Bonjour à toutes et à tous,
je m'appelle Aurélie,j'ai 21 ans et je souffre de troubles du comportements alimentaires depuis 4 ans.Je crois que j'ai vécu quasiment toutes les manifestations possibles de la maladie:crises de boulimie sans vomissements mais avec compensations(sport à outrance,jeûne parfois pendant plusieurs jours),puis anorexie mentale restrictive avec perte totale de l'envie de manger.J'ai ensuite connu une courte période d'hyperphagie pendant laquelle j'avais tout le temps envie de manger et,une fois commencé,je ne m'arrêtais que lorsque j'étais écoeurée avec des maux de ventres terribles et un profond dégoût de moi-même.Pour essayer de reprendre le contrôle,je faisais des journées "liquides"(soupe,jus de fruit) et des journées sans mes aliments interdits donc avec quasiment rien d'autre que laitages,fruits,un peu de viande,ce qui m'amenait à faire d'autres crises puisque la faim me tenaillait allant même jusqu'à m'empêcher de dormir.La dernière évolution de la maladie(mon "allien" comme je l'appelle) a été l'apparition des vommissements,rares au début,ils sont devenus quotidiens et de mai à décembre 2005,je ne supportais plus d'avoir quelque chose dans l'estomac.Je faisais donc des repas pantagrueliques qui pouvaient durer jusqu'à 6h mais comme rien ne "passait",j'ai perdu 16kilos en 4mois pour finir par peser,le 15 novembre 2005, 44 kilos pour 1m76.J'ai du mettre mes études de droit,qui m'intéressaient et que je réussissais,entre parenthèses car le quotidien n'était plus gérable.
J'ai employé des termes techniques et donc forcément impersonnels pour décrire mon parcours mais j'ai vraiment souffert de ma maladie et de ses mutations avec l'impression,à chaque fois que je trouvais un début de solution,que la maladie développait une nouvelle façette et qu'en quelque sorte elle me tenait par le pied pour me taper dans tous les murs,toutes les failles qu'elle trouvait dans mon inconscient.
J'ai vécu des moments d'épuisement,de solitude et de lassitude terribles:vidée physiquement,psychologiquement,avec l'impression que l'engrenage engendré par mon angoisse de grossir et mon manque de confiance finirait par avoir ma peau.
J'ai toujours été lucide sur ma maladie et j'étais suivi pendant cette période par mon généraliste et ma psychiatre.Mon médecin me faisait faire des bilans sanguins(souvent à ma demande car je lui faisait part de mes inquiétudes liées à mes douleurs au ventre,aux dents et à mon amaigrissement) et,à part me prescrire quelques compléments comme du magnésium ou du potassium,il ne s'est pas inquiété outre mesure.Il m'a tout de même envoyé voir un gastroentérologue à l'hôpital suite à une gastro m'ayant fait perdre 2kilos en peu de temps.Celui ci a grimacé en voyant mes bilans sanguins et m'a annoncé qu'une hospitalisation était nécessaire car le manque de potassium risquait de provoquer un arrêt cardiaque.Je suis tombée de haut concernant la gravité de mon état puisque pour mon médecin les prises de sang était bonnes.Je suis rentrée à l'hôpital le 1er décembre,j'ai été alimentée exclusivement par sonde pendant 5 jours.Au bout de 2 jours j'ai eu un déclic et je me suis sentie prête à remanger de tout.Je suis finallement sortie après 1 semaine et je suis rentrée chez moi avec la sonde que j'ai enlevée toute seule le jour de mon anniversaire le 11 décembre.J'ai ressentie très vite les effets de la renutrition:le cerveau plus "clair",de la bonne énergie(et plus celle qui faisait que je ne tenais plus debout que grâce aux nerfs),plus ce froid glacial dans tout le corps qui raisonnait comme l'approche de la mort,plein de temps pour prendre soin de moi... j'ai eu quelques passages à vide:j'ai craqué et vomi 4 ou 5 fois en 1mois mais ce n'était pour moi que des accidents et j'ai repris la lutte pour ma reconstuction à chaque fois avec la même force.
Aujourd'hui,j'ai pèse 56kilos:j'ai repris vite au début car comme je ne buvais plus,mon corps manquait d'eau.mais pour celles ou ceux que la perspecive inquiète,il n'y a pas de souci à se faire car j'ai été moi même étonnée par le fait que ça ne se voit quasiment pas.J'étais extrêmement maigre et je suis aujourd'hui encore très mince et je grossis beaucoup plus difficilement qu'au début,l'objectif fixé avec l'hôpital étant à 59 kilos.
Mon message est donc un message d'espoir et de soutien pour toutes celles et tous ceux qui vivent au quotidien l'enfer de cette maladie et à leur entourage:nous avons tous en nous cette force de vie qui fait qu'un jour on trouve le bout du fil de la pelote qui nous permettra de dénouer les souffrances qui nous ont amené à nous maltraiter de la sorte.N'abandonnez jamais le combat même s'il y a des jours où le desespoir est immense et où le sens de notre vie nous échappe.Aujourd'hui,même si c'est parfois encore difficile et que j'ai toujours besoin de continuer mon travail psychothérapeutique,qui est loin d'être achevé;je commence à me réconcilier petit à petit avec mon corps,à le respecter,le redécouvrir,me redécouvrir et je me sens libre de cette maladie qui m'a enchaînée pendant toutes ces années.Quel plaisir de redécouvrir les goûts,de partager un repas avec les gens qu'on aime,de s'autoriser à avoir faim,d'avoir l'envie et l'énergie de faire plein de choses.
Je finirai juste par un petit poème d'Eluard que je vous envoies à tous avec toute mon affection
"Et par le pouvoir d'un mot je recommencerai ma vie,
je suis né pour te connaître,pour te chanter,
LIBERTE."
..

