un article très intéressant diffusé sur lanutrition.fr
http://www.lanutrition.fr/les-news/comment-les-medias-nous-font-grossir.html
Dans un monde où l'information est disponible partout, tout le temps, il est légitime de se demander quels impacts peuvent avoir ces nouvelles conditions de vie sur notre comportement ? Vous faîtes les courses, que voyez-vous ? De la nourriture. Vous regardez la télévision, c'est la publicité, que voyez-vous ? De la nourriture. Vous conduisez en voiture et vous croisez des panneaux publicitaires, que voyez-vous ? De la nourriture.
Vision de la nourriture et appétit
Voir de la nourriture augmente-t-il l'appétit? Les chercheurs ont souhaité répondre scientifiquement à cette question. Pour y parvenir ils se sont focalisés sur
la valeur d'une hormone produite chez l'homme et dont le rôle est de réguler la faim, la ghréline. Cette dernière augmente avant les repas et diminue après.
Des chercheurs de l'institut Max Planck en Allemagne ont recruté 8 jeunes adultes masculins en bonne santé et leur ont fait prendre un petit déjeuner à 8h30 puis
un repas à 12h00. Dans une première session, ils leur ont présenté, entre 10h30 et 10h45 des images sans rapport avec la nourriture. Une semaine plus tard, pour une deuxième session, ils leur
ont montré des images de produits alimentaires. Parallèlement ils ont mesuré leur taux de ghréline toutes les 15 minutes.
Résultat : comparativement à la session ayant présenté des images neutres, les images de nourriture ont augmenté significativement le niveau de ghréline. Les participants ont eu plus d'appétit. Cette étude est la première à montrer que la ghréline est influencée par le signal visuel. On comprend ainsi mieux pourquoi le fait de passer trop de temps devant la télévision ou dans une cuisine est potentiellement néfaste pour la régulation de notre poids : cette stimulation excessive dérègle notre appétit.
Appétit et sommeil
Si les médias nous confrontent constamment à des images alimentaires ils ont aussi un autre défaut. Nous passons énormément de temps devant nos écrans (télévision, ordinateurs), en particulier le soir, après le travail. Un moment de détente mais qui peut parfois se prolonger tardivement dans la soirée. Conséquence ? Il est clairement établi que la population subit un déficit de sommeil chronique. En 50 ans, notre temps de sommeil moyen est passé de 8h30 par jour à 7h30. Et même si les grasses matinées du week-end nous aident à mieux récupérer nerveusement, il n'est pas dit qu'elles puissent tout compenser.
Cette fois des chercheurs Suédois ont voulu examiner l'effet du manque de sommeil sur l'appétit. Pour cela ils ont utilisé la même méthode que les chercheurs Allemands : 12 jeunes adultes en bonne santé ont été suivis après une nuit de sommeil complète ou, dans un deuxième temps, après une nuit blanche. Le lendemain matin ils ont subi un IRM du cerveau ayant pour but d'examiner les éventuelles modifications des zones régulant l'appétit. Après avoir constaté qu'il n'existait pas de différence pour différents paramètres comme le taux de sucre dans le sang, la conclusion des chercheurs est très claire : "Après une nuit complète sans sommeil, l'IRM montre un haut degré d'activation dans une zone du cerveau impliquée dans le désir de manger. Sachant que le manque de sommeil est un problème croissant dans nos sociétés nos résultats peuvent expliquer pourquoi les personnes qui ont de mauvais rythmes de sommeil ont plus de tendance à prendre du poids. Il semble donc important de dormir au moins 8h par nuit."
Autre conséquence du manque de sommeil, le métabolisme de tous les sujets était ralenti après la nuit sans sommeil. C'est-à-dire que leur dépense calorique au
repos était plus faible. Un facteur de plus qui contribue à faire prendre du poids. Enfin, plusieurs études ont établi que les nuits courtes réduisent le niveau de plusieurs hormones
"brûle-graisse" comme la testostérone et l'hormone de croissance.
