulte.

 

Ce surpoids n’est pas sans conséquences ; il est clairement établi aujourd’hui que le surpoids augmente le risque de maladies de civilisation comme les maladies cardio-vasculaires ou les cancers.

 

L’épidémie d’obésité que connaît le monde occidental fait même que le diabète de type II, qui autrefois était une pathologie de l’age mûr, gagne de plus en plus de terrain chez les jeunes adultes. Précisons que le diabète se caractérise par une hyperglycémie chronique altérant l’ensemble des vaisseaux de l’organisme augmentant par ce fait le risque de maladies cardio-vasculaires, d’insuffisance rénale ou encore de cécité.

 

D’une manière générale, l’excès de poids a une influence importante sur l’espérance de vie : les individus obèses ayant un indice de masse corporel compris entre 30 et 35 ont une espérance de vie plus courte de 3 ans, et ceux ayant un IMC dépassant 35 connaissent une réduction de leur espérance de vie de 10 ans (2) . Certains travaux laissent même entendre qu’un enfant obèse dès son enfance a une espérance de vie réduite en moyenne de 13 ans.(3)

 

La stigmatisation de l'obésité peut être également à l'origine de troubles graves : être obèse est  un facteur de risque de souffrance psychologique (dépression) notamment chez la femme (4). Une étude américaine a récemment mis en évidence que l’obésité était l’un des principaux facteurs de discrimination au travail.(5)

 

Contenu des complications médicales et psychosociales que peut causer un surpoids, la nécessité de prévenir cette maladie chez nos enfants paraît pressante.

 

2 - Le surpoids : une interaction gène/environnement

 

Nous savons aujourd’hui que l’obésité  est un état physiologique résultant de la rencontre de facteurs génétiques et d’un environnement défavorable.

 

Prendre du poids nécessite donc une susceptibilité génétique, mais celle-ci ne s’exprimera que dans un environnement propice.

 

2-2 Les principaux facteurs environnementaux

 

2-2-1 -le manque d’activité physique.

 

Plus un enfant est sédentaire, plus il  a de risque de développer des problèmes de poids.

Notre confort actuel fait que nous dépensons de moins en moins de calories ; il en est de même pour nos enfants.

 

Le nombre d’études mettant en évidence un lien entre le temps passé devant la télévision ou les jeux vidéo et le risque de prendre du poids est nombreux.(6)

 

2-2  -2 Les excès alimentaires

 

La principale fonction de l’acte alimentaire est de combler la sensation de faim. Manger est avant tout une fonction vitale.

 

Or dans nos sociétés d’abondance nous mangeons souvent bien au-delà de notre faim ou sans avoir faim. Simplement parce que la nourriture est là, accessible : il suffit d’ouvrir le placard de la cuisine ou au pire de se déplacer à la boulangerie au coin de la rue pour pouvoir manger.

 

Aujourd’hui Manger sert autant à calmer notre ennui, à nous occuper, à nous procurer rapidement du plaisir, à nous réconforter qu’à nous nourrir.


Des travaux de neurosciences montrent clairement que lorsque nous mangeons des aliments à palatabilité haute notre cerveau sécrète des quantités élevées de dopamine, le neurotransmetteur du plaisir.(7) Manger du chocolat génère les mêmes effets sur notre cerveau que recevoir un baiser ou se faire masser dans un institut de soin !
La seule différence est que manger ne demande pas de partenaire, ni de gros moyens financiers.

 

Cette explication neurobiologique explique pourquoi certains enfants et adolescents se comportent comme des addicts à la junk food : manger devient pour eux une habitude inscrite dans leur cerveau visant à relever leur niveau de dopamine. Malheureusement cela les conduits à « surmanger »

 

Notons également que la taille de nos portions alimentaires a une influence majeure sur la quantité de nourriture que nous mangeons. Plus les portions que l’on nous sert sont importantes, plus nous mangeons.(8)  Or la taille des portions d’aliments n’a cessé d’augmenter dans les pays industrialisés. A titre informatif, la taille XL des menus de fast-food français correspond à des portions normales aux Etats-Unis. Est-il nécessaire de rappeler que 32% des 2-19 ans sont en surpoids ou obèses dans ce pays ?

 

 

Certains spécialistes de la génétique considèrent que nous ne sommes pas adaptés à cette abondance de calories.