Beaucoup de personnes souhaitant perdre du poids ou maintenir leur poids s’imposent une alimentation très légère, très restrictive, excluant ou limitant fortement les féculents, le pain, les matières grasses, et les aliments plaisir. Ce comportement de contrôle volontaire de ses prises alimentaires est appelé restriction cognitive.

  

Il en résulte une absence de prise en compte des sensations alimentaires régulatrices que sont la faim et la satiété. Or, on sait que ce sont des signaux essentiels dans la régulation du poids corporel : ils renseignent le sujet sur son état métabolique et lui permettent d’adapter ses apports alimentaires à ses besoins réels. A la longue la restriction cognitive entraine un dérèglement de ces mécanismes naturels de contrôle du poids.

 

 Cet état de privation permanente entraine une hyper réaction des systèmes hormonaux de contrôle du poids  qui vont augmenter la faim, il devient très difficile de lutter, le sujet en restriction cognitive entre dans un état de frustration constante.


En pratique, cet hypercontrôle alimentaire et mental est souvent débordé : il suffit de se laisser tenter par une petite quantité d’aliment interdit pour sombrer corps et âme dans la perte de contrôle et manger sans frein. Puis viennent la culpabilité et le sentiment d’échec et le rétablissement de l’hypercontrôle.

  


 

  
Pour conclure, s’imposer une alimentation très restrictive ne tenant pas compte de la sensation de faim et de satiété et excluant tout aliments plaisir, dans le but de perdre du poids, est voué à l’échec et risque même d’empirer la situation ; l’organisme pert petit à petit sa capacité de contrôle du poids. De plus les frustrations liées aux privations entrainent fréquemment une perte de contrôle associée à une reprise du poids précedement perdu ; bien souvent la privation a été tellement mal vécu par l’organisme que la reprise de poids est supérieure à la perte.


 La restriction cognitive paraît donc être la meilleure solution pour prendre du poids tout en étant dans un état de frustration et d’échec permanent.

 Les suivis nutritionnels proposés par les diététiciens formés aux thérapies comportementales et cognitives permettent de manger de tout et à sa faim évitant ainsi la restriction cognitive.

 


 

Florian Saffer- diététicien - comportementaliste

Voici le lien du site nutrition et obésité.com, vous prouverz sur ce site des conseils pratiques, des techniques de cuisson sans matières grasses, des recettes...