Conclusion
Alors quoi faire ? L'hibernation ne semble pas la meilleure méthode pour concilier régime et vie sociale mais il en existe une autre encore plus simple : le soir, éteignez votre ordinateur et la télévision un peu plus tôt. Vous serez ainsi moins assujetti à des stimuli alimentaires visuels et moins stimulé, ce qui facilitera un endormissement plus précoce et un temps de sommeil plus adapté. Ce vieux machin qui traîne dans votre bibliothèque, oui, le livre, est un excellent moyen de terminer sa journée en toute quiétude.
Références: Schüssler P, Kluge M, Yassouridis A, Dresler M, Uhr M, Steiger A. Ghrelin Levels Increase After Pictures Showing Food. Obesity (Silver Spring). 2012 Jan 12.
Benedict C, Brooks SJ, O'Daly OG, Almèn MS, Morell A, Aberg K, Gingnell M, Schultes B, Hallschmid M, Broman JE, Larsson EM, Schiöth HB. Acute Sleep
Deprivation Enhances the Brain's Response to Hedonic Food Stimuli: An fMRI Study. J Clin Endocrinol Metab. 2012 Jan 18.
voici un article du Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids.
Bonne lecture
Les études scientifiques démontrant l'inefficacité sur le moyen et le long terme des diètes protéinées ? Les études montrant les effets délétères des régimes amaigrissants, qui engendrent ou aggravent les troubles du comportement alimentaire, qui entraînent dépression et perte de l'estime de soi ? Le rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de 2010, qui fait une synthèse de l'état des connaissances en ce qui concerne l'efficacité et la dangerosité des régimes amaigrissants ? Ce ne sont là que les avis d'esprits chagrins, qui n'auraient rien compris au "régime Dukan".
Silence assourdissant
La méthode Dukan est assurément un succès. Un succès sur le plan des ventes de livres, un succès médiatique. Mais cela ne nous paraît pas suffire pour la valider
scientifiquement et permettre à son auteur de recruter des adeptes au sein du monde médical. Il nous semble donc que c'est peu demander d'exiger des autorités médicales qu'elles ne cautionnent
pas de telles méthodes. Or, leur silence assourdissant ne constitue-t-il pas une forme d'approbation ?
Le problème, avec les régimes amaigrissants, se situe dans l'hiatus entre les résultats à court terme et ceux à moyen et à long terme. Une perte de poids rapide ne
signifie pas que la méthode soit recommandable aux personnes en difficulté avec leur poids et leur comportement alimentaire. Car, en tant que médecins, ce qui doit nous préoccuper au premier
chef, c'est l'évolution du poids et sa stabilité sur le long terme.
Les connaissances en matière de génétique et d'épigénétique de l'obésité, de régulation de la masse grasse et de contrôle du comportement alimentaire ont
considérablement avancé ces dernières décennies. On sait que les mécanismes neurophysiologiques de contrôle de la prise alimentaire sont ainsi faits que les pertes de poids brutales sont ensuite
compensées par des frénésies alimentaires, des boulimies, incontrôlables dans l'immense majorité de cas, et qui conduisent à reprendre le poids perdu, souvent avec un supplément.
L'obésité est plus que jamais assimilée à la laideur et à une carence de la volonté. Ceux qui sont gros le sont par leur faute et deviennent de mauvais citoyens,
des délinquants alimentaires et des laissés-pour-compte. Ajoutons à cela la nécessité impérative d'apparaître belle, beau, jeune, tout de suite, la préférence donnée au court terme, et nous
obtenons le franc succès de la méthode Dukan.
En tant que médecins et professionnels de santé, nous demandons que le corps médical, par l'intermédiaire des instances qui le représentent, prenne une position claire face aux bonimenteurs. Car qui ne dit mot consent.
Avez-vous parfois l'impression que votre rapport à la nourriture ressemble parfois à un bras de fer?
D'un côté la tête qui impose le contrôle ("ne mange pas" , "tiens jusqu'au dîner"...) et de l'autre le corps qui demande à être nourri (de nutriments mais aussi de plasir).
Qui gagne le plus souvent ce bras de fer?
N'êtes-vous pas épuisé de lutter?
Pensez-vous qu'il soit possible de gérer votre alimentation et votre poids en luttant?