Précisons que nous possédons à 0,02 % près les mêmes gènes que nos aïeuls préhistoriques ; le fait de pouvoir facilement faire des réserves énergétiques (sous forme de graisses) en cas de chasse fructueuse était une nécessité pour pouvoir survivre à de longues pénuries de nourritures.
Nos « gènes préhistoriques » expliquent également l’appétit de nos bambins pour les aliments industriels sucrés, salés et gras. Autrefois, les matières grasses procuraient à nos ancêtres les réserves énergétiques indispensables pour subsister à la famine. En retenant l’eau, le sel leur évitait de se déshydrater trop rapidement. Quant au sucre, il leur permettait de différencier les fruits comestibles des autres.

 

Ces gènes qui nous ont permis pendant des milliers d’année de nous adapter à un environnement hostile constituent une hypothèse cohérente dans la compréhension des mécanismes expliquant l’épidémie de surpoids que connaissent nos sociétés d’abondance.

 

 

3- Adopter de bons comportements

 

La majorité des campagnes de prévention du surpoids chez l’enfant a consisté à assurer la promotion d’aliments à densité énergétique réduite (fruits, légumes…) et à mettre à l’index les aliments à haute densité énergétique (aliments sucrés et/ou gras). (9)


Dans le cadre d’une prévention globale du surpoids, il semble pertinent d’ajouter à ces conseils nutritionnels des recommandations portant sur de bons comportements à adopter.
 

 

3-1 L’importance des rythmes

 

Faire 3 vrais repas et une collation en milieu d’après midi correspond au rythme idéal pour gérer sa faim. Sauter le petit déjeuner ou la collation de 17h augmente fortement le risque d’avoir trop faim au repas suivant et donc de manger trop.


3-2 Fixer des règles

Tout professionnel ou éducateur de santé doit rappeler aux parents que l’acte alimentaire doit être ritualisé et ainsi répondre à des règles bien précises.

 

Voici quelques règles de bases essentielles

 

-          il est interdit de manger en dehors des repas, et ceci même si l’enfant a peu mangé au repas.


- dans la mesure du possible, les repas doivent être pris en famille et à table. Cette ritualisation du repas est fondamentale.


- Chaque plat prévu doit être au moins goûté systématiquement (pas de forcing pour autant! Le repas doit rester un moment agréable, le forcing va à l'encontre de cette règle).

 

- Toute la famille doit prendre le repas au même rythme.


- C'est au parent de décider du repas, pas à l'enfant ou à l’adolescent. Il va de soi que les repas doivent comporter des plats qu’ils affectionnent mais ceux-ci doivent être intégrés à de vrais repas structurés et équilibrés.

 

3-3 Prendre le temps de manger et de déguster

 

 La satiété (le fait de n’avoir plus faim) est une sensation se mettant en place progressivement au cours du repas. Lors d’un repas, le cerveau reçoit un grand nombre d’informations : nerveuses (distension gastrique), hormonales (sécrétion d’hormones par l’intestin) mais aussi sensorielle (baisse du plaisir à manger). Ces mécanismes de régulation ne sont pas instantanés ; il est clairement admis que pour être convenablement rassasié, le temps de repas doit dépasser 20 minutes.


Selon une étude publiée dans le British Medical Journal, manger rapidement et jusqu’à être repu triple le risque de devenir un jour en surpoids ! (10)


Pour arriver à ce temps de repas il est conseillé d’apprendre aux enfants à poser leur fourchette toutes les 3 bouchées, et à mâcher convenablement chaque bouchée.

La restauration scolaire doit également intégrer cet élément. Les rotations nécessaires dans les cantines de type self imposent souvent aux élèves de manger trop vite.

 

Eduquer les enfants à déguster est également fort pertinent.  En se concentrant sur le plaisir à manger, l’enfant prend conscience que lorsque l’on mange un aliment riche comme un gâteau ou du chocolat, le plaisir est intense sur les premières bouchées et diminue ensuite assez rapidement.

 

3-4 Servir des portions adaptées

 

Gardons à l’esprit que des portions d’enfants doivent être inférieures à des portions d’adultes.

 

Le steak de 120g est une portion adaptée à un lycéen de 15 ans mais correspond à une double portion pour un enfant de 6 ans !

 

Les recommandations nutritionnelles à destination de la restauration scolaire (le Groupe d'Etude des Marchés Restauration Collective et Nutrition) préconisent d’ailleurs des grammages adaptés aux différentes tranches d’age.

 

Pour les repas pris à la maison, afin de servir des portions adaptées, il parait pertinent que les parents évaluent la faim de leur enfant. (Comment as-tu faim ?).

 

3-5 Apprendre aux enfants à sortir de table rassasié mais non repu

 

Beaucoup de parents imposent à leurs enfants de systématiquement finir leur assiette.

 

Or cette habitude va à l’encontre du bon sens. En effet, cette consigne habitue l’enfant à manger plus que sa faim ce qui peut conduire à une prise de poids. Imposer à un enfant de finir son assiette, c’est le détourner de son système de régulation énergétique basé sur les sensations alimentaires (faim, rassasiement, satiété).

 

Prenons l’exemple d’un enfant qui devant son assiette de pâtes, dit ne plus avoir faim. Cela signifie qu’il est rassasié pour ce plat. Cela ne signifie pas pour autant qu’il est totalement rassasié, il est possible que cet enfant est encore faim pour un yaourt ou un fruit : au cours d’un repas nous sommes rassasiés plat par plat (on parle de rassasiement sensoriel spécifique) pour ensuite être totalement rassasié en fin de repas (rassasiement global).

 

3-6 Méfiance sur l’alimentation « consolante »

 

Beaucoup de parents ont constaté que les sucreries étaient idéales pour calmer un enfant. Or habituer un enfant à manger pour se calmer n’est pas sans conséquences. Manger risque de devenir pour eux leur seule stratégie de réconfort, ce qui risque de les faire surmanger et donc prendre du poids.

 

Beaucoup d’adolescents mangent pour combler l’ennui ou sous l’effet du stress lié aux études. Manger sous l'influence d’émotions n'a rien d'anormal, c'est un comportement fréquent que nous avons tous tendance à suivre de temps en temps. Le problème survient lorsque les habitudes alimentaires induites par ces émotions prennent le dessus sur une alimentation saine et variée. Il parait de bon sens d’inviter les parents de ces adolescents à les faire réfléchir sur leur conduite alimentaire (Es-tu sur d’avoir vraiment faim ? J’ai l’impression que ces temps tu manges un peu pour te calmer) mais aussi à les aider à trouver d’autres stratégies d’apaisement que la nourriture (sport, activité artistique…).

 

Conclusion

 

Compte tenu de l’étiologie plurielle de l’obésité, il parait probable qu’axer la prévention uniquement sur une problématique nutritionnelle montre ses limites. Aux Etats-Unis, on fait de l'éducation nutritionnelle depuis des dizaines d’années. Les recommandations diététiques sont innombrables. Les obèses aussi ! Le modèle alimentaire Français, très ritualisé (repas à heure fixe, autour d’une table, dans la convivialité…), est un modèle protecteur (11) à préserver.
Il semble très pertinent d’inclure dans la prévention de l’obésité et du surpoids les recommandations comportementales présentées dans le présent article.
Faire attention à sa ligne ce n’est pas uniquement faire attention à ce que l’on mange, c’est également faire attention à comment l’on mange !

 

 

Florian SAFFER - Diététicien
Comportementaliste diplômé
Spécialiste de l'obésité infantile

Références bibliographiques

 

(1) : Étude nationale nutrition santé (ENNS), 2006

 

(2)  Body-mass index and cause-specific mortality in 900 000 adults: collaborative analyses of 57 prospective studies, The Lancet, Early Online Publication, 18 March 2009 

 

(3) Samuel H. Preston, "Deadweight? The Influence of Obesity on Longevity", The New England Journal of Medicine 352, no 11 (2005) : 1135-37.

 

(4) M. Coeuret-Pellicer, M.A. Charles, J.M. Borys, A. Basdevant et le groupe d'études FLVS, « Association between obesity and depressive symptoms in general population », Observatoire des habitudes alimentaires et du poids, 2002.

 

(5) R M Puhl, T Andreyeva and K D Brownell Perceptions of weight discrimination: prevalence and comparison to race and gender discrimination in America International Journal of Obesity advance online publication 4 March 2008; doi: 10.1038/ijo.2008.22

 

(6)  Hancox RJ, Poulton R, Watching television is associated with childhood obesity: but is it clinically important?, International Journal of Obesity, 13 septembre 2005.

(7) Liebman, Bonnie. Why we overeat, Nutrition Action Healthletter, Juillet/août 2009, vol. 36, no 6, pp. 3 à 6

 

(8)  Rolls BJ, Roe LS, Meengs JS, Wall DE. Increasing the portion size of a sandwich increases energy intake. J Am Diet Assoc. 2004; 104: 367-72.

 

(9) Citons notamment le Programme National Nutrition Santé (PNNS)

 

(10) Maruyama,K.,S.Sato,T.Ohira,K.Maeda,H.Noda,Y.Kubota et al.

«The joint impact on being overweight of self reported behaviours of eating quickly and eating until full: cross sectional survey »,British Medical Journal, 21 octobre 2008

 

(11) Claude Fischler Estelle Masson, Manger Français, Européens et Américains face à l’alimentation, Edition Odile Jacob, 10 janvier 2008

Par Florian Saffer diététicien nutritionniste - Publié dans : alimentation de l'enfant - Communauté : Réquilibrage alimentaire
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Samedi 1 octobre 2011 6 01 /10 /Oct /2011 16:43

http://archives-fr.novopress.info/wp-content/uploads/2009/10/Femme-enceinte-Enfant.jpg

Qu'est-ce qu'un perturbateur endocrinien?

Certaines substances utilisées par  les industriels de l'agro-alimentaire se retrouvent dans nos assiettes et agissent dans notre organisme comme des hormones féminines, on parle d’effet oestrogen like.

Parmi les perturbateurs endocriniens les plus connus nous pouvons citer les phtalates, le paraben, le bisphénol A ou encore certains pesticides.

En quoi ces perturbateurs sont-ils dangereux ?

Agissant comme de véritables hormones féminines, les perturbateurs endocriniens sont très nuisibles pendant la période embryonnaire. Ils présentent de nombreux dangers potentiels pour le futur enfant :

-          Mal formation génitale : micropénis, mal formations uro-génitales…

-          Affaiblissement des défenses immunitaires, augmentation du risque d'allergie à l'âge adulte

-          Augmentation du risque de diabète à l’âge adulte

-          Augmentation du risque de surpoids


Certains scientifiques pensent même que ces perturbateurs endocriniens pourraient avoir une toxicité trangénérationnelle, c'est-à-dire que leurs effets toxiques pourraient se transmettre de génération en génération.

Où se trouvent les perturbateurs endocriniens dans notre assiette ?

Les phtalates se trouvent dans beaucoup de plastiques alimentaires. Ils permettent d’obtenir des plastiques mous, flexibles. Ils entrent dans la composition de certaines bouteilles d’eau, du film plastique étirable ou encore des boites plastiques alimentaires. Notons que les phtalates entre dans la composition du PVC

Le bisphénol A quand a lui est présent dans le revêtement interne des boites de conserves en métal (la fameuse résine epoxy) et dans de nombreux emballages alimentaires en plastique.

Enfin certains pesticides très utilisés en agriculture conventionnelle agissent également comme des perturbateurs hormonaux.

Comment limiter simplement votre exposition aux perturbateurs endocriniens pendant votre grossesse?

-          Eviter de réchauffer les aliments au four micro-onde dans un plat en plastique

-          Eviter d’utiliser du film alimentaire étirable (dans tout les cas ne jamais le chauffer)

-          Eviter de mettre de la nourriture dans un sac plastique

-          Eviter d’utiliser des verres et couverts en plastiques. Dans tous les cas ne jamais les chauffer.

-          Eviter l’eau en bouteille (eau minérale, eau de source) ou préférer les bouteilles en verre ou encore l’eau du robinet éventuellement filtrée par une carafe.

-          Dans tout les cas ne jamais boire de l’eau en bouteille ayant été exposé à la chaleur (ex : la bouteille d’eau oubliée dans la voiture en plein mois d’aout).

-          Eviter les aliments en conserve métallique (légumes, poissons, fruits au sirop…). Préférer les légumes en conserve en verre.

-          Eviter les poissons en conserve (préférer les poissons gras frais ou surgelés pour les oméga 3)

-           Consommer avec modération la pâte à tartiner à la noisette industrielle souvent très chargée en phtalates

-          Préférer les fruits et légumes bio moins contaminés en pesticides

-          D’une manière générale, préférer les aliments peu industrialisés

 

phtalate-copie-1.jpg

Florian SAFFER - diététicien

 

Par Florian Saffer diététicien nutritionniste - Publié dans : alimentation de l'enfant - Communauté : Réquilibrage alimentaire
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 15:46

Tout(e) petit(e), il ou elle mangeait de tout avec plaisir. Là, vous ne le/là reconnaissez plus. A 3 ans, 4 ans, 5 ans, votre chérubin boude votre purée de carotte et ne réclame que des pâtes et du riz ! Vous êtes une "bonne maman" ou un "bon papa" et désirez lui assurer un bon équilibre alimentaire... Alors, que faire ?

 

 

La "néophobie alimentaire", c'est normal !

