"Vous n'imaginez pas il suffit que je fasse un seul écart pour prendre un kilo! "
Cette croyance est largement répandue chez les personnes surveillant leur ligne. Ce constat est parfois la cause de découragement de la part de personne suivant un régime. "A quoi bon continuer",
"tous ces efforts pour rien"...
Qu'en est-il réellement? Est-ce possible de prendre un kilo de masse grasse en un repas?
La réponse est non! Prendre un kilo demande un excédent énergétique de 7000 Calories soit l'équivalent de 12 tablettes de chocolat. Or un repas très copieux et très riche apporte au maximum un
excédent de 2000 Calories.
Le lendemain d'un repas riche nous sommes effectivement plus lourd sur la balance mais il ne s'agit pas d'un excédent de graisse. Le kilo gagné sur la balance s'explique par deux phénomènes :
- notre intestin est plus encombré
- nous retenons davantage d'eau (les repas copieux sont souvent associés à un apport élevé en sodium).
Mes petits conseils :
- Ne pas se peser le lendemain d'un excès,
- Dédramatiser les excès isolés. Faire un repas un peu copieux une fois de temps en temps n'est pas un problème.
- Prêter attention à vos sensations corporelles: après un repas riche, la faim est souvent diminuée lors des repas suivants
Qu'est-ce que le mindfulness
(ou méditation par la pleine conscience) ?
La méthode développée par Jon Kabat-Zinn à la Clinique de Réduction du Stress du Centre Médical de l'Université de Massachusetts, aux Etats-Unis, est une
réponse à ce stress de notre vie de tous les jours.
Cette approche favorise une prise de conscience accrue des sensations corporelles, des perceptions, des pensées et des émotions qui se succèdent,
sans intervention des jugements de valeur et des réactions affectives qui les accompagnent habituellement.
La pratique de la « mindfulness » permet de développer une plus grande acceptation de notre expérience immédiate et d'arriver à une meilleure compréhension de
nous-même et de nos réactions coutumières.Les ateliers d'initiation sur Bourgoin
L'atelier s'adresse à tous ceux et à toutes celles qui font face à une situation stressante. (stress lié au travail, aux soucis du quotidien...).
Le mindfulness est une technique simple qui permet de mieux gérer nos émotions et de briser nos schémas toxiques (ex: je suis stressé donc je mange...).
Le prochain atelier sur Bourgoin-Jallieu
Le vendredi 26 Février 2010 à 20h00 - animé par Florian SAFFER
Lieu : Cabinet Diapason
04 Avenue du Mar Leclerc
38300 BOURGOIN-JALLIEU
Inscription par téléphone : 04 74 28 39 98
Prix : 10 euros la séance de 45 minutes à une heure
Bonjour Mr SAFFER, j'adore les oeufs, or mon médecin m'a conseillé de ne pas en abuser car j'ai tendance à avoir un peu de
cholestérol. De plus il me semble que l'oeuf est un aliment gras à consommer avec modération.
Quel est votre avis? Combien d'oeuf puis-je manger par semaine?
Marie-Pierre
Bonjour Marie-Pierre,
L'oeuf est un aliment qui à longtemps été mis à l'index du fait de sa richesse en cholestérol. Beaucoup de médecins déconseillent encore les oeufs à leurs patients ayant une cholestérolémie un
peu haute. Or ce conseil nutritionnel n'a pas de sens : notre taux de cholestérol sanguin n'est que faiblement influencé par le cholestérol de notre assiette. Le cholestérol sanguin étant
majoritairement synthétisé par le foie.
Plusieurs études ont démontré leur innocuité dont une portant sur 110.000 hommes et suggérant que la consommation d'un oeuf par jour n'avait aucune incidence en terme de maladie
cardiovasculaire.
D'autres études ont souligné qu'une alimentation riche en oeufs n'avait que des effets mineurs, voire aucun effet sur le taux decholestérol sanguin.
Il semblerait même que l'apport de cholestérol alimentaire inhibe la synthèse de cholestérol par le foie.
Il serait domage de se priver d'un aliment aussi intéressant que l'oeuf. L'oeuf contient notamment :
- des protéines indispensables à l'entretien des muscles : 2 oeufs peuvent remplacer 100g de viande,
- des acides gras insaturés précieux pour la santé des artères,
- des vitamines en grande quantité : A, B... indispensables aux fonctionnement de l'organisme
- des sels minéraux comme du fer (anti anémique), ou de l' iode...
- des antioxydants comme le sélénium et du coenzyme Q10
On trouve maintenant dans les magasins des oeufs riches en oméga 3 (acide gras protecteur cardiaque). Ces oeufs sont produits par des poules nourries avec des graines de lin. Ces oeufs portent le
label "bleu blanc coeur".
En pratique, l'oeuf peut vraiment être réhabilité dans notre cuisine, il peut remplacer la viande au menu plusieurs fois par semaine et être intégré dans de
nombreuses préparations (quiche, flan de légumes, flan sucré...).
"hier j'ai craqué j'ai mangé toute la soirée jusqu'à ne plus en pouvoir. Je me trouvais moche, grosse, pas
aussi jolie que les autres."
Ce témoignage qui m'a été adressé lors d'un échange avec une amie ne me surprend plus; nous vivons dans une société qui nous impose un idéal de perfection inatteignable, ces modèles nous donnent
le sentiment de ne pas être à la hauteur, d'être inférieur... contribuent nettement à notre sentiment d'insatisfaction corporelle.
De nombreux travaux ont mis en évidence que plus nous passons de temps devant des programmes télévisés mettant en avant des stéréotypes plus notre estime de soi est affecté.
40% des français sont en surpoids, or cette diversité corporelle n'est pas représenté dans les médias. Marianne James, Guy Carlier ou encore Valérie Damidot, il faut bien l'admettre, font figure
d'exception dans le paysage audiovisuel français.
Et que penser de ces émissions dites de télé-réalités? En quoi ces programmes sont-ils le reflet de la "réalité"? Les candidats sont castés (davantage en fonction de leur physique que de leur
culture), les scénarios sont écrits à l'avance...
Avez-vous remarqué que la candidate ayant 3 kilos de plus que les autres candidates est qualifiée de rondelette?
Il n'y a pas de doute ces programmes agissent comme des parasites. Des parasites toxiques qui nous laisse croire que l'extrême beauté et la minceur sont la norme.
Les candidates de l'Ile de la tentation, une
émission de télé réalité de TF1, sont castées. Le critère de sélection : un corps répondant aux stéréotypes de beauté (ventre plat, longues jambes...)
Comprendre que notre insatisfaction provient de se décalage et déjà une façon efficace de réduire l'impact "toxique" de ces programmes de télévision. Avoir conscience que dans la vraie vie la
majorité des femmes ont du gras sur le ventre et un peu de cellulite et que peu d'homme ont le torse de Brad Pitt est d'une importance capitale.
Voici quelques petits exercices permettant de réduire ce sentiment d'insatisfaction corporelle:
- N'essayez pas de fuir votre insatisfaction. Apprenez à "faire avec" et apprenez à admettre que
l'insatisfaction est la norme et que vous ne pouvez pas y échapper. Fuir les miroirs, se réfugier dans la nourriture ou dans une boulimie de travail ne solutionne rien.
- Prenez de la distance par rapport à vos "pensées automatiques toxiques"
Exemple : la prochaine fois qu'une pensée automatique vous envahie l'esprit
("tu es trop ronde" "tu as une trop petite poitrine « tu es nulle"...), dite vous que vous êtes parasités, que ces pensées sont exagérées et que vous seriez certainement moins dur avec une
amie qui aurait le même physique que vous.
L'idée est d'externaliser cette pensée. Concrètement dite vous "te revoilà encore insatisfaite de ton corps" ou "tu es encore en train de penser que tu as des cuisses trop rondes comme à chaque
fois que tu vois une fille mince à la télévision". Le fait d’observer ses pensées et de les externaliser réduit fortement leur impact émotionnel.
Manger sous l'influence de nos émotions n'a rien d'anormal, c'est un comportement fréquent que nous avons tous tendance à suivre de temps en temps. La
nourriture sert de remède contre l'ennui ou la déprime; elle réconforte efficacement lors des moments de détresse.
Le problème survient lorsque les habitudes alimentaires induites par nos émotions prennent le dessus sur une alimentation saine et variée.
Pour certains l’alimentation devient la stratégie de réconfort unique ; une sorte de réponse exclusive à l’ennui, au stress, à la colère…Il n'est pas rare que Manger joue le rôle d'un pansement
émotionnel trop souvent utilisé. Un peu comme si la nourriture étaient utilisée comme une drogue anesthésiante.
Or cette mauvaise utilisation de la nourriture ne solutionne rien et s'oppose même à la régulation naturelle des émotions : manger s'inscrit dans une logique de fuite, or fuir ne solutionne rien;
il est parfois nécessaire de "faire avec" ses peines et ses petits soucis et de les laisser transiter doucement dans notre esprit. Accepter de vivre des expériences heureuses mais aussi
malheureuse fait partie de la vie.
Tous les nutritionnistes du monde sont d'accord sur une chose, la prise de poids est lié à une consommation calorique supérieure
aux besoins de l'organisme.
Pour mincir il existe donc deux solutions :
- manger de la même façon qu'avant mais des' aliments peu caloriques (mais aussi peu goutus): yaourt 0%, viandes blanches, poisson vapeur, légumes sans gras, fruits...
- ou manger moins, c'est à dire manger de tout mais en arrêtant de manger dès que l'organisme envoi les signaux de "stop". Un mangeur à l'écoute de ces signaux peut manger de tout sans grossir, il
s'arrêtera de manger dès que son corps aura reçu suffisamment d'énergie.
Personnellement je préfère travailler avec cette 2eme méthode qui me parait finalement pleine de bon sens, le plaisir de la table est conservé et la frustration est absente.
Pour beaucoup il est difficile de savoir quand arrêter de manger, les signaux sont mal perçus ou la gourmandise fait parfois manger plus que sa faim.
Il faut apprendre à sortir de table dans sa "zone de confort"
La zone de confort, en gros, ce serait l'état dans lequel on se sent bien après avoir mangé : on prend son repas, on mange, et puis on s'arrête parce qu'on n'a plus faim et que l'on n'est pas
encore "trop plein"...
Bref, on ressent un état agréable qui nous situe dans notre "zone de confort". Un état plaisant, un juste équilibre à mi-chemin entre le "pas assez mangé" et le "trop mangé", bref une sensation de
justesse, et avant tout de confort digestif!
Voila les questions qu'il faut se poser au cour d'un repas :
- "si je me ressers (ou si je finis mon assiette) aurai-je encore de la place pour le dessert?"
- "si je me ressers (ou si je finis mon assiette) est ce que je ne serais finalement pas moins bien que maintenant?(ventre trop plein, écoeurement...)"
-"si je me ressers (ou si je finis mon assiette), est ce que je serais toujours dans le plaisir?"
Généralement cette approche permet d'excellents résultats, mais elle demande une remise en question complète du comportement alimentaire du patient. En même temps on ne peut pas mincir sans
modifier sa façon de se comporter face à l'alimentation. La baguette magique amincissante n'existe malheureusement pas...
Quand on parle des «gros» autour d'elle, Nathalie* ne peut pas s'empêcher de tiquer, lassée qu'on traite les obèses comme s'ils étaient coupables de leur handicap
et qu'on dise d'eux qu'ils "coûtent trop cher".
Hier, la jeune femme nous a reçus chez elle. Aide-soignante, elle pèse 84 kilos pour 1 mètre 50. Elle nous accueille pourtant vêtue d'une tenue de sport moulante.
«Je fais beaucoup de tennis et de marche à pied et je suis en parfaite santé!» explique-t-elle, presque par bravade. Nathalie, 27 ans, ne nie pas qu'elle est obèse, mais déteste les clichés
autour des «gros»: «On me voit comme une irresponsable, comme une nulle, presque comme une criminelle! Tous les jours, j'ai droit à des remarques venant de gens que je connais à peine, et qui me
blessent.»
Pas droit au bonheur Ces remarques, elle doit les supporter depuis l'âge de 5 ans. «J'étais déjà en surpoids, à l'époque. Je pense que c'était lié à une situation familiale pénible. Mes
parents s'engueulaient et moi, je me réfugiais dans la nourriture. A l'école, on a commencé à me traiter de grosse vache. Et plus j'avais l'impression qu'on me détestait, plus je mangeais.
Pourtant, je savais bien que ce que je faisais n'était pas bien.» A l'adolescence, rien ne change: «Comme les autres filles, j'avais envie de plaire aux garçons. Mais je voyais qu'ils ne
voulaient pas de moi. Cela renforçait mon mal-être et je mangeais toujours plus.» Désemparés, ses parents l'emmènent chez un médecin qui impose à la jeune fille un régime draconien. «C'était
violent. J'ai perdu 15 kilos en un an, car on m'avait forcée à m'affamer. J'ai tout repris ensuite, parce que je me sentais toujours aussi mal et que l'on ne m'avait pas appris à manger
correctement.» A l'époque, Nathalie ne s'aime pas et se met dans la tête qu'elle n'a pas droit au bonheur: «Mes parents me disaient que si je ne maigrissais pas, je ne trouverais pas de
mari.»
Le bonheur, pourtant, lui tombe dessus à l'âge de 20 ans. «J'ai trouvé l'homme de ma vie, qui est aujourd'hui mon mari. Il est mince, mais il m'a acceptée comme
j'étais. Pour la première fois, je me suis sentie aimée, sereine. J'ai eu mes premières relations sexuelles. Je me suis mise au sport et à manger mieux. Depuis, j'ai complètement cessé de
grossir. Pourtant, je continue de m'autoriser les tartiflettes et les McDo, de temps en temps.» Elle ajoute, fièrement, qu'elle a perdu 4 kilos rien qu'au cours des deux derniers mois.
Mais les humiliations n'ont pas cessé, et elles sont toujours aussi dures à avaler. «Un jour, je mangeais un sandwich dans la rue. Une dame s'est approchée et m'a
dit: «Vous n'avez pas honte? Vous êtes assez grosse comme ça.» Je me sentais tellement mal que j'ai fait une crise en rentrant chez moi.» Même si elle se sent assez solide pour ne pas replonger
complètement, Nathalie sait que son pire ennemi, c'est le mépris des autres. «C'est ça qui nous fait grossir! Ce n'est qu'en se sentant aimé et respecté que l'on peut arriver à moins manger.
Alors, par pitié, si vous voyez une personne en surpoids manger une saucisse, laissez-la tranquille!»
Lorsqu'une distraction extérieure nous mobilise pendant le repas, nous pouvons augmenter de 15 % notre consommation sans nous en rendre compte et sans voir augmenter pour autant notre sensation de
satiété. Plusieurs études montrent que les adultes comme les enfants mangent plus et plus souvent lorsqu'ils prennent leur repas devant la télévision.