Voyez-vous une alternative à cette lutte?
N'hésitez pas à réagir à ce billet.
Très bonne journée.
Pour beaucoup de mes patients les fêtes de fin d’année sont un stress majeur.
Beaucoup imaginent que leur poids va s’envoler. Ces repas qui sont censés être des bons moments peuvent être gâchés par cette appréhension.
Mon rôle de professionnel de santé est d’être rassurant et de tout faire pour que ces repas restent synonymes de convivialité et de plaisir.
Il est important de savoir que lorsque l’organisme se retrouve en situation de surconsommation d’énergie, comme c’est le cas pendant les fêtes de fin d’année, les centres de la faim sont informés
qu’un surplus l’énergie a été stocké (graisse).
Ces centres de la faim vont donc enclencher des mécanismes de régulations : concrètement les jours suivant des excès la faim est fortement diminuée et notre appétit se tourne vers des
aliments moins caloriques (légumes, laitages…). Cette régulation permet de perdre rapidement les éventuels kilos stockés pendant les fêtes. Rassurant n’est-ce pas ?
Toutefois cette régulation ne peut fonctionner que dans un cadre propice. En effet il n’est pas rare que les excès de noël jouent les prolongations sur tout le mois de janvier.
Voici quelques astuces permettant de créer ce cadre propice :
voici un exercice qui se trouve dans mon DVD de self
help qui sera disponible dès le mois de janvier.
Il s'agit de l'exercice d'introduction qui vise à observer ce qui se passe en soi lorsque nous sommes dans le sens de ce qui est bon pour nous.
Exercice :
Lisez les mots suivants et concentrez-vous sur votre ressenti et vos sensations corporelles.
- Bienveillance
- Valeurs
- Compassion
- Vitalité
- Acceptation
- Choisir
Qu’avez-vous ressenti dans votre corps (comment étaient vos épaules, vos poings, qu’avez-vous ressenti dans votre abdomen, quel est votre ressenti général
?...)
je vous invite à exposer vos réponses. Très bon week end
Les personnes faisant un régime mangent plus en cas de stress
Nous sommes tous confrontés au stress, que ça soit dans notre vie de famille, dans notre travail, à cause des finances qui battent de l'aile... bref le stress fait parti intégrante de notre
société où tout va vite (trop vite?).
Ce stress est une réponse naturelle à une agresion, il ne pose pas de problème à condition d'être bien géré. Il semblerait que les régimes entraineraient une
réponse inadaptée au stress.
Des études ont démontré à plusieurs reprises que les personnes au régime avaient tendance à manger davantage en réponse au stress, alors que celles qui ne surveillent pas leur alimentation mangeaient moins.
Selon le Dr Paul Lattimore, spécialiste du comportement alimentaire à la Liverpool John Moores University, “ les sujets au régime consacrent une énergie considérable à
contrôler leurs tendances biologiques, si bien qu’ils disposent de ressources limitées pour faire face au stress quotidien. Lorsqu’ils sont stressés, ils perdent le contrôle et s’ils ont accès à
de la nourriture, ils mangent. Il faut savoir aussi qu’ils sont tellement habitués à contrer leurs signaux biologiques qu’ils ignorent ou interprètent de manière erronée les signaux de fuite ou
de combat de leur organisme. "
Une autre étude récente de grande envergure menée en Finlande révèle que l’indice de masse corporelle (mesure du poids par rapport à la taille) est plus élevé chez les
sujets stressés.
En gros le stress fait grossir en faisant manger plus et en mettant l'organisme en mode "économie", ainsi, les
prises alimentaires liée au stress contrecarre constamment les tentatives de contrôle du poids de certaines personnes
Que pouvons-nous faire ?