 

 

 

Les spécialistes le disent. A partir de 3/4 ans et jusque vers l'âge de 6/7 ans, l'enfant traverse une période dite de "néophobie alimentaire", marquée par la crainte des aliments nouveaux. "Est-ce la peur d'être transformé par la nourriture qu'il incorpore ? La peur de l'empoisonnement ? On ne le sait pas très bien," explique Nathalie Rigal, psychologue, auteur d'une thèse sur les préférences alimentaires chez l'enfant. Une chose est sûre, c'est que "le petit s'approprie l'aliment en lui donnant une identité". Autrement dit, il suffit de saupoudrer de persil sa purée de pommes de terre habituelle, pour que cela le/la perturbe et qu'il/elle la perçoive comme un aliment nouveau.

 


Deuxième facteur: à partir d'1 an et demi ou 2 ans, l'enfant entre dans la phase du "non". La nourriture peut être un terrain privilégié pour s'affirmer et s'opposer à ses parents. Ne vous étonnez donc pas de le/la voir apprécier les haricots verts à la cantine et les refuser chez vous !

 

 

 

Quelle attitude adopter ?

 

 

 

 - Dédramatisez! Riz, pâtes et pommes de terre sont bons pour sa santé ! Son corps dépense une sacrée énergie; il/elle a besoin d'un gros apport de sucres lents, contenus dans les féculents. Pas question cependant de ne le/la cantonner qu'à un type d'aliment. Proposez-lui de temps en temps, en plus des féculents et sans mélanger, une petite portion de légumes, (pas trop grosse car l'épreuve risque alors d'être insurmontable!). "N'hésitez pas à le lui présenter plusieurs fois, à quelques jours d'intervalle. En moyenne, cinq fois. Car il/elle a besoin de temps pour s'approprier un aliment qu'il/elle ne connaît pas" explique Nathalie Rigal.

 

 

- Demandez-lui de goûter, mais ne le/la forcez pas à manger. Evitez le chantage, le forcing, bref tout ce qui peut alimenter un rapport de force, car vous risquez d'installer un cercle vicieux et de créer un véritable conflit autour de la nourriture. Compensez certains aliments par d'autres. Elle/il ne mange pas de légumes ? Donnez-lui plus de fruits ! Créez une ambiance sympathique autour de la nourriture. Préparez une table accueillante. Laissez-le/la picorer dans votre assiette s'il/elle en a envie. Associez-le/la à la préparation de plats simples : tourner la purée, casser des oeufs, étaler la pâte... Il/elle aura sûrement envie de goûter !

 

- Restez décideur et assumez votre rôle de parent! C’est aux parents de faire les menus, et non à l’enfant. Il est bon de respecter ses goûts, mais il est hors de question de retirer des menus familiaux les aliments rejetés par votre enfant.

 

 

 

 

 

Pour les parents désirant en savoir plus sur le sujet je vous conseille le livre de Nathalie Rigal , psychologue spécialisée dans l'éducation sensorielle

 

" La naissance du goût - comment donner aux enfants le plaisir de manger"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Florian Saffer - diététicien - Publié dans : alimentation de l'enfant
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Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 10:25

 

 

 

Petit livre que je conseille à tous les parents lecteurs du blog.

 

Ultra-pratique, rassurant, truffé de conseils malins, ce grand basique que tout le monde attendait donne aux parents des clefs pour mieux comprendre et appréhender l’alimentation de leur enfant sans tomber dans les clichés et les idées reçues, tout en faisant un gros pied de nez à l'hygiénisme. 120 mots traités sous forme de dico + 30 recettes super-sympas pour faire le tour de l'alimentation de l'enfant.

 

 

 

Par Florian Saffer diététicien nutritionniste - Publié dans : alimentation de l'enfant - Communauté : Réquilibrage alimentaire
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /Sep /2009 11:00

La production et la consommation d’huile de palme, que l’on trouve dans de nombreux produits alimentaires, représentent un vrai danger pour la santé, l’environnement et la faune sauvage. 

L'huile de palme est présente dans un produit sur dix dans les rayons des supermarchés, notamment dans les produits dits industriels (biscuits, chips, brioches…) .


Pourtant sa richesse en acides gras saturés rend l’huile de palme potentiellement mauvaise pour la santé car ses acides gras (les acides palmitiques) sont très athérogènes, c'est à dire qu'ils augmentent le risque de maladies cardiovasculaires. Certains chercheurs estiment même qu'une forte consommation d'acide palmitique augmente le risque de surpoids!

Contrairement aux idées reçues, la surconsommation de graisses saturées que nous faisont en France n'a pas pour origine les aliments d'origine animale comme le fromage, les charcuteries ou le beurre mais bien des aliments industriels contenant de l'huile de palme!

 Extraite des fruits du palmier en Afrique et Asie, l’huile de palme fait face à une demande croissante de la part des industriels. En effet cette matière est très bon marché!