Nutrition-et-obesite.com : obésité obesite nutrition recettes menus surpoids menu recette gastroplastie

 

Retrovez également de nombreux conseils diététiques sur le site www.regime-dietetique.net

 

Voici un article interessant de mon confrère et ami Nicolas Sahuc - diététicien spécialiste des troubles du comportement alimentaire:

consultation et les mannequins

Bien souvent, la consultation diététique est un frein car non remboursée. Il est assez surprenant, (petite enquête personnelle), de compter le budget consacrer aux produits de régime. En moyenne: 50 euros! Ce qui peut représenter deux consultations voire deux chez certains diététiciens. Ce frein n'a plus lieu d'être quand on compare les produits minceurs et la prise en charge nutritionnelle. Seulement on peut se rendre compte de l'influence des publicitaires sur notre comportement. Regarder le nombre de produits ou régime qui existent sur le marché, si l'un d'entre était efficace, il serait seul en vente. Comme les régimes, un nouveau chaque année, car aucun fonctionne sur le long terme. Bref, en conseil prenez une fois un rendez-vous en consultation par an et faîtes vous faire un bilan de votre alimentation. Vaut mieux faire le point une fois par an et ainsi éviter de tomber dans le cercle vicieux des régimes. Seuls les professionnels de la santé peuvent vous aider concernant vos inquiétudes sur le poids et vos carences. En effet, les dictats de la minceur ne rendent pas compte de leur mode de vie et de leurs modes alimentaires. Car ils parlent de "mode alimentaire" comme des défilés de "mode", ils doivent évoluer chaque année pour être sur la vague! Mais lorsque la vague se casse les conséquences sont dramatiques. Une carence en vitamine D à l'adolescence entraîne un déficit osseux se traduisant par un risque d'ostéoporose à l'âge "sénior", par exemple. Or la vitamine D se trouve dans les huiles principalement qui est diabolisée car "c'est de la graisse!!!". La mode a ses effets et une fois la mode ou plus dans le circuit, on laisse le vieux vêtement de côté. Mais dans quel état est-il en fin de vie? Laissons cette vie aux stars devenons des stars nous-mêmes, devenons quelqu'un, affirmons-nous, ayons confiance en nous et non pas aux icônes. Les mannequins, subissent l'influence des journalistes, photographes, designers… qui dictent des règles à leurs convenance, mais sont-ils saints ou sains????? J'aime la mode pourtant mais le vêtement pas le mannequin mais je suis professionnel de santé et surtout humain.

Le blog de Nicolas Sahuc:

Vous retrouver également sur son site une liste d'ouvrages traitant des troubles du comportement alimentaire et de psychologie.

 

http://shcnicodieteticien.spaces.live.com/

 

 

Je suis tombée dans la boulimie à 13 ans, de la façon la plus banale qui soit. J'ai fait un régime pour perdre quelques kilos, puis l'engrenage s'est enclenché. Les privations entraînent des frustrations, lesquelles engendrent des comportements compulsifs de compensation et d'insoutenables crises de voracité. Les régimes m'ont longtemps permis de donner le change, de m'entretenir dans l'illusion d'une victoire sur mon corps: je me mettais à la diète et je maigrissais, certes, mais je reprenais plus que les kilos perdus. Et je recommençais.


Je ne sais pas pour quelles raisons je suis devenue boulimique. Je sais, en revanche, comment je me suis enfoncée dans la maladie: par une sorte de dégoût de mon image, en décalage avec la maigreur omniprésente dans les publicités et les magazines. Je me suis toujours trouvée énorme, même lorsque je ne l'étais pas. Fille de mon époque, soucieuse de plaire, j'ai toujours voulu être fine et jolie, coller à l'image de la beauté que véhiculent les médias. Les magazines féminins ont nourri ma névrose par leurs injonctions contradictoires: mangez, disent-ils, mais ne prenez pas 1 gramme! Que proposent-ils à leurs lectrices? Des rubriques minceur, suivies de recettes de cuisine, le tout illustré par des images de femmes longilignes. Un véritable arsenal pour fabriquer des schizophrènes!

C'est dans ces journaux que j'ai trouvé des régimes draconiens, fantaisistes, contraires à toutes les lois élémentaires de la diététique. Le plus efficace - le plus pernicieux, sûrement - fut le «régime soupe», appelé aussi «régime des cardiologues». Une lectrice disait avoir perdu 8 kilos en une semaine! Le principe, complètement fou, est de manger à volonté un aliment différent chaque jour. Je l'ai fait, dès que je grossissais trop. Pendant une semaine, la première fois, pour perdre 8 kilos, puis deux semaines, pour en éliminer 15, etc. Je ne me suis pas alimentée normalement pendant des années.