Le mérite de cet article est de mettre en évidence le danger des régimes sur la consommation d'aliments gras et sucrés en cas de stress. Il me vient à l'esprit plusieurs
remarques:
- Il est donc important de ne rien s'interdire et de respecter ses signaux de faim et ses envies; la perte de ces signaux entrainant une
aggravation des grignotages,
- il n'est pas catastrophique de manger pour se calmer, à condition d'envisager d'autres "réponses" au stress (appeler un ami, prendre un
bain...) et de ne pas avoir recours exclusivement à la nourriture quand ça ne va pas,
- il est important de tirer un maximum de plaisir de ses "aliments réconfortants" en prenant le temps de les déguster, ce qui évite d'en
manger trop,
- il est indispensable de travailler sur les causes du stress (ne serait il pas judicieux de me reposer un peu?), et sur l'analyse des pensées automatiques négatives qu'engendre le stress ("je suis nul", "je n'y arriverai jamais", "tout le monde m'en veux"...) et d'apprendre à prendre du recul avec ces pensées.
Bonne journée à toutes et à tous
Florian SAFFER - diététicien - nutritionniste
Comportementaliste DU
Formé à la thérapie d'acceptation et d'engagement
Petit plat sympa que j'ai eu le plaisir de découvrir aujourd'hui.
La « soupe aux pois jaunes » est un plat traditionnel de la cuisine canadienne française.
La version la plus authentique de la soupe aux pois québécoise serait faite avec des pois jaunes entiers, du porc salé et des herbes. Après cuisson, le porc est généralement haché et remis dans la soupe, ou parfois tranché finement et servi séparément...
Autrefois, ce plat était si fréquemment présent sur les tables québécoises que plusieurs canadiens-anglais utilisaient le terme "Pea soup" pour désigner péjorativement les Québécois.
La recette :
Pour 6 personnes.
1 lb (2 tasses 1/4 ou 500 ml) de pois jaunes entiers de BCP
2 oignons moyens hachés
1 grosse tige de céleri hachée
4 gousses d’ail écrasées
2 carottes moyennes râpées
1 feuille de laurier
1/4 de tasse de sauge fraîche hachée *
1/4 de tasse de persil frais haché
6 tranches de lard
1 cuillère à café de sel
8 tasses (1,8 litre) d’eau
* Ou de la sauge séchée, environ 1 cuillère à soupe.
Rincer et égoutter les pois. Les mettre dans un faitout avec l’eau et la feuille de laurier.
Porter à ébullition et laisser mijoter pendant 2 heures 1/2 à 3 heures, jusqu’à ce que les pois soient bien cuits et se défassent en purée, en ajoutant de l’eau au
besoin. (La durée de cuisson sera réduite si on fait tremper les pois; voir Conseils pour la cuisson des pois secs.)
Ajouter les carottes, la sauge et le persil et laisser encore mijoter.
Faire frire les tranches de lard dans un poêlon jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées.
Les retirer du poêlon et y faire revenir l’oignon, le céleri et l’ail sans laisser dorer.
Verser le tout dans la soupe.
Saler et poivrer au goût.
Laisser cuire 1/2 heure de plus et servir garni du lard émietté.
D'un peu de vue nutritionnel cette soupe est extrèmement intéressante, en effet la consommation de légumes secs, comme les pois, est à encourager, cette famille d'aliments est bourrée d'intérets nutritionnels : protéines, glucides à absorption lente, magnésium, fer, fibres.
Bon appétit
« Je vous assure je mange très peu pourtant je n'arrive pas à perdre du poids ! »
Beaucoup de mes confrères face à cette affirmation considèrent leurs patients comme des menteurs omettant de signaler leur grignotages multiples. Bien qu'il soit
effectivement fréquent de sous estimer ses apports énergétiques, pour un grand nombre de mes patients la résistance à l'amaigrissement est une réalité.
Comment expliquer cette résistance?
La première piste à explorer est le fait que le poids n'est pas un facteur toujours modifiable.
Certaines personnes sont naturellement rondes, comme d'autres sont naturellement grandes ou naturellement blondes (oui oui ça existe). Si vous avez toujours été en
surpoids et que les régimes se sont toujours soldés par des échecs, la solution consiste peut-être à apprendre à accepter son corps tel qu'il est.
voir l'article :l'insatisfaction corporelle, combat ou acceptation?
On peut observer également qu'après une prise de poids importante la perte de poids devient difficile, tout se passe comme si notre organisme "défendait" ce nouveau poids.
La seconde piste à explorer consiste à identifier les freins émotionnels et psychologiques
Prenons l'exemple du stress: un stress répété génère de nombreuses perturbations métaboliques comme par exemple une production accrue de cortisol, qui est
une hormone favorisant le stockage des graisses.
Dans ce cas des techniques de relaxations (méditation, cohérence cardiaque...) peuvent être très efficaces.
voir l'article :la cohérence cardiaque pour aider à mincir
Autre exemple, les émotions induites par la restriction. Le fait de vouloir contrôler son poids impose de restreindre ses apports alimentaires. Lorsque cette restriction ne permet plus de satisfaire la faim, les tensions s'accumulent et les pensées autour de l'alimentation augmentent. D'un côté le corps réclame à manger, de l'autre la tête contrôle la prise alimentaire. Ce bras de fer tête/corps conduit souvent à une augmentation de l'impulsivité alimentaire et des pertes de contrôle (crise de nourriture, grignotage...).
De plus le fait de s'interdire catégoriquement un aliment à tendance à long terme à augmenter l'envie de cet aliment ce qui vient majorer le conflit tête/corps.
Il convient donc de ne pas entrer dans ce conflit tête/corps en respectant les besoins de son organisme.
J'explique d'ailleurs à mes patients que l'objectif lorsque l'on souhaite perdre du poids n'est pas de se frustrer mais de se modérer.
voir l'article :attention à la restriction cognitive
La troisième piste à explorer consiste à identifier les freins physiologiques.
Certaines pré-carences nutritionnelles peuvent rendre l'organisme résistant à la perte de poids.
Autre facteur physiologique pouvant générer une résistance à l'amincissement : la carence en sommeil.
Il est aujourd'hui admis qu'un sommeil de mauvaise qualité génère une perturbation de la synthèse des hormones régulant la faim. Lorsque le sommeil n'est pas réparateur les sensations de faim
sont majorées.
De plus le manque de sommeil génère à long terme une intolérance aux glucides (ou prédiabète) expliquant également la résistance à la perte de poids.
Dans ce cas mon approche consiste à proposer à mon patient un travail comportemental associé à un traitement phytothérapique (plantes médicinales).
Florian SAFFER
Diététicien-Nutritionniste
Comportementaliste DU
Beaucoup de mes patients mangeant sous l’impact de leurs émotions m’évoquent les ruminations comme une partie majeure de la problématique.
Le ruminant est toujours dans le passé. Il répète indéfiniment les mêmes pensées destructrices
(« pourquoi ai-je fait cela ? » « si seulement les choses avaient été différentes »…). Le ruminant utilise toujours les mêmes mauvais réflexes : face à des difficultés,
les ressasser encore et encore, au lieu de les résoudre (même partiellement) ou de les tolérer en continuant à avancer dans la vie.
Comme le précise le docteur Christophe André, en cas de rumination, la solution ne viendra pas de l’esprit (ex : penser à autre chose ou encore
essayer de ne pas penser) mais de l’action : aller marcher, parler à un proche. Le psychiatre ajoute même que la rumination est aggravée par la solitude et l’immobilité.
Autre piste intéressante pour ne plus se laisser dominer par les ruminations : la méditation en
pleine conscience. Cette forme de méditation vise à développer la capacité à s’ancrer dans le moment présent. Un exercice simple peut consister par exemple à observer plusieurs fois par jour sa
respiration. Lors de cet exercice l’esprit va naturellement vagabonder, le but de l’exercice sera alors d’essayer de ramener son attention sur les sensations associées à la respiration. La
méditation permet également d’apprendre à « faire avec » l’inconfort plutôt que d’essayer de le faire disparaitre (les ruminations ne sont-elles pas une solution de faire disparaitre
l’inconfort émotionnel ?).
Pour conclure, l’inconfort émotionnel associé aux ruminations nous plonge parfois dans l’inaction et nous détourne de ce qui important pour nous (ami, loisir…). Les solutions pour avancer sont doubles : investir de l’énergie dans l’action et développer la pleine conscience du moment présent.
Lecture conseillée