Pour cultiver davantage de palmiers, les arbres sont abattus et laissent place à des plantations de palmiers. Un désastre écologique qui menace à court terme la survie d’espèces animales comme les grands singes d’Asie.

Compte tenu de ses effets sur la santé et de son impact sur l'environnement je vous conseille de limiter votre consommation d'aliment contenant de l'huile de palme.

Concrètement:

- Lisez les étiquettes des goûters et autres aliments destinés à vos enfants! Ces sont souvent ces produits qui sont gorgés d'huile de palme. Faites également attention à la composition de tous les aliments industriels que vous achetez.

- Préférez pour vos enfants et pour vous les aliments simples, limitez les aliments industriels.

exemple de goûter : tartines e pain et miel, yaourt, fruit frais

- Faite attention aux aliments industriels "premier prix", leur faible prix de vente nécessite forcement des matières premières bon marché

- Faites entendre votre mécontentement aux grandes marques utilisant de l'huile de palme dans leur préparation. N'hésitez pas à contacter leurs services consommateurs pour exprimer votre incompréhension!

Gardons tout de même à l'esprit que seul une consommation trop importante d'huile de palme est problématique, il n'y a rien de grave que vos bambins consomment une ou deux fois par semaine des goûters "industriels" mais ces aliments ne doivent pas être la base de leur alimentation!

 Florian SAFFER - diététicien - comportementaliste
Spécialiste de l'enfant et de l'adolescent


Article en lien avec ce billet :

Alimentation de l'enfant : attention au sirop de gluose-fructose

 

 

 

Par Florian Saffer - diététicien diététicien Bour - Publié dans : alimentation de l'enfant - Communauté : Réquilibrage alimentaire
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 10:08
Comment les aider à moins regarder la télé ?

La lutte contre la sédentarité est le meilleur moyen de prévention de l'obésité chez l'enfant. Si le temps de télévision dépasse 4 h par jour, la corpulence des enfants (surtout des filles) augmente, ceci indépendamment de ce qu'ils mangent (souvent sans s'en rendre compte !).

   
Vous ne devez pas démissionner et c'est à vous de contrôler le temps de télévision. Pendant une semaine, notez avec votre enfant le temps passé devant la télévision ; si ce temps dépasse 2 h par jour, demandez-lui de vous écrire une liste des activités à faire à la place de regarder la télé. Regardez cette liste avec lui et commentez là ensemble, ensuite aidez-le à instaurer des nouvelles activités dans son programme journalier (même si ça vous prend du temps à vous !!!). Apprenez-lui à choisir ses programmes pour limiter le temps de 2 à 3 h par jour maximum, il doit devenir un spectateur actif ! Ou pourquoi ne pas décider de faire une journée sans télé par semaine (les idées de jeux ou d'activités seront plus faciles à trouver), ou inviter des petits camarades ! Et n'allumez pas la télévision dès que vous rentrez à la maison, donnez l'exemple !
 
 
Par Florian Saffer - diététicien - Publié dans : alimentation de l'enfant
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 18:47
Les Prix Nobel ne doivent, certes, pas leur génie à la cuisine de leur mère car l'intelligence innée d'un individu ne peut pas être améliorée, même avec l'alimentation la plus appropriée. En revanche, la carence de certaines substances nutritives peut, suivant les circonstances, déboucher  sur l'affectation à long terme de ses capacités.
 Les capacités visuelles et cognitives dépendent avant tout des acides gras poly-insaturés, par exemple l'acide
gras omega-3 DHA. Quelque 60% de l'ensemble des acides gras de la rétine et 40% des acides gras poly-insaturés du cerveau dépendent du DHA.

Si la femme enceinte prépare ses repas avec de l'huile de colza et si, deux ou trois fois par semaine, elle mange du poisson de mer (gras) comme du hareng ou du saumon, l'enfant à naître est convenablement pourvu en DHA. -  voir le billet comment consommer assez d'oméga 3 - Après la naissance, tant le lait maternel que presque toutes les poudres de lait destinées aux nourrissons en contiennent.

Le manque de fer peut aussi provoquer des troubles du développement psychomoteur du nourrisson. Voilà pourquoi une femme enceinte devrait régulièrement contrôler qu'elle est suffisamment pourvue en fer.

L'iode est également très important pour la maturation du cerveau. C'est pourquoi les futures mères devraient assaisonner leurs mets avec du sel iodé et manger régulièrement du poisson de mer.

Enfin, un bon apport en vitamine B9 (folate ou acide folique) est primordial pendant les 6 premiers mois de la grossesse. Cette vitamine est très présente dans les légumes mais aussi dans la levre de bière. La consommation d'une cuillère à soupe de levure de bière par jour est une excellente façon d'apporter cette vitamine.
Par Florian Saffer - diététicien - Bourgoin - Lyon - Publié dans : alimentation de l'enfant - Communauté : Réquilibrage alimentaire
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Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /Mai /2009 09:47

Le fructose est un glucide que l'on trouve dans les fruits, sous forme libre, ou lié au glucose, sous forme de saccharose. Jusqu'à la fin des années 1960, sa consommation était faible, associée à celle de fruits et de miel.


Depuis, il est produit industriellement et incorporé sous forme de sirop de glucose-fructose dans de nombreux produits transformés : biscuits pour enfants, confiture, boissons gazeuses, sodas, crèmes desserts, fruits au sirop, sirop, barres de céréales...

 

Il représente 40 % des sucres ajoutés utilisés en agroalimentaire.

 

Certaines études montrent qu'une surconsommation de ce sirop de glucose-fructose pourrait favoriser la prise de poids en perturbant le bon fonctionnement d'une hormone régulant la prise alimentaire : la leptine.

 

D'autres études mettent en avant que le sirop de glucose-fructose, consommé en trop grande quantité, pourrait augmenter les triglycérides (graisses) dans le sang. Or un taux de triglycérides sanguins trop haut majore le risque de maladies cardio-vasculaires.

 

Les dangers du sirop de glucose-fructose ne sont aujourd'hui qu'hypothétique; d'autres études à venir devraient nous en dire plus sur la "toxicité" liée à une surconsommation de ces aliments.

 

Par précaution que je vous invite à suivre les conseils suivants:


- Limitez la consommation d'aliments contenant du sirop de glucose-fructose,

- Lisez les étiquettes des aliments sucrés (biscuits, sirop...) et orientez-vous (quand c'est possible) vers les aliments ne contenant pas de sirop de glucose-fructose.

 

Le sirop de glucose-fructose est très généralement retrouvé dans les produits "premier prix" mais vous pouvez également avoir de mauvaises surprise en déchiffrant les étiquettes de produits de "marque" .

 

 

Gardez à l'esprit que le sirop de glucose-fructose est avant tout présent dans les aliments industriels destinés aux enfants (biscuits, gâteau...), ces aliments contiennent souvent aussi des graisses "industrielles" comme l'huile de palme aux effets très délétères pour la santé cardio-vasculaire.


Il parait de bon sens de ne pas surconsommer ces aliment;  j'insiste bien sur le terme "surconsommer", c'est finalement un conseil de bon sens applicable à tous les aliments.

 

Dernière réflexion; revenir aux goûters d'autrefois privilégiant les aliments simples mais tout aussi délicieux : tartines de pain beurré, chocolat, laitages, confiture, riz au lait, fruits frais... n'est il pas une partie de la solution? 

Par Florian Saffer - diététicien - Publié dans : alimentation de l'enfant - Communauté : Réquilibrage alimentaire
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Samedi 25 avril 2009 6 25 /04 /Avr /2009 19:35


Enfants internes, enfants externes

Il existe chez les enfants des différences de personnalité dans le domaine de la faim. Les enfants dits internes ont une faim qui obéit aux messages biologiques. Ils mangent en principe quand ils ont faim et s’arrêtent dès la perception de la satiété.


Les enfants dits externes ont une faim qui obéit à d’autres messages : messages sociaux (heure des repas), messages affectifs (pouvoir évocateur de l’aliment plaisir) et parfois même faux messages (anxiété, tristesse, etc.). Chez ces enfants externes, le phénomène de satiété est beaucoup moins net ; il est même parfois absent.
En fait, nous sommes tous un peu externes et un peu internes.

Les enfants obèses sont globalement plutôt externes.

 

L’enfant obèse, la faim et la satiété

L’enfant obèse a une faim qui obéit souvent à autre chose qu’un message biologique simple. Il n’identifie pas parfaitement la sensation de faim et traduit d’autres sensations corporelles, biologiques ou psychologiques en sensation de faim. On dit que l’enfant obèse est externe parce que sa sensation de faim est dépendante de stimulations extérieures.
L’enfant obèse, parce qu’il est externe, a particulièrement besoin de son entourage social puisque c’est cet entourage qui va déterminer la teneur, la durée et la fréquence du repas. L’enfant obèse, parce qu’il est sensible aux messages externes, est particulièrement vulnérable aux messages publicitaires auxquels il répond par un message de faim ou plutôt d’envie de manger.
Pour traiter ces enfants, il faut donc les rendre plus internes, les aider à appréhender la sensation exacte de faim et à mettre des mots plutôt que des aliments sur leurs sensations. L’obésité est aussi une maladie de l’appétit.

Par Florian Saffer - diététicien - Bourgoin - Lyon - Publié dans : alimentation de l'enfant - Communauté : Réquilibrage alimentaire
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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /Jan /2009 12:25
J'ai reçu hier un coup de téléphone d'une mère de famille me demandant mon avis. Son jeune fils de 9 ans est en surpoids; cette jeune mère de famille est perdue et ne sais plus quoi faire.

En discutant un peu avec elle, j'ai compris que son garçon mangeait peu aux repas, refusait systématiquement de manger autre chose que des pâtes. La seule boisson consommée est le sirop.
De plus le garçonnet grignotait toute la journée devant la télévision; il se sert lui même au gré de ses envies dans le placard débordant de biscuits, gâteaux, chips...

Il est évident ici que le problème n'est pas d'ordre diététique; de toutes évidences cette mère n'a pas instauré de règles à son enfant. Or, éduquer, c'est avant tout fixer des interdits, mettre des limites. N'oubliez pas que le rôle des parents consiste avant tout à donner de l'amour et des repères aux enfants. La tendance très actuelle "parent-copain" est selon mois néfaste. Souvent j'entends ce discours "vous comprenez, je l'aime tellement que j'ai du mal à le gronder quand il ne m'écoute pas; je ne voudrais pas qu'il pense que je suis méchante". N'oublions pas que l'apprentissage de la frustration est pourtant indispensable; imaginez la vie future d'un enfant qui n'a pas appris à "être frustrer"; quel va être son comportement quand adulte, il devra patienter 20 minutes à la Poste? Comment va-t-il construire sa carrière professionnelle? Comment réagira-t-il face à un refus? Par la colère une colère dirigée vers les autre ou vers soi certainement.

Revenons au cas de cette jeune mère. Il est primordial que celle-ci fixe des règles à la maison. Règles qui devront être respecter sous peine de sanctions adaptée.

Exemples de règles à instaurer à la maison:

- il est interdit de manger en dehors des repas (petit déjeuner, déjeuner, 16h30 et diner).

- il est formellement interdit de se servir dans les placards.
Les placards ne doivent pas être sous clef. C'est bien aux parents d'imposer leur autorités et de sanctionner en cas de non respect des consignes.

- les repas doivent être pris en famille et à table.
Chaque plat prévu doit être au moins goûté systématiquement (pas de forcing pour autant! Le repas doit rester un moment agréable, le forcing va à l'encontre de cette règle). Toute la famille doit prendre le repas au même rythme.

remarque 1: si l'enfant mange peu à un repas il ne faut pas donner d'aliment plus tard. Il attendra le repas suivant ou le gouter.

remarque 2: si l'enfant fait son cinéma à table, ignorez le. Rappelez lui quand même que ce qu'il fait ne sers à rien et ceci sur un ton calme mais ferme.


- C'est au parent de décider du repas, pas à l'enfant. Vous pouvez lui demander son avis et essayer d'inclure des plats qu'il affectionne? N'oubliez pas que l'éducation au goût nécessite de proposer une alimentation variée. Si vous ne faites pas cet effort de diversité et que vous proposez uniquement des préparations appréciées par l'enfant, vous ne lui permettez pas d'élargir sa palette de goût.

- Enfin, donnez l'exemple! Les comportements sont en partie acquis par mimétisme, par reproduction des schémas familiaux. Si votre fiston vous voit grignoter toute la journée il va considérer que manger en dehors des repas est une chose banale.

J'espère ne pas avoir été trop moralisateur, ce n'est pas le but de ce billet. Je veux juste mettre en avant que le bien de nos enfants repose en partie sur le fait que ceci doivent parfois être confronté à la colère et à la frustration, ce qui, je l'entend, n'est pas toujours simple à vivre.
Autre point important, gardez à l'esprit que vos enfants ont également besoin de se sentir aimé et en sécurité. N'hésitez pas à rappeler à votre enfant qu'il est précieux pour vous, à le valoriser quand vous êtes fière de lui, de lui demander ce qu'il ne va pas si vous le sentez perturbé. On pourrait dire qu'éduquer ce n'est pas dresser, c'est en fait donner de l'amour et des règles.

Voici un ouvrage interessant:



Bonne journée à toutes et à tous

cordialement,

Florian SAFFER - diététicien
Spécilaiste des problèmes de poids de l'enfant
Diplômé de l'Hôpital A. Trousseau (Paris)
Par Florian Saffer - diététicien diététicien Bour - Publié dans : alimentation de l'enfant
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