Quand je vois les titres des articles qui paraissent dans certains magazines féminins («Comment perdre 4 kilos en huit jours»...), je ne peux m'empêcher de penser que les médias ont leur part de responsabilité dans le développement des troubles du comportement alimentaire chez les jeunes filles... Bien sûr, ils ne sont pas coupables de ma boulimie. Mais ils m'ont donné un mode d'emploi détaillé pour l'entretenir. On commence à s'inquiéter de la progression de l'obésité, et c'est une bonne chose. Ne devrait-on pas s'attaquer aux stéréotypes que nous assène la pub?

Marie-Angèle, étudiante en marketing, 28 ans

Propos recueillis par Eric Marquis

Paru dans L'Express du 29/11/2004

LE JUS DE CANNEBERGE   (cranberry) 

ANTIOXYDANT PROTECTEUR

Apprécié depuis des siècles par les Indiens et les tribus antiques de l'hémisphère nord.Il était utilisé par les équipages lors des longues traversées maritimes afin de les protéger du scorbut et des infections gastriques très fréquentes à cette époque. Consignées dans les journaux de bord de l'époque, les vertus de la canneberge (vaccinium macrocarpon) étaient déja bien connues. 

Riche en antioxydants:

Sur l’échelle des antioxydants la canneberge obtient un taux de 1750 unités d’ORAC (Oxygen Radical Absorbance Capacity) pour 100 g. En comparaison le kiwi qui est un fruit très riche en atioxydants en obtient un taux 602.

 

 


Ces vertus:

De nombreuses études ont démontré que le jus de canneberge (ou cranberry) permettait de réduire les infections urinaires et les cystites dues à l'escherichia coli (la bactérie la plus souvent incriminée).

 


Consommer un verre de jus de canneberge quotidiennement (le matin par exemple) peut être intéressant pour les hommes et les femmes sujets aux infections urinaires à répétitions.

En France, plus de 1,3 millions de personnes sont atteintes de Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age (DMLA), une affection oculaire invalidante privant celui qui en souffre de sa vision centrale.

Elle empêche ainsi de lire, conduire, regarder la télévision.

La DMLA est favorisée par divers facteurs : l’hérédité, le tabagisme, l’exposition excessive au soleil, les facteurs alimentaires…

C’est pourquoi l’alimentation est utile pour la prévention de cette maladie.

 

Les composants des aliments agissent de plusieurs façons :

  • Les acides gras Oméga 3 se retrouvent dans les petits bâtonnets de la rétine et permettent leur renouvellement et leur bon fonctionnement pour la vision.
  • Les pigments caroténoïdes des aliments s’incorporent dans la zone centrale de la rétine et jouent un rôle de filtre solaire.
  • Les micronutriments et anti-oxydants empêchent les réactions d’oxydation qui conduisent à l’altération des cellules de la rétine.

 

Quelques règles alimentaires simples sont donc à mettre en place au quotidien :

  • Favoriser l’utilisation d’huile de Colza, d’huile d’Olive mais aussi de Noix et Noisettes, de part leur richesse en Oméga 3. Pensez aussi aux poissons gras tels que Hareng, Saumon, Maquereau, Sardine…2 à 3 fois par semaine.
  • Consommer des légumes riches en lutéine et zéaxanthine qui sont des pigments caroténoïdes : chou, épinards, courgettes, céleri, haricots verts, laitue, chou de Bruxelles…
  • Consommer des aliments riches en Vitamine C tels que orange, cassis, goyave, fraises, groseilles, kiwi, pamplemousse, chou rouge, poivron, tomates, brocolis…
  • Consommer des aliments riches en Vitamine E tels que les fruits oléagineux (amandes, pistaches, noix, noisettes...)
  • Penser également aux aliments riches en Zinc qui a un rôle important dans la prévention de la DMLA : légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots blancs..), le pain complet, les huîtres, les coquillages…

 

Il est donc important de varier son alimentation au mieux pour la prévention de la DMLA.

 

A VOUS DE JOUER !!

me consulter


Maison des consultants
60 avenue du MEDIPOLE
38300 Bourgoin
04 74 28 39 98

 

Le DVD

kilos

A lire absolument













Maigrir sans régime
JP Zermati













La naissance du goût
Natalie Rigal
 

    









Je mange donc je suis
     G Apfeldorfer













La diététique du cerveau
JM Bourre

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés